1. SON PEDIGREE

La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Avec une mère néerlandaise, top dans les années 80, et un père magnat immobilier palestinien, Jelena Noura Gigi Hadid avait des prédispositions pour faire carrière dans la mode... tout en menant rondement ses affaires. A à peine 3 ans, celle qui est née à Los Angeles en 1995 est repérée par le styliste Paul Marciano qui travaille pour Guess et prête déjà son joli minois aux collections kids. Ado, elle signe un contrat avec l'agence IMG Models et, à 17 ans, devient égérie de Guess, toujours, et du parfum Velvet Orchid de Tom Ford. Le début de l'ascension, fulgurante. Preuve de cette destinée familiale : les cadets de la famille sont sur ses traces. D'abord sa soeur Bella, un an plus jeune, mais qui suit son aînée de près et défile elle aussi pour les plus grands - Chanel, Jeremy Scott, Marc Jacobs, Burberry, etc. Depuis l'été, on retrouve le Mannequin de l'année 2016 - un titre reçu lors des Daily Front Row's Fashion LA Awards - en héroïne d'une websérie pour la lig...

La pomme ne tombe jamais bien loin de l'arbre. Avec une mère néerlandaise, top dans les années 80, et un père magnat immobilier palestinien, Jelena Noura Gigi Hadid avait des prédispositions pour faire carrière dans la mode... tout en menant rondement ses affaires. A à peine 3 ans, celle qui est née à Los Angeles en 1995 est repérée par le styliste Paul Marciano qui travaille pour Guess et prête déjà son joli minois aux collections kids. Ado, elle signe un contrat avec l'agence IMG Models et, à 17 ans, devient égérie de Guess, toujours, et du parfum Velvet Orchid de Tom Ford. Le début de l'ascension, fulgurante. Preuve de cette destinée familiale : les cadets de la famille sont sur ses traces. D'abord sa soeur Bella, un an plus jeune, mais qui suit son aînée de près et défile elle aussi pour les plus grands - Chanel, Jeremy Scott, Marc Jacobs, Burberry, etc. Depuis l'été, on retrouve le Mannequin de l'année 2016 - un titre reçu lors des Daily Front Row's Fashion LA Awards - en héroïne d'une websérie pour la ligne maquillage de Dior, dont elle est l'ambassadrice. Et, cet automne, elle participe aux campagnes Calvin Klein et J.W. Anderson. Quant au petit frère des deux it girls, il lorgne avec intérêt leur carrière, et affiche déjà à son palmarès plusieurs couvertures de magazines. A cette généalogie, s'ajoute encore un réseau " red carpet " des plus étendus où figurent, parmi tant d'autres, ses BFF - best friends forever - Taylor Swift, Kendall Jenner ou encore Justin Bieber et Cara Delevingne. Difficile d'être précis sur le nombre de followers qui guettent les moindres faits et gestes de la wondergirl sur les réseaux sociaux tant ces chiffres évoluent de jour en jour. Avec ses plus de 22 millions d'aficionados sur Instagram et ses 3 millions sur Twitter, Gigi a une puissance de frappe planétaire qui séduit évidemment les marques. Mais qui l'expose aussi à la critique à l'échelle XXL : trop ronde, trop maigre, trop " fille facile " - le tournage du clip Pillow Talk avec son chéri Zayn Malik, ex-star des One Direction, où les tourtereaux s'embrassent langoureusement, a fait jaser la blogosphère. Face à ces mauvaises langues, Gigi n'hésite pas à répliquer avec un franc parler bien de son temps, qui plaît évidemment à tous ceux qui ont misé sur elle comme égérie. " Les commentaires sur la Toile viennent dans 99 % des cas de gens qui ne savent pas de quoi ils parlent. Mais je suis humaine et j'avoue que ça m'atteint un peu. Face à cela, il est important de repenser aux raisons de ce que vous êtes en train de faire, de ce que vous avez à dire ", analysait-elle dans un post. La Personnalité préférée des Américains en 2016, selon le magazine Washington Weekly, a des rondeurs - très relatives, certains fustigent d'ailleurs sa minceur nouvelle sur les réseaux sociaux - et les assume. Sur Instagram, elle répondait l'an dernier à ses détracteurs : " Je suis arrivée à un moment où l'industrie de la mode était prête pour le changement. J'ai une silhouette qui n'était pas acceptée dans le passé dans les hautes sphères fashion et j'ai beaucoup de chance d'être soutenue par des créateurs et des éditeurs qui savent que c'est de la mode, donc de l'art, et que ça doit sans cesse évoluer. Si un designer me veut dans son show, il m'aura. S'il ne veut pas, tant pis pour lui. " D'autres signes distinctifs : des yeux bleu-vert ensorcelants, des sourcils fournis et un nombre incalculable de grains de beauté... qui eux aussi alimentent les polémiques. En mars dernier, le Vogue chinois dévoilait notamment le ventre de la Californienne éclairci et sans aucune petite tache brune, faisant s'insurger des hordes d'internautes anti-Photoshop. Il y a sans conteste un effet d'entraînement, les labels s'arrachant miss imparfaite - tout est relatif - à prix d'or, vantant sa plastique mais plus encore la femme qu'elle incarne, bien dans sa tête et ses baskets. " Gigi est connue pour sa confiance en elle, son sens du fun et de la séduction ", déclarait Jerome Bruhat, Global Brand President pour Maybelline, dont elle est aussi le visage. Rien que cette saison, elle incarne pour Versace une mère de famille très jeune - voire trop au vu de l'âge des bambins qui posent avec -, devant l'objectif de Bruce Weber, et se prête au jeu du shooting, avec Steven Meisel, pour la ligne d'accessoires de MaxMara. Last but not least, la jolie cavalière - une autre de ses passions qu'elle partage avec sa soeur, celle-ci ayant failli participer aux derniers J.O. - met la main à la pâte. Elle signe une petite collection pour Tommy Hilfiger, un label qu'elle incarne aussi et pour lequel elle lance, cette rentrée également, un parfum baptisé The Girl. " Dans cette capsule, elle appose sa touche de la côte ouest à la signature côte est des classiques Hilfiger ", annonce la griffe. " Gigi et moi avons travaillé étroitement sur tous les éléments de façon transparente, pendant tout le processus. Le résultat est une réinterprétation du style nautique, avec une touche espiègle et romantique. C'est le reflet de sa passion et de sa créativité ", raconte Tommy. Un nouveau cap pour le capitaine Gigi. PAR FANNY BOUVRY