L'écriture est-elle un labo ou une Second Life ?

Un laboratoire qui touche à l'essence des choses. Le but étant d'être meilleur dans l'écriture que dans la vraie vie. Digne d'une retraite spirituelle, elle me plonge dans une solitude qui oscille entre bonheur et désespoir. Ce roman teste les points de limite de la technophilie. Malgré celle-ci, la littérature reste un outil précieux car elle aide l'homme à analyser sa position dans le monde.
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Un laboratoire qui touche à l'essence des choses. Le but étant d'être meilleur dans l'écriture que dans la vraie vie. Digne d'une retraite spirituelle, elle me plonge dans une solitude qui oscille entre bonheur et désespoir. Ce roman teste les points de limite de la technophilie. Malgré celle-ci, la littérature reste un outil précieux car elle aide l'homme à analyser sa position dans le monde. Moins que mon héros, mais je savais que certains " trucs " d'adultes n'étaient pas rigolos. À 7 ans, j'étais un rêveur en retrait du monde, puis je suis devenu hyperactif. Président de la République (rires) ! Vers 12 ans, j'ai songé à devenir écrivain, alors je me suis lancé à corps perdu dans la philo. J'étais aussi abonné à Science et Vie et passionné par les robots. Nul en mathématiques, je ne pouvais pas devenir scientifique, ainsi j'ai pris un chemin détourné. Il est un peu étranger au monde. Enfant, il a cru mourir d'une crise d'asthme. Sa mélancolie spinoziste le pousse à saisir les choses. Ce génie en affaires s'avère faiblement vivant. Son ambition est d'être riche, or sa quête insatisfaite de connaissance en fait un raté. Plus qu'un homme, j'admire l'histoire de Google. Il a suffi d'un algorithme, qui tient sur rien, pour rendre service à l'humanité. Mais les inventeurs n'ont pas de vision à long terme... Comment imaginer l'après-Facebook ou Twitter ? L'objet ultime serait un univers portatif dans une petite boîte, contenant des milliards de vies et de civilisations. L'évolution technologique est peut-être la dernière aventure humaine. Ce livre se demande justement si l'homme est suffisant ou s'il doit fabriquer des machines pour lui succéder, mais il risque de basculer dans l'inhumain. À l'accès quotidien à Internet, que ce soit l'info, le mail et Facebook, dont j'adore la Timeline. Le côté mémoriel prend le pas sur son aspect social. Mon GSM est bas de gamme mais je suis incapable de l'éteindre. Je me demande s'il y aura une cassure entre les écolos et les technophiles. Mon rêve ? Aller sur Mars. Aventureux, l'humain désire toujours aller plus loin. La Théorie de l'information, par Aurélien Bellanger, Gallimard, 487 pages. KERENN ELKAÏML'HUMAIN DÉSIRE TOUJOURS ALLER PLUS LOIN.