Discrètement mais sûrement, les marques d'institut gagnent du terrain. Les raisons ? Des nouveautés pertinentes, des concepts originaux, des actifs simples et naturels et des textures " plaisir ". Sans oublier l'atout supplémentaire : des conseils à la carte. Les instituts font peau neuve, les spas "one day" et les fermes de beauté fleurissent. Il n'y a pas de doute, cet univers-là est en pleine évolution. La fréquentation suit une courbe ascendante et aujourd'hui, entre 9 % et 10 % des femmes sont des adeptes de l'institut. Qui sont-elles ? Le plus souvent des femmes actives, soucieuses, donc, de leur apparence, bien informées, recherchant une démarche holistique, des conseils pointus et personnalisés, suivis de soins sur mesure. Et le choix est devenu assez vaste, car chaque marque développe sa philosophie propre et spécifique, rigoureusement appliquée lors d'une prestation en cabine et prolongée dans les gammes de soins à utiliser chez soi.
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Discrètement mais sûrement, les marques d'institut gagnent du terrain. Les raisons ? Des nouveautés pertinentes, des concepts originaux, des actifs simples et naturels et des textures " plaisir ". Sans oublier l'atout supplémentaire : des conseils à la carte. Les instituts font peau neuve, les spas "one day" et les fermes de beauté fleurissent. Il n'y a pas de doute, cet univers-là est en pleine évolution. La fréquentation suit une courbe ascendante et aujourd'hui, entre 9 % et 10 % des femmes sont des adeptes de l'institut. Qui sont-elles ? Le plus souvent des femmes actives, soucieuses, donc, de leur apparence, bien informées, recherchant une démarche holistique, des conseils pointus et personnalisés, suivis de soins sur mesure. Et le choix est devenu assez vaste, car chaque marque développe sa philosophie propre et spécifique, rigoureusement appliquée lors d'une prestation en cabine et prolongée dans les gammes de soins à utiliser chez soi.Yon-Ka, la maîtrise des huiles essentiellesChez Yon-Ka, priorité aux huiles essentielles. " Leur pouvoir n'est plus à démontrer, relève Catherine Multaler, directeur général des laboratoires Yon-Ka, mais il faut les manier avec précaution et doigté. Certains de nos produits ont une concentration en huiles essentielles qui varie entre 3 % et 12 %. Seule une technicienne peut préparer, après un diagnostic minutieux, un dosage juste, correspondant à l'état de la peau de la cliente. Cette concentration à la carte ne peut pas être réalisée en parfumerie, lors d'une vente rapide. " La promesse Yon-Ka ? Beaucoup de bien-être et un teint éclatant, déjà après le premier soin. Ce résultat visible immédiatement est lié à la technicité des soins, à la qualité des produits et à la senteur des huiles essentielles, absorbée par les voies respiratoires. " Une visite dans un institut de beauté relève d'une démarche personnelle et raisonnée, souligne Catherine Multaler. Elle n'est pas impulsive. D'où l'attente d'un résultat à coup sûr. " Les actifs en vogue ? On en tient compte, bien sûr, mais dans la mesure où ceux-ci représentent un intérêt à long terme. La durée de vie d'un produit d'institut est beaucoup plus longue que celle d'un produit vendu en parfumerie. On évite, alors, " la nouveauté pour la nouveauté ". Les acides de fruits, par exemple, font partie de certaines formules. " Certes, il y a beaucoup de discussions autour des acides de fruits, note Catherine Multaler. Le problème est toujours le même, c'est celui de la concentration. Chez nous, les acides de fruits sont concentrés à 2 % et sont greffés sur les protéines, pour leur conférer de la douceur. Ils conviennent ainsi à tout le monde, même aux peaux sensibles. " Actuellement, Yon-Ka s'ouvre vers les extraits marins et notamment vers les algues. L'objectif est de trouver des actifs qui pourraient éviter d'utiliser certains conservateurs. Cela dit, les produits mis au point dans les années 1950 sont toujours d'actualité. " Nos produits évoluent lentement, mais nos soins évoluent également. Le deuxième soin, pratiqué à l'institut, ne sera pas le même que le premier, signale Catherine Multaler. Les saisons changent, le climat change et la peau évolue. Dans nos instituts, il n'y a pas de soins standards et la cliente ne s'ennuie jamais. "Guinot ou la révolution des soins esthétiquesRené Guinot, ingénieur chimiste, a créé pour sa femme, esthéticienne, une ligne de produits