Pour vous, le bonheur c'est...

* L'état dans lequel je suis quand je suis exactement moi. Même si c'est dans le malheur, car ça sert toujours à l'écriture. Je suis assez heureuse parce que je me sens libre.
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* L'état dans lequel je suis quand je suis exactement moi. Même si c'est dans le malheur, car ça sert toujours à l'écriture. Je suis assez heureuse parce que je me sens libre. * Une maison de campagne près de Marseille. J'adore aller dans ce lieu apaisant, où je suis loin de la cohue et du bruit parisiens. Ce dépouillement et cette solitude sont nécessaires à mon écriture. * Je ne suis pas du tout branchée mondanités. Ça m'amuserait de lancer quelqu'un dont on n'a jamais entendu parler, afin de créer l'événement (rires).* Mon meilleur ami, l'écrivain Bernard Desportes. Quand on parle de nos livres, on partage quelque chose de fort. * Vous allez rire, mais je me voyais danseuse étoile et mère de six enfants, avec un mari alcoolique. C'est comme si le merveilleux allait de pair avec une certaine horreur quotidienne. * Rester comme je suis. Je ne pouvais rêver mieux que d'écrire des livres. De plus, j'ai la chance folle d'aimer un homme qui supporte à la fois la femme et l'écrivain * Vanessa Steward chez Azzaro. Elle fait des choses ravissantes. Même un pt'it pull dégage quelque chose de doucement sexy. C'est ça mon style. * Un jour un photographe m'a cité Antonin Artaud : " Quand je lève les yeux vers vous, on dirait que le monde tremble. " * Je ne vis pas dans le monde, mais dans mon bocal. Mon regard étant dans mes livres, mon monde est enchanté. Même si je suis sensible à ce qui m'entoure, je ne suis pas un écrivain engagé. vous décidez... * D'éteindre tous les réverbères la nuit, afin de pouvoir voir les étoiles. * Je n'y suis allée que deux fois en promo, mais il en émane quelque chose d'agréable et de tranquille. Et puis, j'adore les journalistes belges, car ils lisent les livres avant une interview. * Je ris beaucoup. Une lecture du monde, au premier degré, serait triste. Mais on ne peut pas rire sur tout : je suis intolérante quant aux blagues sur les malades, les pauvres et les vieux. * De rien. " On n'empêche pas un petit coeur d'aimer ", par Claire Castillon, Fayard, 157 pages.Propos recueillis par Kerenn Elkaïm