Résumer la diversité culinaire d'une terre aussi vaste que la Chine était forcément un défi costaud. Imaginez un peu : trente-quatre provinces et régions, et cinquante-six nationalités indigènes possédant chacune leurs traditions gastronomiques. Les épices venant des vallées des grands fleuves, les saveurs sublimant les mets du haut plateau tibétain, les plats des steppes semi-arides, les aliments utilisés par les habitants de Taïwan ou de Hong Kong, les mets de la Chine centrale et ceux de l'immense contrée côtière. Imaginez les différences de climat, de culture, de ressources ou de traditions. Imaginez 1,4 milliard de citoyens qui vénèrent la bonne chère depuis des siècles, guidés par un vieux proverbe impérial affirmant que " pour le peuple, la nourriture, c'est le paradis ".
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Résumer la diversité culinaire d'une terre aussi vaste que la Chine était forcément un défi costaud. Imaginez un peu : trente-quatre provinces et régions, et cinquante-six nationalités indigènes possédant chacune leurs traditions gastronomiques. Les épices venant des vallées des grands fleuves, les saveurs sublimant les mets du haut plateau tibétain, les plats des steppes semi-arides, les aliments utilisés par les habitants de Taïwan ou de Hong Kong, les mets de la Chine centrale et ceux de l'immense contrée côtière. Imaginez les différences de climat, de culture, de ressources ou de traditions. Imaginez 1,4 milliard de citoyens qui vénèrent la bonne chère depuis des siècles, guidés par un vieux proverbe impérial affirmant que " pour le peuple, la nourriture, c'est le paradis ". Là-bas, manger n'est pas seulement un plaisir : c'est aussi une façon de montrer son statut social, de définir sa relation avec la nature ou même de se soigner. Pour mesurer l'importance de manger, il faut se plonger dans les casseroles et les coutumes des huit grandes cuisines de l'empire du Milieu, qui possèdent chacune une saveur bien distincte. Dans le nord, on mise plutôt sur le salé. Dans le sud, on préfère le sucré. Vers l'est, on aime ce qui est aigre. Et à l'ouest, on adore quand c'est très relevé. Bien sûr, les frontières, même culinaires, sont faites pour être franchies, voire effacées. Et si l'introduction de l'ouvrage Chine n'hésite pas à détailler la longue histoire gastronomique du pays, les 650 recettes proposent un voyage aux escales (volontairement) incohérentes. On s'y aventure donc en quête de surprises, entre les salades et les soupes, le poisson et la viande, les légumes et les nouilles, les riz et les desserts. En fin d'escapade, deux chefs de renom ont même été conviés à livrer leur propre menu : Adeline Grattard, toque française du restaurant parisien Yam'Tcha, ainsi que Samuel Lee Sum, chef étoilé du Shang Palace (le resto du Shangri-La Hotel) qui a tout appris dans sa ville natale de Hong Kong... et des savoirs de sa mère.