La toute nouvelle " Weems Watch " séduit par son cadran blanc laqué, décoré de chiffres arabes noirs peints et d'aiguilles en acier bleui, de type " Breguet ". Merveille de technologie horlogère, le robuste calibre mécanique à remontage automatique se laisse découvrir au travers d'une glace saphir, cachée par un fond à couvercle gravé. Son boîtier en acier inoxydable, d'un diamètre de 47,50 mm, honore Philip van Horn Weems. Cet officier de l'US Navy, passionné par la recherche, a développé dans les années 1920, en collaboration avec Longines, un système permettant de synchroniser la montre à la seconde près avec le signal horaire radio. Quatre-vin...

La toute nouvelle " Weems Watch " séduit par son cadran blanc laqué, décoré de chiffres arabes noirs peints et d'aiguilles en acier bleui, de type " Breguet ". Merveille de technologie horlogère, le robuste calibre mécanique à remontage automatique se laisse découvrir au travers d'une glace saphir, cachée par un fond à couvercle gravé. Son boîtier en acier inoxydable, d'un diamètre de 47,50 mm, honore Philip van Horn Weems. Cet officier de l'US Navy, passionné par la recherche, a développé dans les années 1920, en collaboration avec Longines, un système permettant de synchroniser la montre à la seconde près avec le signal horaire radio. Quatre-vingts ans plus tard, la manufacture, siglée par un logo en forme de sablier, sut exploiter l'aura du génial commandant, en lançant ce modèle graphique et emblématique baptisé de son nom où la synchronisation est assurée par le cadran central mobile opalin. Chronique d'une success-story. Auguste Agassiz arrive à Saint-Imier, dans le Jura bernois, en 1832. Il y rejoint deux associés qui exploitent un comptoir d'horlogerie. En vingt ans, il parcourt toutes les foires européennes pour ramener force commandes. A l'été 1852, il passe la main à son neveu Ernest Francillon qui va rationaliser la production. Dix ans plus tard, ce dernier se porte acquéreur de terrains au lieu-dit " Les Longines ". C'est là qu'il regroupera les ateliers de la manufacture qui portera officiellement ce célèbre nom de fabrique dès 1889, date du dépôt officiel. Longines accumule les prix lors des expositions internationales. En 1903 apparaissent les premières montres-pendentifs pour dames. 1905 voit naître la première montre-bracelet fabriquée mécaniquement. En 1911, Longines occupe 1 100 ouvriers. Spécialisée dans la fabrication de chronographes de haute précision, la firme horlogère va faire £uvre de pionnière et devenir incontournable dans des domaines aussi diversifiés que l'aéronautique (Charles A. Lindbergh, Weems), les sports mécaniques, les explorations scientifiques ou encore les Jeux olympiques. Depuis la firme jurassienne poursuit inlassablement ses travaux de recherche et s'inscrit au top-niveau de la technologie de pointe. Elle est aujourd'hui membre du Swatch Group. Tous les secrets des collections. Le 175e anniversaire de la manufacture sera aussi marqué par l'extension du Musée Longines, ouvert en 1992. L'espace 1957-2007 réunit toutes les collections horlogères de Longines, dont la Longines Flagship (1957), la Agassiz (1982) montre extraplate dédiée à Auguste Agassiz, le fondateur, et aussi la Longines DolceVita (1997) et la Longines evidenza (2003), des succès plus récents. Dans la salle à côté, environ 800 livres " d'établissage " racontent en détail tous les secrets des 15 millions de montres réalisées par Longines avant la révolution informatique. A ne pas manquer non plus : la collection d'affiches publicitaires (la première datant de 1905) et ce prestigieux ouvrage intitulé " Une région au rythme du temps ". L'historienne Laurence Marti y raconte comment se sont développées, dans la région de Saint-Imier, dès 1700, les différentes activités artisanales et industrielles et pourquoi, parmi les fabricants historiques, Longines est la seule entreprise, encore en activité. Barbara Witkowska