Volet chirurgie réalisé avec le concours du Dr Sylvie Abraham, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, auteur de " La Chirurgie esthétique au masculin " (Ed. Mazarine) et du Dr Josselyne Algaze-Menascé, dermatologue.
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Volet chirurgie réalisé avec le concours du Dr Sylvie Abraham, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, auteur de " La Chirurgie esthétique au masculin " (Ed. Mazarine) et du Dr Josselyne Algaze-Menascé, dermatologue. Quand les femmes se réjouissent de leur chevelure, les hommes souffrent de leur système pileux. Garder ses cheveux et lutter contre ses poils, c'est le combat de toute une vie. D'autant qu'avec l'âge le poil prend l'avantage, et ce qui disparaît de l'occiput repousse souvent au menton, par une sorte de compensation légitime. Les progrès de la médecine û et les formidables enjeux financiers liés au problème û donnent à penser que l'alopécie (chute des cheveux) sera vaincue d'ici à vingt ans, notamment par la manipulation génétique. Un temps escamotée par la mode des crânes rasés û là où les vrais branchés se contentent de la tondeuse û la calvitie n'a rien perdu de son pouvoir traumatisant. D'origine génétique et causée par un excès d'hormones mâles, elle est paradoxalement vécue comme une perte de virilité. Si le produit qui permet de regarnir le crâne reste un rêve, les produits fortifiants (Aminexil de Dercos ou Triphasic de René Furterer) sont des alliés de plus en plus efficaces pour retarder l'échéance fatale. De plus, deux molécules anti-androgéniques obtiennent des résultats surprenants sur quelque 15 % des sujets : le minoxidil décliné en diverses lotions, et qui arrive à densifier parfois la chevelure ; et le finastéride vendu sur prescription, mais suspecté de favoriser l'impuissance. Et ces traitements sont à prendre à vie. Les hommes insuffisamment chevelus investissent dans des greffes capillaires à répéter selon la progression de l'alopécie. Balbutiante à ses débuts et encombrée par des imposteurs, la chirurgie du cheveu a produit son cortège d'horreurs, style champ de poireaux ou cheveux de poupée. " Dans une clinique û plutôt que dans un cabinet û on peut se faire faire une greffe quasi invisible ", certifie le Dr Pascal Guigui, médecin esthétique à Paris. Les praticiens ont le choix entre quatre procédés. La technique (douloureuse) du lambeau consiste à prélever une bande de cuir chevelu autour des tempes pour reconstruire la zone frontale. Mais ses résultats sont aléatoires. Plus sûre, bien qu'assez osée et douloureuse, la méthode inventée et pratiquée, à Paris, par le seul Dr Fréchet escamote la calvitie par un système complexe de greffes et de pose d'" élastiques " sous-cutanés. La transplantation folliculaire, elle, permet depuis peu de replanter au microscope les cheveux du sujet récupérés derrière la nuque. Une opération de haute précision, longue et coûteuse, mais qui rend à l'homme son intégrité. Malgré le retour en grâce des toisons, décrété par quelques couturiers et publicitaires, les femmes continuent de préférer les torses lisses. Bonne raison pour prolonger l'idéal hygiéniste de l'imberbe bodybuildé, importé des Etats-Unis, à l'instar de ces sportifs qui s'épilent par pudeur. A l'heure où Nair Homme sort une crème dépilatoire " indolore " à appliquer chez soi, les centres de soins sont le théâtre le plus courant de l'ablation des toisons étouffantes (juste avant l'été) et des poils disgracieux (sourcils brejnéviens, pommettes ténébreuses, oreilles ou narines fleuries), dont le blanchissement trahit l'âge. " Certaines pilosités, précise le coiffeur parisien Marc Delacre, doivent être désépaissies au ciseau. " Comme pour l'alopécie, rien n'est, là encore, définitif. Un poil épilé, même au laser, refait surface après deux mois. Chez les hommes ou chez les femmes, l'épilation la plus courante s'opère à la cire perdue, au moyen de bandelettes jetables. Pas plus douloureuse " qu'un sparadrap qu'on retire brusquement "... Seul problème : les hommes sont, dit-on, douillets... Plus discret, plus timides et plus trouillards que les femmes, les hommes abordent la chirurgie esthétique à leur façon. Ils ne veulent pas de détails sur le déroulement de l'opération, refusent de trouver une explication psychologique à leurs complexes et ne tergiversent pas sur leur décision pendant des mois. Best of des interventions les plus courantes. Coup de jeune : La toxine botulique : Pendant environ quatre mois l'injection de la toxine botulique freine la contraction musculaire et donc le plissement de la peau. Le résultat est concluant sur les rides de la glabelle, autrement dit du lion, et du front... mais gare au risque de petites asymétries ou à la paupière qui tombe ! Le collagène : Le Zyplast 2 millilitres (la dose, calculée pour les femmes, étant habituellement de 0,75 millilitres) de Inamed Aethétics permet de combler les rides des hommes, plus profondes, notamment les sillons naso-géniens (grands plis entre le nez et la commissure des lèvres). L'effet est immédiat et dure de six à douze mois. L'acide hyaluronique : Cette substance biodégradable a les même effets que le collagène, mais présente l'avantage de comporter peu de risque d'allergie. Le lifting des paupières : La " blépharoplastie " fait partie des interventions les plus demandées par les hommes, peu disposés à garder ces paupières tombantes et ces poches qui leur donnent l'air fatigué. Une incision permet d'enlever, sous anesthésie locale plus ou moins approfondie, les excédents de peau et de graisse. Les cicatrices sont invisibles. A corps parfait : La liposculpture : Idéale pour la brioche, les poignées d'amour et le double menton, cette technique consiste à aspirer l'excédent de graisse sous anesthésie (locale ou générale, selon l'importance de l'intervention). Les cicatrices sont quasi invisibles. La prothèses de silicone : Ces interventions, qui visent à augmenter le volume des pectoraux, de fesses ou encore des mollets relèvent pour l'instant de l'épiphénomène. Elles nécessitent une hospitalisation et le résultat final n'est pas toujours très naturel. J.B.Les hommes et la chirurgie esthétique ? Ils ne veulent pas de détails sur le déroulement de l'opération, refusent de trouver une explication psychologique à leurs complexes et ne tergiversent pas sur leur décision pendant des mois.