Bistro Refter (1.)

A la suite d'Alain Senderens (Lucas Carton, Paris) qui a remis ses étoiles au Michelin et attire le tout Paname dans son bar Le Passage, le milieu de la haute gastronomie parie sur des adresses alternatives et " low budget ". Une tendance qui prend de l'ampleur comme le prouve Geert Van Hecke, le chef triplement étoilé du Karmeliet, à Bruges. A deux pas de sa prestigieuse table, le chef a ouvert en janvier dernier le Bistro Refter. En deux mots : pas de chichis, des plats de terroir canai...

A la suite d'Alain Senderens (Lucas Carton, Paris) qui a remis ses étoiles au Michelin et attire le tout Paname dans son bar Le Passage, le milieu de la haute gastronomie parie sur des adresses alternatives et " low budget ". Une tendance qui prend de l'ampleur comme le prouve Geert Van Hecke, le chef triplement étoilé du Karmeliet, à Bruges. A deux pas de sa prestigieuse table, le chef a ouvert en janvier dernier le Bistro Refter. En deux mots : pas de chichis, des plats de terroir canailles, et une note qui ne fait de mal à personne (Menu 3 plats à 35 euros). Le BYOB (pour Bring Your Own Bottle) est un concept né il y a quelques années dans les pays anglo-saxons et qui commence à s'implanter un peu partout chez nous. Le principe est simple : vous amenez votre propre vin au restaurant. Qui vous facture un droit de bouchon de maximum 15 euros. Le site www.droitdebouchon.be recense les adresses qui pratiquent cette formule. Très intéressant en ce qui concerne les tout bons flacons. On connaissait leur indispensable Grand guide des vins de France et leurs critiques hebdomadaires du Monde 2. Michel Bettane et Thierry Desseauve proposent aux éditions Minerva - pour 5, 90 euros - une série de guides décomplexés ( Les Meilleurs vins de copains, Les Meilleurs accords mets et vins) parmi lesquels un plus que bienvenu Meilleurs vins à moins de 7 euros. Cela s'est passé à Londres en février dernier. Pendant un mois, Peter Ilic, propriétaire du Little Bay, (photo) a proposé à ses clients de payer le prix qu'ils estimaient juste pour le repas servi. Le succès de la formule ? Phénoménal. L'idée a fait tache d'huile. En France, à La Cabane à Jules (Guérande), en mars dernier, on fixait soi-même le prix de son assiette. Même principe au Bistrot de Saint-Paul, à Lyon. Dans chacun des cas, le client a rarement profité de l'aubaine. La tendance était même à payer un peu plusà Et si un chef belge s'y mettait ? Sixième édition des Petit Restos des grands chefs au Guide du Routard s'intéressant à une cuisine préparée par des grands chefs mais qui ne porte pas atteinte à son portefeuilleà Trois principes. Sélectionner le deuxième ou le troisième restaurant d'un grand chef qui a su y placer ses fils ou ses meilleurs élèves ou des chefs qui ont fait leurs classes chez les plus grands ou encore des " fils de personne " proposant une cuisine inventive. Soit 510 bonnes tables à petit prix dont 122 nouvelles adresses par rapport à l'année dernière.