Elle aurait aimé boire sa limonade sur la terrasse, chez Franz, mais le microclimat ixellois de cette journée d'été avait quelques ratés. Une photo prise à la sauvette entre les gouttes et l'on se rabattit sur le dedans. Dans son sillage, il y avait encore l'écume des vingt ans de son TTO, pour Théâtre de la Toison d'Or (Bruxelles), de la fiesta, du grand bal et de l'ultime représentation de Cendrillon, ce macho !, c'était en juin dernier, l'équipe " au taquet ", ses associés Sylvie Rager et Albert ...

Elle aurait aimé boire sa limonade sur la terrasse, chez Franz, mais le microclimat ixellois de cette journée d'été avait quelques ratés. Une photo prise à la sauvette entre les gouttes et l'on se rabattit sur le dedans. Dans son sillage, il y avait encore l'écume des vingt ans de son TTO, pour Théâtre de la Toison d'Or (Bruxelles), de la fiesta, du grand bal et de l'ultime représentation de Cendrillon, ce macho !, c'était en juin dernier, l'équipe " au taquet ", ses associés Sylvie Rager et Albert Maizel avaient tenu à célébrer cet anniversaire - 20 ans, c'est " énorme ". Madame la directrice n'est pourtant pas du genre à s'appesantir. Même si elle a " créé un truc qui n'existait pas ", " découvert des auteurs - Marc Moulin, Sébastien Ministru, Myriam Leroy la saison prochaine " et attiré un public " un peu aventureux qui n'a pas besoin d'être rassuré par un auteur classique ou très connu ". Dans son théâtre " hahabonnez-vous ", elle l'a décidé: " Le rire sauvera le monde ". Voyager. Partir. Faire mes valises. Aller dans des endroits où je n'ai jamais été. Je ne suis pas très plage, je préfère les villes, un mélange de farniente et de visites. C'était il y a trois ans, avec les enfants, un été où on n'a pas cherché le soleil mais les fjords, on a voyagé dans le nord de la Norvège, on a adoré. Il y fait gris, souvent froid et clair très tard le soir. C'est d'une beauté dingue. Comme l'Ecosse, avec des paysages de malade. J'aime ça à un point inimaginable. Je ne sais pas, j'espère que je serai une grand-mère attentive à mes petits-enfants... Et puis d'abord, il faudrait qu'ils aient des petites amies, mes garçons. Ils ne partent plus avec nous, c'est une étape et c'est le deuxième été, on fait gloups. Mais on va passer outre. Peut-être que, de temps en temps, si on leur propose un beau voyage, ils nous diront " oui ". Ce n'est pas mon genre. Parfois, je me dis que ce serait chouette pour les gosses et puis très vite, je pense le contraire, on ne va pas s'enfermer tout de même... Je suis du genre à tout goûter. J'étais très frustrée, en Thaïlande, où l'on mange dans la rue pour 50 centimes. Je suis capable d'avaler tout et n'importe quoi, pas Albert. Alors je mangeais toute seule, à goûter des trucs pas possible ou des petits crabes tout mini, une merveille. On va dans les Pouilles parce que c'est beau et encore sauvage. On dirait que les plages datent des années 50, il y a là-bas un charme très particulier et la bouffe est juste dingue. www.ttotheatre.be ANNE-FRANÇOISE MOYSON