Paris 1909. Le vernis de la bourgeoisie se craquelle et Georges Feydeau s'attelle à l'écriture d'une pièce sur les déboires conjugaux... Au lendemain de l'une de ses coutumières virées nocturnes, l'écrivain se réveille chez lui, surpris autant par la présence d'une jeune artiste de cabaret, sa maîtresse, que par le retour imprévu de sa femme Marianne. Les quiproquos s'enchaînent et les rencontres se multiplient puisque la bonne Yvette introduit successivement deux hommes très ...

Paris 1909. Le vernis de la bourgeoisie se craquelle et Georges Feydeau s'attelle à l'écriture d'une pièce sur les déboires conjugaux... Au lendemain de l'une de ses coutumières virées nocturnes, l'écrivain se réveille chez lui, surpris autant par la présence d'une jeune artiste de cabaret, sa maîtresse, que par le retour imprévu de sa femme Marianne. Les quiproquos s'enchaînent et les rencontres se multiplient puisque la bonne Yvette introduit successivement deux hommes très liés à la jeune artiste : l'un est son amant éploré, l'autre son mari dupé auquel la bonne ne semble pas insensible. Une cascade de malentendus qui trouve son apogée lorsque l'écrivain concurrent de Feydeau, qui dédaigne le théâtre de boulevard, fait son entrée. S'ensuivent une multitude de péripéties saugrenues, de justifications et de billets de rendez-vous secrets, lus par ceux qui ne devraient même pas en connaître l'existence. Création en langue française du " Monkey's Uncle " de David Lewis, " Occupe-toi de Feydeau " renoue avec brio avec le vaudeville tant aimé de celui qui joue ici le rôle principal. L'auteur anglais né en 1964 s'en donne à c£ur joie, parodiant les ressorts comiques de celui qui fut le contemporain de Labiche et Courteline, auteur du célèbre " Occupe-toi d'Amélie ". Georges Feydeau, à croire ce qu'en ont raconté ses contemporains, avait été élevé dans un anticonformisme absolu. A 21 ans, il connaît le succès avec ses premières pièces. Très beau, joueur, charmant, un peu distant et mystérieux, habitué aux conquêtes féminines et aux coups de foudre, ce séducteur avait sa propre table chez Maxim's où il s'attardait jusqu'à minuit, côtoyant les riches bourgeois, les étrangers de passage, les cocottes délurées. Il mourra en 1921 des suites de la syphilis, après avoir découvert que sa femme lui rendait la monnaie de sa pièce en le trompant. Le rire a conquis tant Georges Feydeau que David Lewis qui en ont fait leur vertu théâtrale, mêlant habilement fiction et réalité. Bernard Cogniaux, Isabelle Defossé, Delphine Dessambre, Pierre Dherte, Sébastien Dutrieux, Lara Hubinont et Michel Israël campent cette palette de personnages hauts en couleur, orchestrés par le metteur en scène Adrian Brine. Soirée spéciale pour le réveillon du 31 décembre. Du 22 novembre au 31 décembre prochains, Rideau, à 1000 Bruxelles. Tél. : 02 507 83 61. Internet : www.rideaudebruxelles.beMarie Liégeois