Quelle est la spécificité de Bettina Vermillon ?

Dès le départ, j'ai eu envie de travailler autour du talon en aluminium, pour retrouver la pureté des lignes. Aujourd'hui, cette partie de la chaussure est très souvent enrobée de cuir et paraît dès lors assez ronde. Or, c'est loin d'être le cas, avec ce matériau extrêmement léger et dense, qui plus est incassable. Cela fait six ans que je réfléchis à ce projet - la première collection ne date que de l'hiver 15-16. Il a fallu mettre au ...

Dès le départ, j'ai eu envie de travailler autour du talon en aluminium, pour retrouver la pureté des lignes. Aujourd'hui, cette partie de la chaussure est très souvent enrobée de cuir et paraît dès lors assez ronde. Or, c'est loin d'être le cas, avec ce matériau extrêmement léger et dense, qui plus est incassable. Cela fait six ans que je réfléchis à ce projet - la première collection ne date que de l'hiver 15-16. Il a fallu mettre au point une technicité particulière, en collaborant avec un concepteur 3D et avec un usineur français, qui fabrique des pièces de moteur pour avion et formule 1. Les souliers sont quant à eux conçus en Italie, au sud de Bologne, là où sont traditionnellement créés bon nombre d'objets en cuir de luxe. Avec, comme résultat, des accessoires souples, adaptés aux vies actives que mènent les femmes actuellement. La silhouette d'une femme est plus féminine sur des talons que sur du plat. La hauteur nous met en valeur, les épaules partent vers l'arrière, on est beaucoup plus affirmées ! Mais je pense qu'il faut respecter la morphologie et les besoins de chacune. C'est pour cette raison que mes clientes ont le choix entre du 7,5, du 8,5 ou du 10,5 cm, et je propose aussi quelques paires de sandales plates. Je ne suis pas styliste au départ ; j'ai été formée aux Arts décoratifs à Paris, avec une première expérience dans le design des meubles. J'ai donc une approche assez construite du soulier. Pour la collection printemps-été 2016, c'est le mobilier en rotin qui a servi de point de départ à ma réflexion. J'ai réinterprété les noeuds de vannerie, l'aspect de la tige de bambou ou du cannage. Cela donne des modèles assez travaillés au niveau des découpes, avec un beau jeu de contraste des matières. Je dessine des paires de soulier pour des femmes qui m'inspirent. J'ai donc très vite eu envie de personnifier mon label, en lui donnant le nom d'une muse inventée, plutôt que le mien. Le terme Vermillon est venu assez vite. Il évoque une couleur et est phonétiquement français, tout en pouvant être prononcé dans toutes les langues. Quant à Bettina, cela apporte un côté pêchu à l'ensemble, qui correspond bien à mes modèles. www.bettinavermillon.comC.PL.