C'est un peu l'histoire de la nana irréprochable, bien dans sa peau et dans son corps, façonnée pour séduire et sapée pour durer. Un parcours à l'eau de rose, tellement angélique qu'il en devient trop lisse. Aussi y a-t-il mille raisons de détester Barbie. D'abord pour ce qu'elle incarne: un modèle tronqué, sans aspérité ni personnalité, pour les petites filles qui rêvent de devenir princesses. Ensuite parce qu'elle a conquis le monde avec une facilité déconcertante: depuis soixante ans, le mannequin - qui a déjà connu treize présidents des Etats-Unis - s'écoule à la vitesse de 80 millions d'exemplaires par année. Rien à faire, ce genre de success-story sucrée, ça écoeure.
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