Nondidju, mais nondidju. Qu'est-ce qu'il n'a pas fallu lire, ces dernières semaines. J'ai cent fois eu envie de m'arracher les globes oculaires et de les mâchouiller pour échapper aux horreurs qui ont été écrites autour de #balancetonporc et de #metoo.
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Nondidju, mais nondidju. Qu'est-ce qu'il n'a pas fallu lire, ces dernières semaines. J'ai cent fois eu envie de m'arracher les globes oculaires et de les mâchouiller pour échapper aux horreurs qui ont été écrites autour de #balancetonporc et de #metoo. Top 6 des réactions qui m'ont fait hoqueter. " Et un hashtag #balancetonmecsupercool pour mettre en valeur les hommes qui ne se conduisent pas comme des porcs ? " Mais oui, bien sûr. Et un cupcake gratuit pour tous ceux qui n'ont violé personne, aussi ? Dans mon monde à moi, un mec super cool écoute les femmes qui racontent les violences et humiliations subies, il n'essaie pas qu'on lui donne une gommette verte pour s'être comporté NORMALEMENT. " Les bourreaux sont aussi des victimes de leurs dépassements. " Les pauvres chatons. J'irai leur apporter des oranges en prison. Oui, je sais aussi me montrer charitable. " Certaines femmes essaient de faire le buzz avec leur viol. " On estime qu'en Belgique, il y a cent victimes de viol. Chaque jour. Je leur présente mes excuses pour leur avoir fait lire ce commentaire ignoble. " C'est une chasse aux sorcières ! " Non, c'est une foire aux agresseurs. Et hélas, on a légiféré sur les bûchers. " Certains viols sont très tendres. " Et ce globe oculaire n'a pas mauvais goût, je me demande pourquoi j'ai mis tant de temps à me l'arracher. " Ce mouvement, c'est juste une excuse pour exposer sa haine des hommes ! " Ah non. C'est de l'amour propre. Et il était temps. Merci à tous les messieurs qui ont eu une attitude respectueuse. Soit la majorité. Merci pour ce hashtag de soutien : #WithYou. Mais, si je peux me permettre, être avec nous, c'est plus qu'un mot-clé sur les réseaux sociaux. Et pendant toute cette période, quand on a dû se dépatouiller avec ce genre de rototos abjects et, dans mon cas comme dans tant d'autres, des tombereaux d'injures sexistes, " prix à payer " pour avoir réagi sur le sujet, ils n'étaient pas nombreux à se presser au portillon pour nous soutenir. Dommage. PAR FLORENCE HAINAUT