Le profil. Pour une famille en quête de quiétude et de dépaysement.
...

Le profil. Pour une famille en quête de quiétude et de dépaysement. La taille. 15 X 4 mètres. Le budget. Non communiqué. L'idée était de retrouver, avec cette piscine qui s'étire le long d'une villa, une ambiance de vacances à la maison. La céramique de la cuve est gris anthracite pour donner une eau bleu marine. Et des plages en granit brut, à profondeur variable, ont été aménagées pour que les enfants se sentent à l'aise. Les parents disposent, eux, de 15 mètres de fond plat, à 1,60 mètre de profondeur, pour nager tranquillement. Le végétal se glisse dans les intervalles entre ce coin d'éden, l'habitation et sa nouvelle aile de garage pour apporter de la fraîcheur. L'ensemble, imaginé par le paysagiste Vincent Gillier, joue avec la forte déclivité du terrain. Sur toute la longueur, la piscine déborde vers le jardin, créant une chute de 1 mètre de hauteur. Le niveau de l'eau a été choisi pour qu'il reflète, tel un miroir, son environnement et les pins des alentours. En réalité proche du logis, le bassin ne s'impose pas et semble fusionner avec la nature. Les plantations sont d'ailleurs valorisées par l'éclairage. La poolhouse en bois termine la composition, le miroitement de l'eau se dessinant sur son plafond blanc. Un espace zen de déconnexion totale pour une famille très active. Le profil. Pour amateurs de nage et de nature. La taille. 2,5 X 10,5 mètres. Le budget. Environ 30.000 euros. La propriétaire avait l'habitude de se rendre au domaine récréatif de Blaarmeersen pour se baigner, même au début du printemps, avec une combinaison thermique. Mais lorsqu'elle et son mari ont décidé d'installer chez eux un étang de baignade, ils ont néanmoins opté pour un modèle chauffé. "Une température agréable n'est plus réservée aux piscines aujourd'hui", souligne Thomas Vander Auwermeulen qui, avec son frère Ian, dirige le cabinet d'architecture paysagère Exteria. Le plan d'eau occupe presque tout l'espace latéral de la maison et n'est séparé de celle-ci que par quelques marches minérales, faisant office de bords. De l'autre côté, la bordure étroite est richement plantée de sorte que la composition reste très naturelle. La façade arrière des voisins finira même par disparaître sous les plantes grimpantes. Ainsi, la cour deviendra une oasis de verdure, dans laquelle la zone aquatique semblera subtilement intégrée, comme si l'on était loin de la ville. Le profil. Pour ceux qui cherchent l'originalité. La taille. 6 X 2,50 mètres. Le budget. Environ 25.000 euros. "Une structure comme celle-ci est plus complexe qu'elle en a l'air. Il ne s'agit pas seulement d'enlever le toit du container et de le remplir d'eau." Il y a trois ans, Vincent Meers a déniché cette idée sur le Web. Il a expérimenté son propre design et a trouvé un premier client qui voulait investir dans ce projet pilote. Cet été, il va livrer cinq nouveaux Cocupools dans notre pays, son concept étant également populaire aux Pays-Bas. La cuve est constituée d'un bac en acier sur lequel est appliqué un revêtement en polyuréthane, comme dans les piscines classiques en béton. Le volume est également équipé d'un escalier, des filtres et pompes nécessaires, d'un éclairage et, dans ce cas, d'une fenêtre. Si les versions blanches ou grises ont la cote, toutes les couleurs RAL sont possibles, également pour la face intérieure. L'installation se prête à tous les sites, tant que la surface est stabilisée et plane. Il est évidemment plus compliqué de la placer dans le jardin d'une maison mitoyenne ou sur un immeuble haut. Mais le levage d'un tel parallélépipède de 2,5 tonnes à l'aide d'une grue rend le chantier impressionnant. Un modèle devrait d'ailleurs être bientôt posé sur un toit-terrasse, à Anvers. Le profil. Pour ouvrir l'horizon d'un citadin. La taille. 9,05 X 2,20 mètres. Le budget. Inclus dans le gros-oeuvre du bâtiment. Le client rêvait de voir la pluie tomber sur sa piscine, lorsqu'il serait dans son salon. C'est pourquoi le bassin arrive au pied du châssis. La partie le long de la baie n'est pas une plage mais une pataugeoire pour les enfants, avec seulement 10 centimètres de profondeur. Le blanc a été choisi pour refléter "la vraie couleur de l'eau" et faire le raccord avec l'architecture intérieur. Vient ensuite l'espace de nage, au fond à 1,20 mètre et pouvant être arrosé par les fontaines métalliques. Cette piscine à débordement est située au dernier étage d'un projet de transformation d'une ancienne usine en une centaine d'unités de logement allant du studio à l'appartement de 600 m2, signé par l'Atelier d'architecture Meunier-Westrade. Le bâtiment est situé en périphérie de Tournai, mais assez près pour qu'on aperçoive, de ce promontoire, la cathédrale et le beffroi. Cette installation aquatique n'était pas prévue initialement. Le propriétaire, qui bénéficie par ailleurs de deux autres terrasses, a donc dû acheter l'habitation du dessous pour aménager, sur une partie, la cuve en béton, solidaire de la structure de l'immeuble. Un travail délicat d'ingénierie pour un résultat pur et minimal. Le profil. Pour des urbains en quête de rafraîchissement. La taille. 3,40 X 0,90 mètres. Le budget. Moins de 8000 euros. Les propriétaires de cet appartement situé au rez-de-chaussée d'une ancienne cité-jardin, en Région bruxelloise, désiraient rendre leur jardin plus vivant. La maîtresse de maison, qui est photographe nature, voulait aussi qu'il y ait davantage d'interactions avec les oiseaux, les papillons, les libellules et les autres espèces peuplant ce petit coin d'éden. Un étang de baignade pouvait offrir cela. Le but n'était pas de créer un endroit où nager, mais un point de fraîcheur pour l'été. Comme les habitants n'avaient pas besoin d'une large terrasse, l'architecte paysagiste Pieter Van Hauwermeiren a eu l'idée de concevoir un bassin à remous entouré d'un large bord pour s'asseoir, et ce avec des briques semblables à celles utilisées pour un petit sentier bucolique. Il reste juste assez de place, à côté, pour une table de bistrot et deux chaises. Le bassin a en réalité été construit autour d'une cuve préfabriquée en polyester. Les clinkers d'argile étant cuits davantage que les briques de parement, ils absorbent moins d'eau et réduisent la mousse. Un cachet authentique pour métamorphoser un petit espace vert citadin.