Les vêtements de sport ne sont peut-être pas les pièces qui encombrent le plus votre dressing - ce qui est ironique, vu leur fonction première -, mais ils sont pourtant les plus pollueurs. Leur fabrication implique généralement des composants synthétiques tels que le Nylon, le polyester, le Spandex ou le plastique. Des matières légères et élastiques qui sèchent rapidement, mais qui résistent moins à l'usure, ne sont pas biodégradables et dont la production demande énormément d'eau et d'é...

Les vêtements de sport ne sont peut-être pas les pièces qui encombrent le plus votre dressing - ce qui est ironique, vu leur fonction première -, mais ils sont pourtant les plus pollueurs. Leur fabrication implique généralement des composants synthétiques tels que le Nylon, le polyester, le Spandex ou le plastique. Des matières légères et élastiques qui sèchent rapidement, mais qui résistent moins à l'usure, ne sont pas biodégradables et dont la production demande énormément d'eau et d'énergie. De plus, à chaque lavage, elles libèrent des millions de particules de plastique qui se retrouvent ensuite dans les océans... puis dans nos assiettes. Les grands noms du sportswear commencent donc à repenser leur rapport à la durabilité, et de nombreuses autres marques plus locales ont déjà relevé ce défi, comme 42/54, Recto Verso, PlayPauze, Lagatta, Nunu, Yoga by Julz et Pure by Luce, entre autres. Ainsi, l'ex-snowboardeuse professionnelle Stéphanie Reynders s'est lancée dans la création de tenues de sport écologiques et sculptantes avec Lagatta : " La durabilité est essentielle, mais peu sont prêts à sacrifier style ou qualité pour l'atteindre. Avec ma marque, les femmes peuvent faire du sport avec élégance et confiance en elles tout en respectant l'environnement. Je cherchais une manière de proposer du sportswear avec une plus-value pour toutes, et la durabilité s'est imposée à moi. Nos tissus de luxe italiens sont créés à partir de filets de pêche abandonnés dans l'océan, les vêtements sont assemblés au Portugal dans le respect des conditions de travail, et ils sont envoyés dans un emballage recyclable. Et comme toutes nos pièces sont combinables à l'infini, on peut en profiter plus longtemps. " Les grandes marques de sport s'essayent également aux matériaux recyclés, mais si le produit final ne l'est pas, lui aussi, le plastique ou le polyester qu'il contient se retrouve malgré tout à la poubelle. C'est ce qu'explique Annelies Lambert, fondatrice de la marque mode et beauté durable et végane go as u.r. Sa gamme activewear contient entre autres du Nylon Econyl et des fibres recyclées : " Fabriquer du polyester nécessite énormément d'eau et d'énergie. Alors qu'en le recyclant, nous émettons jusqu'à 75 % de CO2 en moins. Toutefois, le plus grand défi reste le "textile tagging", l'identification des différentes composantes d'un déchet textile, pour pouvoir le recycler au mieux." Et boucler la boucle. lagatta.com et goasur.com