Le Relais Saint-Honoré So british

C'est l'hôtel de charme comme on les aime, avec ses chambres douillettes et raffinées. Situé à deux pas du jardin des Tuileries et du quartier de l'Opéra, le Relais Saint-Honoré a ouvert ses portes l'été 2003, après une rénovation très réussie. Ici, 15 chambres seulement. Avec leurs cotonnades fleuries et leurs meubles de style, elles affichent toutes un charme très cosy de cottage anglais. A chaque étage règnent une association de deux coloris et un esprit différent : au quatrième étage, un air d'Asie souffle sur le chintz bleu et blanc et les poteries chinoises. Au premier û murs cramoisis ornés de ravissantes planches de botanique û on trouve un luxe rétro de bonbonnière. Les poutres apparentes peintes en bleu ou vert vif, déroutantes à première vue, reprennent astucieusement un détail de tissu ou de carrelage. Téléviseur à écran plat, prise ADSL, minibar capitonné dans le même tissu que le couvre-lit, literie haut de gamme, et fenêtres d'" époque " dissimulant un double vitrage : les prestations sont étudiées, prouvant qu'on peut être ré...

C'est l'hôtel de charme comme on les aime, avec ses chambres douillettes et raffinées. Situé à deux pas du jardin des Tuileries et du quartier de l'Opéra, le Relais Saint-Honoré a ouvert ses portes l'été 2003, après une rénovation très réussie. Ici, 15 chambres seulement. Avec leurs cotonnades fleuries et leurs meubles de style, elles affichent toutes un charme très cosy de cottage anglais. A chaque étage règnent une association de deux coloris et un esprit différent : au quatrième étage, un air d'Asie souffle sur le chintz bleu et blanc et les poteries chinoises. Au premier û murs cramoisis ornés de ravissantes planches de botanique û on trouve un luxe rétro de bonbonnière. Les poutres apparentes peintes en bleu ou vert vif, déroutantes à première vue, reprennent astucieusement un détail de tissu ou de carrelage. Téléviseur à écran plat, prise ADSL, minibar capitonné dans le même tissu que le couvre-lit, literie haut de gamme, et fenêtres d'" époque " dissimulant un double vitrage : les prestations sont étudiées, prouvant qu'on peut être rétro et high-tech à la fois. En l'apercevant de loin, lové tout au fond d'un de ces passages couverts qui font l'âme de Paris, on est déjà conquis. On pousse la porte, qui fait tinter son antique grelot, et l'on jure qu'on ne descendra plus ailleurs. Un vieux Gaveau repose sous des portraits de Chopin et de George Sand. D'étranges fauteuils capitonnés verts et une vase remplie de fausses fleurs composent un décor XIXe siècle digne de Balzac : les amateurs de kitsch sauront apprécier. Pour accéder aux chambres, on se perd dans un dédale de couloirs éclairés de jolies lampes posées sur les commodes décorées de fleurs peintes. Papier japonais rose sur les murs, toile de Jouy bleu et blanc pour les rideaux et les courtepointes créent un décor un peu désuet. Une adresse vraiment sympathique pour un excellent rapport qualité-prix : il est donc prudent de réserver. Idéalement situé au c£ur du Marais, cet hôtel très contemporain séduira les amateurs de tons nature et d'ambiances épurées. Ici, on a privilégié les belles matières : le bois presque noir des consoles, la rugosité des jetés de lit aux larges ganses ton sur ton, le grain épais des draps blancs. Aucun cadre au mur : le parti pris est " monacal chic ". Dans les grandes chambres, un bouquet stylisé façon ikebana met un heureux contrepoint de couleur. Une belle salle voûtée, meublée dans le même esprit, accueille les hôtes pour le petit déjeuner. Il ferait les délices d'Amélie Poulain, ce petit hôtel aux allures de guinguette, caché au fond de son jardin. Le hall d'entrée û lino imitation carrelage et bons polars sous l'affiche de Cocteau û donne le ton : branché, mais sans prétention. L'Eldorado doit son charme à sa patronne, Anne Gratacos. Ici, elle a tout fait avec les moyens du bord et les inspirations de voyage : les dessus de lit rayés viennent du Maroc, les photos kitsch de Chine, les meubles des brocantes voisines. Retenons la " chambre africaine " aux tentures safari ou la toute nouvelle, très théâtrale avec ses draperies de taffetas mauve, qui donnent sur le joli petit jardin. Le dernier-né dans la famille des petits hôtels de luxe parisiens vient d'ouvrir ses portes derrière le Village suisse et le Champ-de-Mars. Le quartier est un peu anonyme, une impression que le hall d'entrée de l'hôtel gomme d'emblée. La directrice américaine, Pamela Chauve, et le décorateur Paul Sartres (coartisan de la Mamounia, à Marrakech) ont ici conjugué leurs inspirations. Des rideaux roses en organza tamisent la lumière et adoucissent le design des meubles italiens. Le restaurant et le coin cheminée entourent une petite cour, qui accueillera bientôt oliviers et bambous. Des chambres, toutes dans des camaïeux de beiges et de bruns, se dégage une grande impression de douceur et de confort. Les salles de bains ne sont pas grandes mais on ne résiste pas à l'élégance des vasques, italiennes elles aussi. Une cour pavée l'isole d'une petite rue discrète située au c£ur de Saint-Germain-des-Prés. De son passé d'ancien couvent, l'hôtel de l'Abbaye a gardé une voûte de pierre blonde et ses plafonds majestueux. Sitôt le seuil franchi, on se croirait accueilli dans une maison de famille : les canapés fleuris sont posés sur des kilims, les fauteuils club anglais attendent le feu ouvert. Lampes et bibelots semblent avoir été hérités de grand-tantes dont Lionel, le gérant, pourrait raconter l'histoire. Une véranda tapissée de treillis donne sur une courette où les petits déjeuners sont servis à la belle saison. On a le coup de foudre pour les chambres en duplex, leurs meubles chinés avec goût et leur irrésistible terrasse fleurie sur les toits Pour vivre heureux, vivons cachés : telle pourrait être la devise du Hameau de Passy. Il faut pousser les grilles d'une impasse pour découvrir ce pimpant deux-étoiles, dissimulé en plein c£ur du quartier commerçant de Passy. Les chambres situées sous les toits sont les plus jolies, et il faut grimper trois étages sans ascenseur pour les mériter. Toutes ont le même charme simple û murs crépis, madras orangés, fenêtres ouvrant sur les arbres û et les salles de bains toutes neuves sont dignes d'un trois-étoiles. Dès les beaux jours, on prend ses croissants au beurre sur la terrasse, devant les tulipes et les bégonias. Un petit bonheur. Nathalie Chahine