Dès que se profilent les beaux jours, avec les projets de week-ends à rallonge et de vacances à venir, le maillot de bain devient un sujet qui fâche. Entre ses ambitions sportives de l'hiver dissoutes au fond du pot de Nutella et son ignorance totale des us et coutumes du " beachwear ", l'homme se contente généralement de récupérer du fond de son placard un modèle antédiluvien. Pour ne pas passer l'été les reins cintrés par un machin informe, misez sur le maillot 2004, lequel demeure quasi identique à ce qu'il fut en 2...

Dès que se profilent les beaux jours, avec les projets de week-ends à rallonge et de vacances à venir, le maillot de bain devient un sujet qui fâche. Entre ses ambitions sportives de l'hiver dissoutes au fond du pot de Nutella et son ignorance totale des us et coutumes du " beachwear ", l'homme se contente généralement de récupérer du fond de son placard un modèle antédiluvien. Pour ne pas passer l'été les reins cintrés par un machin informe, misez sur le maillot 2004, lequel demeure quasi identique à ce qu'il fut en 2003 : affirmation de style nageur avec forme rectangulaire couvrant l'aine et dominante uni faux denim (Athena), ergonomico-bicolore (D-Squared) ou rayé noir-blanc (Y 3). Les variations se déclinent en style boxeur, un short court taille basse, très années 1960 (Stone Island, Hom), ou bien taille haute et longueur à mi-cuisse (Oxbow). Le maillot qui est en fait le plus facile à porter en cas de bouée naissante (ou déjà affirmée). Pour les peaux sensibles, vive les nouvelles technologies, comme avec le Code STL, premier boardshort sans coutures mis au point par Rip Curl. Les matières coupées au laser sont assemblées sur moules en 3 D selon le procédé de la thermosoudure, façon combinaison de plongée : fini, les traces cruellement gravées dans la peau. Les plages se mettront aussi à l'heure australienne avec les maillots Speedo, fameuse marque qui a fêté l'année dernière ses 75 ans. Le premier maillot de bain piscine Raceback fut en effet créé en 1928, et, aujourd'hui, c'est sous l'imprimatur stylistique de Melissa Odabash, ancien mannequin devenu styliste, que sont créés les modèles très " beachwear " de la marque. Côté imprimés, poursuite des motifs floraux tropico-hawaiiens (Moschino, Quiksilver, Vilebrequin, Gant) ou animaliers, tels les papillons sur bermuda céladon chez Salvatore Ferragamo. Côté couleurs, misez sur les bleus turquoise ou marine, les rouges, du coquelicot au bordeaux, les kakis, et bien évidemment le noir. On manipulera en revanche le marron chocolat avec précaution, préférant attendre d'être presque bronzé, sous peine d'effet Magnum double cloisonné caramel garanti, avec vous dans le rôle de la glace à la vanille ! Quant au rose indien tel qu'il est proposé chez Pringle, il prépare à l'été 2005, saison masculine annoncée massivement sous le signe du " pink ". On est libre toutefois de ne pas y souscrire... Pour finir, et pour être tranquille, achetez trois maillots différents, emportez-les partout et sachez les entretenir (rinçage à l'eau douce, lavage à l'eau froide). Les filles font cela depuis des années. A votre tour maintenant. P.L.