Pourquoi ne pas avoir lancé un e-shop traditionnel ?
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Pourquoi ne pas avoir lancé un e-shop traditionnel ?On y avait réfléchi. Tout le monde s'y met, et beaucoup des marques que nous proposons donnent la possibilité d'acheter online. Ça ne servait à rien d'aller combattre ce genre de grosses machines. Cela serait à contre-courant de ce que nous faisons ici. Notre idée, c'est de faire vivre De Greef, sur Internet, comme une expérience. Ce n'est pas un e-shop conventionnel car la finalité n'est pas l'achat sur le Web. On y expose tous les modèles que nous vendons, les griffes avec lesquelles nous travaillons, les prix et des fiches techniques que nous avons rédigées. Mais la navigation se termine par une demande de rendez-vous ou par une prise de contact. Ce n'est pas une boutique en ligne, mais un genre d'e-expérience de notre maison. Avec ce site, vous visez une nouvelle clientèle ?Beaucoup de gens nous voient comme des fabricants de haute joaillerie, alors qu'on fait aussi des alliances, des solitaires et des articles à budget réduit. Notre réputation et notre ancienneté font parfois peur. Ici, clairement, on s'adresse à des navigateurs beaucoup plus jeunes, qui ont l'habitude de faire tout avec leur téléphone. C'est une manière de changer l'image de De Greef ?On a commencé, il y a trois ans, un travail sur l'identité. On a fait une sorte de psychanalyse de la maison, qui existe depuis 170 ans. Il était temps de remettre un coup de frais. On s'est remis en question par rapport à la direction artistique, aux écrins, aux bijoux, à la communication... Et il est évident que le site était quelque chose que nous devions faire depuis longtemps. Quels sont les projets pour la suite ?Le site, c'était un peu comme une deuxième mue. Il y en aura encore une troisième qui va venir à la fin de l'année, mais je ne peux pas encore trop en parler... On va essayer de pousser l'expérience client physiquement et virtuellement. Notre second magazine en ligne va aussi sortir d'ici peu. On y parle de marques, d'endroits où on aime manger, etc. Et puis il y a également un gros chantier prévu en ce qui concerne la communication sur les réseaux sociaux via Instagram et Facebook.