Epaulettes de formes coniques, inscriptions de grandes marques détournées (Chanele, Diorre...), guêtres en perles, bouches cousues de strass... Les étudiants de première année de La Cambre ont révélé beaucoup de créativité lors de leur défilé de fin d'année. Les collections de deuxième année, constituées de vêtements hypermodulables et transformables, portés par des mannequins au visage dissimulé derrière un voile de franges, ont suscité de belles surprises aussi. Dès la troisième année, l'inventivité a pourtant tendance à se tarir, l'accent est en effet mis davantage su...

Epaulettes de formes coniques, inscriptions de grandes marques détournées (Chanele, Diorre...), guêtres en perles, bouches cousues de strass... Les étudiants de première année de La Cambre ont révélé beaucoup de créativité lors de leur défilé de fin d'année. Les collections de deuxième année, constituées de vêtements hypermodulables et transformables, portés par des mannequins au visage dissimulé derrière un voile de franges, ont suscité de belles surprises aussi. Dès la troisième année, l'inventivité a pourtant tendance à se tarir, l'accent est en effet mis davantage sur l'aspect portable du vêtement. C'est une des contraintes imposées aux étudiants. La deuxième étant de soigner la mise en scène. Ce qui a parfois pour conséquence de faire passer le vêtement au second plan. A la veille de son vingtième anniversaire, c'est aux Halles de Schaerbeek que La Cambre a choisi d'organiser son show de fin d'année, les 10 et 11 juin dernier, renouant ainsi avec le lieu emblématique des premières heures. Au gré de la soirée, nous avons sélectionné, en quatrième et en cinquième années, les étudiants qui nous ont conquis par leur technique, leur univers inspiré et leur créativité. Appréciation générale : le point fort d'Anthony, c'est l'unité de sa collection. On perçoit bien que l'étudiant a son univers propre, très noir, un peu trop marqué peut-être par l'empreinte de Xavier Delcour. Il dispose d'une très belle technique, visible notamment dans le magnifique plissé des robes et dans son travail du cuir. Appréciation générale : on aime le show auquel se livrent ses poupées aux cheveux crêpés. Amandine excelle dans les tenues urbaines cool et surtout dans le soin porté aux accessoires. Même si, chez elle, le souci de la mise en scène fait parfois un peu passer le vêtement au second plan. Appréciation générale : on salue particulièrement le détail insolite des colliers de perles incrustés dans la maille, le drapé des robes et l'allure que procure l'association des bottines en cuir et des guêtres. Une collection grunge chic qui mérite le détour. Appréciation générale : on est sensible à l'allure sportswear branchée de ces pantalons tube qui a déjà retenu l'attention de la marque belge Rue Blanche. Mais, selon nous, Nathalie doit pousser sa recherche du vêtement encore plus loin. Appréciation générale : une élégante simplicité se dégage de ces vêtements sobres et chics qui jouent sur la fluidité et l'aspect non fini. Cette collection, pour l'homme et la femme, joliment baptisée " 7 heures ", réveillera les amateurs de minimalisme. Appréciation générale : le point fort de sa collection réside dans les lignes de ses jupes fluides et virevoltantes et dans le choix des imprimés en forme de rosace. Stéphanie a dessiné une collection très féminine que l'on aimerait bien porter tout de suite. Dossier réalisé par Agnès Trémoulet. Photos : Etienne Tordoir n