Du vinyle à la cassette audio, les technos rétro renaissent depuis quelques années. Et le monde de la photo n'échappe pas à cette vague de nostalgie analogique. Les appareils argentiques de Lomography reproduisent ainsi les (charmants) défauts d'image de modèles est-allemands et russes des sixties aux eighties. Sur smartphones, des applis comme Hipstamatic et Instagram procèdent de la même démarche et sont devenues des classiques. Commercialement malmené par ces tendances qui lui échappent, le monde de la photographie s'est réveillé depuis quelques temps... en produisant des APN aux formes vintage mais aux fonctions dernier cri, entre écrans tactiles pivotant et connexion Wi-Fi.
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Du vinyle à la cassette audio, les technos rétro renaissent depuis quelques années. Et le monde de la photo n'échappe pas à cette vague de nostalgie analogique. Les appareils argentiques de Lomography reproduisent ainsi les (charmants) défauts d'image de modèles est-allemands et russes des sixties aux eighties. Sur smartphones, des applis comme Hipstamatic et Instagram procèdent de la même démarche et sont devenues des classiques. Commercialement malmené par ces tendances qui lui échappent, le monde de la photographie s'est réveillé depuis quelques temps... en produisant des APN aux formes vintage mais aux fonctions dernier cri, entre écrans tactiles pivotant et connexion Wi-Fi. Cet automne, presque tous les constructeurs regardent ainsi dans le rétroviseur. Parmi ceux-ci, Olympus. Pas étonnant car cette marque exhumait, il y a cinq ans déjà, son Pen de 1958 pour le ressusciter en version digitale. Un précurseur, tout comme Pentax qui embrayait également en 2008 avec son i10, hommage à l'Auto 110 de 1978. "Il ne s'agit pas de réédition, cela impliquerait d'emprunter le design et la technologie interne de l'époque,précise Yazid Belmadi, responsable communication de Pentax Ricoh pour la France et la Belgique. On parle plutôt de source d'inspiration. Ces objets rappellent les trente glorieuses. Tous nos appareils rétro ne sont toutefois pas issus d'anciennes versions. Certains, comme notre dernier Q7, sont des productions originales. " Hormis une poignée de modèles faisant bande à part comme le Sony RX1R, la plupart de ces APN inspirés du passé entrent dans la catégorie des hybrides ou micro 4/3. Soit des modèles qui tentent de réunir les performances et la souplesse d'utilisation (grâce à des objectifs interchangeables) des gros reflex et le faible encombrement des APN compacts. Finition alu, formes angulaires, boîtier gainé de cuir... Les années 60 et 70 crépitent à nouveau. Démonstration en cinq modèles remarquables. Plus que le nombre de pixels, la taille du capteur d'un appareil photo dicte la qualité de ses images. Le RX1R accomplit un tour de force dans ce domaine puisqu'il embarque un modèle 24/36, ou Full Frame, que l'on ne trouve habituellement pas sur des gros reflex pro. Capable de se glisser dans une poche, cet hyper haut de gamme qui taquine le Leica M (une référence) offre un rendu d'images extraordinaire pour son gabarit. Un appareil avant-gardiste mais sans viseur, ici proposé en accessoire. Sony RX1R, 3 100 euros (pas d'objectif interchangeable). www.sony.beDébut des années 70, Olympus marquait les esprits avec ses OM, une gamme de petits reflex argentiques. Le constructeur à qui l'on doit aussi d'autres APN vintage revisités, comme les PEN, livre avec le OM-D E-M5son premier reflex néorétro. Doté d'un écran OLED tactile et inclinable, cet appareil (lancé il y a un an) au look inégalé s'habille d'un boîtier tropicalisé qui n'a pas peur des intempéries. Notons enfin la présence d'un stabilisateur surdoué de 5 axes mais aussi l'absence de flash intégré, à poser sur une griffe pyramidale. So 70's ! Olympus OM-D E-M5, 899 euros (nu). www.olympus.beComme Olympus, Fujifilm investit massivement dans des APN au look néo rétro et compte à ce jour une dizaine de spécimens du genre à son actif. Parmi ceux-ci, le X-M1 a surpris le monde de la photographie grâce à un capteur exclusif (X-Trans) qui tient la dragée haute à des stars du même gabarit (comme le Nex-5 de Sony), mais aussi à des reflex. Nanti d'une très bonne autonomie et d'une appli permettant de télécharger des clichés sur smartphone, il se déclinera en X-A1, version allégée, en novembre prochain. Fujifilm X-M1, 799 euros (avec objectif 16-50 mm). www.fujifilm.eu/bePentax voit la vie en technicolor. Au-delà de ses trois couleurs de base, son nouveau Q7 se décline ainsi en 20 teintes pour le boîtier et six pour le grip. Soit 120 variations bi-tons, à créer sur le site du constructeur. Au-delà de cet habillage, ce modèle nomade, qui tient dans le creux de la main, se surmonte d'un flash original qui peut décoller 4 cm au-dessus du boîtier (pour mieux éclairer une scène). Financièrement accessible, il ne s'équipe pas moins d'un capteur plus grand améliorant sa sensibilité en basse lumière. Pentax Q7, 240 euros (avec objectif 5 -15 mm). www.ricoh-imaging.bePrécurseur des appareils photo compacts à objectifs interchangeables, Panasonic ne réinvente pas la roue avec son GX7. Seul un viseur optique inédit et capable de pivoter à 90 ° étonne. Pour le reste, il préfère améliorer ses acquis en se montrant toujours hyper réactif (moins d'une demi seconde pour faire sa mise au point et shooter) et en livrant un mode automatique parmi les plus intelligents du marché. Bien vu enfin, son mode discret qui désactive en une seule touche flash, bruits et autres LED pour le rendre invisible. Panasonic GX7, 1 100 euros (avec objectif 14-42 mm). www.panasonic.bePAR MICHI-HIRO TAMAÏ