Pour les danseurs, ce sont des justaucorps seconde peau, taillés au laser dans une matière argentée et réfléchissante, presque transparente. Pour Mélisande, une robe faite de fils, tellement légère qu'elle pourrait s'animer au moindre souffle. En tout, ce ...

Pour les danseurs, ce sont des justaucorps seconde peau, taillés au laser dans une matière argentée et réfléchissante, presque transparente. Pour Mélisande, une robe faite de fils, tellement légère qu'elle pourrait s'animer au moindre souffle. En tout, ce sont vingt costumes qu'Iris van Herpen a imaginés pour le ballet Pelléas et Mélisande, tout prochainement visible à Gand, puis au Luxembourg, après avoir été montré à Anvers, début février. Pour ce faire, celle qui collabore régulièrement avec des chorégraphes, comme Benjamin Millepied, ex-directeur du ballet de l'Opéra de Paris et époux de l'actrice Natalie Portman, a puisé dans sa propre expérience de danseuse, pour explorer, comme à l'accoutumée, les limites de la couture. Ses créations sont faites de soie, laine et cuir, mais également de matériaux beaucoup plus techniques, conceptualisés à partir d'impressions 3D, assemblées à l'aide de lumières ultraviolettes ou encore découpées au laser, spécificité de la maison néerlandaise. De quoi apporter une dimension supplémentaire à cet opéra, composé par Claude Debussy, ici chorégraphié par Sidi Larbi Cherkaoui et scénographié par Marina Abramovic.