cosmétiques, griffés de son nom. La véritable révolution vient en 1965. En effet, jusqu'à cette date, les soins en institut étaient manuels. Or René Guinot met au point un appareil avec des électrodes qui facilitent la pénétration des produits de soin et augmentent leur activité. Ainsi est née l'Hydradermie, le soin " phare ", plébiscité par les clientes depuis trente-cinq ans. " L'appareil émet deux courants, explique Claudine Raballan, directrice de la formation France, chez Guinot. Le premier est un micro-courant de ionisation et véhicule les principes actifs en profondeur. Le deuxième courant, de haute fréquence, a une action purifiante et bactéricide. Il réoxygène également la peau. Il s'agit d'un soin très personnalisé, capable de traiter différents problèmes de la peau. Un massage, pratiqué à la fin, apporte énormément de sérénité et de relaxation. Nous avons également créé une cassette musicale qui complète la détente de la cliente. " Quoi d'autre ? La philosophie de Guinot, c'est avant tout le conseil, le savoir-faire et les soins cabine, pratiqués selon le même protocole. Toutes les esthéticiennes sont formées par la maison et effectuent un stage au centre de formation Guinot, au siège de la société, à Paris. Il y a, aussi, une gamme complète de soins pour le visage et le corps qui prolongent les bienfaits du soin en institut chez soi. Ils sont conçus et mis au point sous la houlette de Jean Daniel Mondin, docteur en pharmacie, propriétaire et PDG de la marque. Leur point fort ? Des actifs avant-gardistes, des matières premières de top qualité et des formules testées en milieu hospitalier. Guinot est présent dans 9 000 instituts dans le monde. C'est, en termes de chiffre d'affaires, la première marque d'institut en France. Sa réputation s'est construite petit à petit, sans le moindre tapage publicitaire. " La publicité coûte cher, insiste Marc Espagne, directeur des ventes de la société. Nous préférons investir dans la formation de nos esthéticiennes et dans la qualité de nos produits. L'efficacité de nos soins est plus importante que " l'image " et la notoriété ".Phytomer, tous les bienfaits de la merCela se passe en 1971, à Saint-Malo, en Bretagne. En 1971, Jean Gedouin, fasciné par l'univers extraordinaire des algues, se lance dans la fabrication de produits de beauté pour le corps destinés aux centres de thalassothérapie. Le concept de base ? Intégrer dans les formules de l'oligo-mer, à savoir de l'eau de mer sans eau et sans sel. Avantage ? La peau peut bénéficier de tous les oligoéléments connus (aujourd'hui, 106 au total). Ils sont contenus uniquement dans la mer. Le but est de requinquer d'abord la peau, avant de traiter un désordre esthétique spécifique (problème de peau grasse, déshydratation, relâchement cutané, etc.). Phytomer se positionne donc comme cosmétique-santé et non pas comme cosmétique thérapeutique. Des centres de thalasso, les produits de soin ont ensuite cheminé vers les spas (notamment celui, très chic, au Trianon Palace, à Versailles près de Paris) et vers certains instituts de beauté (23 en Belgique). Récemment, la marque a été également introduite dans des parfumeries sélectives. Deux raisons ont guidé ce choix : la volonté de faciliter à la cliente l'achat de ses produits ainsi que le désir d'étoffer le choix dans les parfumeries. Phytomer est, en effet, la seule marque, caractérisée par un esprit 100 % marin. Des produits nouveaux et intéressants voient régulièrement le jour. Elaborés, toujours, selon les principes de la philosophie de base, s'appuyant sur les bienfaits de la mer. Autrement dit, Phytomer ne suit pas les modes. " La mer n'est pas une tendance, c'est un style de vie, rappelle Yoeri Ziembicki, responsable de la marque pour la Belgique. Un style de vie qui existe depuis deux mille ans. " Les points forts ? Tout d'abord la minceur. Elle représente 20 % du chiffre d'affaires. Et aussi l'hydratation et la protection solaire. Tous les produits sont mis au point suite à une étude et une observation scrupuleuses du milieu marin et surtout des algues. Soumises à des intempéries parfois violentes, au froid glacial ou au soleil implacable, aux marées hautes et basses, elles ont développé des systèmes de protection naturels et très efficaces. " On n'invente rien, conclut Yoeri Ziembicki. On prend ce que la nature nous donne et on applique le principe de biomimétisme. "Carnet d'adresses en page 160.Barbara Witkowska