La mode est donc entrée au musée - et dans l'échelle de fréquentation, toutes proportions gardées, elle bat des records, car, contrairement à l'art contemporain, elle est moins intimidante. Surtout si, ainsi exposée, elle fuit l'illustration pédagogique aux relents de naphtaline, qu'elle repousse les limites de l'exercice et offre différents niveaux de lecture - le bonheur est alors de prendre conscience des liens inextricables qui existent entre cette discipline et le monde qui l'entoure, de pallier l'éphémère lié aux saisons, de voir de tout près l'incroyable savoir-faire et de toucher du doigt ou presque le génie et l'avant-gardisme. Or, quand il s'agit de mode belge, personne ne niera qu'on en est à ce stade-là, sans chauvinisme malsain.
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