Dans un quartier proche du Centre Pompidou, dans le IIe arrondissement de Paris, les immeubles historiques trouvant leurs origines aux alentours de 1700 sont légion. C'est au sein de l'une de ces bâtisses majestueuses que le directeur d'une société de production télévisuelle a trouvé son paradis. " Le quartier de Montorgueil est très animé. Il se passe toujours quelque chose dans les rues avoisinantes, qui comptent de nombreux bars et restaurants ", s'enthousiasme-t-il. Comme la plupart des bâtiments de ce type, celui-ci fut construit pour des nobles, vivant principalement au rez-de-chaussée où les plafonds étaient très élevés, la hauteur des volumes se réduisant aux étages et les escaliers devenant progressivement plus étroits. Le dernier étage accueillait à l'époque les domestiques ou un grenier. C'est pourtant là que se déploie, aujourd'hui, ce logement baigné de lumière et aménagé avec de belles pièces de design.
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Dans un quartier proche du Centre Pompidou, dans le IIe arrondissement de Paris, les immeubles historiques trouvant leurs origines aux alentours de 1700 sont légion. C'est au sein de l'une de ces bâtisses majestueuses que le directeur d'une société de production télévisuelle a trouvé son paradis. " Le quartier de Montorgueil est très animé. Il se passe toujours quelque chose dans les rues avoisinantes, qui comptent de nombreux bars et restaurants ", s'enthousiasme-t-il. Comme la plupart des bâtiments de ce type, celui-ci fut construit pour des nobles, vivant principalement au rez-de-chaussée où les plafonds étaient très élevés, la hauteur des volumes se réduisant aux étages et les escaliers devenant progressivement plus étroits. Le dernier étage accueillait à l'époque les domestiques ou un grenier. C'est pourtant là que se déploie, aujourd'hui, ce logement baigné de lumière et aménagé avec de belles pièces de design. Ayant déjà collaboré avec l'architecte français Eric Gizard par le passé, le producteur s'est tout naturellement tourné vers lui pour remettre à neuf cet endroit d'une superficie de 95 mètres carrés, devant accueillir le propriétaire, sa nouvelle compagne et le fils de cette dernière. " Ce concepteur travaille avec l'espace et non pas seulement dans l'espace, commente l'habitant des lieux. Il prête une attention particulière aux lignes, à la lumière et aux petits détails. " Situé sous les combles, le loft comptait de nombreuses poutres apparentes, et une mezzanine, conçue par le précédent occupant, rendait le lieu assez sinueux. " J'ai fait le choix de la conserver, tout comme l'escalier en colimaçon Helicoid Staircase, créé par Roger Tallon en 1964. Il s'agissait d'une pièce iconique autour de laquelle il était judicieux de travailler pour un projet si contemporain ", explique l'architecte d'intérieur. Outre ces aspects, l'ensemble a été transformé. Tous les murs ont été démolis et un nouveau plancher en chêne fumé a été privilégié pour revêtir les sols. La structure alambiquée du plafond a été simplifiée et plusieurs poutres ont été dissimulées dans les nouveaux murs. " J'aime l'idée d'un appartement ouvert, avec des portes coulissantes permettant de créer des zones plus intimistes si souhaité. Les armoires sont intégrées, ce qui confère une atmosphère apaisante. Chaque pièce est comme une sorte de boîte indépendante. Des angles géométriques uniques et des détails architecturaux qui n'existaient pas auparavant ont aussi été créés ", note Eric Gizard. Au-dessus de la table de la salle à manger, le plafond a été abaissé à l'aide de lambris en bois. Il fait le lien entre cette partie de l'habitation et le salon. Les boiseries ont été peintes en blanc afin de rendre l'atmosphère plus lumineuse, tandis que l'élément métallique de structure, qui relie les deux murs du séjour, est resté dans son jus. Côté cuisine, le décorateur a imaginé un mobilier très fonctionnel et d'une belle simplicité, qui s'accorde parfaitement avec le reste de l'espace. Comme le propriétaire travaille dans le secteur de la télé et du cinéma, la lumière était un point essentiel à ses yeux. Tant naturelle qu'artificielle. Des lampes LED ont donc été installées au-dessus de la table de la salle à manger et incorporées dans le sol qui longe cette pièce, donnant une ambiance incroyable lorsqu'elles sont allumées le soir. Dans la cuisine, le plafond a été abaissé pour y placer également ce type d'éclairage, équipé d'un dimmer pour moduler l'intensité. Côté aménagement, le créateur a intégré à la composition des armoires encastrées, l'escalier en colimaçon et les radiateurs à l'ancienne, en égayant le tout à l'aide de mobilier contemporain ou iconique choisi avec soin. Dans cette élégante sélection, on retrouve des objets d'Eric Gizard lui-même, des marques Hay ou Gubi, ainsi que des pièces vintage des années 50 et 60. L'ensemble apparaît comme homogène, sans fioritures et fonctionnel, mais avec un petit soupçon d'audace et d'originalité qui apporte une chaleur évidente et cosy au tableau. Par Sisters Agency