C'est comme un jeu de dominos, le premier a chuté sur le second, qui renversa le troisième et ainsi de suite. La pandémie a figé le monde de la mode, après la sidération, est venu le temps de l'annulation des salons professionnels, des défilés, des fashion weeks Mode Masculine et Haute Couture. Les maisons et les créateurs, selon leurs moyens créatifs et financiers ont tenté d'occuper le terrain différemment. Digitalement. Pendant le confinement, avec cours de yoga, mini-concert, shoot quarantaine pour tenter d'éla...

C'est comme un jeu de dominos, le premier a chuté sur le second, qui renversa le troisième et ainsi de suite. La pandémie a figé le monde de la mode, après la sidération, est venu le temps de l'annulation des salons professionnels, des défilés, des fashion weeks Mode Masculine et Haute Couture. Les maisons et les créateurs, selon leurs moyens créatifs et financiers ont tenté d'occuper le terrain différemment. Digitalement. Pendant le confinement, avec cours de yoga, mini-concert, shoot quarantaine pour tenter d'élargir les horizons. Depuis, il a aussi fallu penser à ces grands rassemblements qui occupent Londres, New-York, Milan et Paris avec des shows destinés à présenter les saisons à venir. Sous l'égide de la Fédération de la haute couture et de la mode parisienne, le calendrier a donc été repensé - avec la mise sur pied d'une plateforme réalisée par Launchmetrics afin que les défilés puissent se dérouler en ligne. Pour être précise, deux plateformes accessibles au grand public "tout en comprenant des espaces réservés aux professionnels". Ajoutés à cela des partenariats conclus avec les réseaux sociaux et les entreprises technologiques à l'échelle mondiale - Youtube, Google, Instagram, Facebook et pour la Chine, Hylink. Canal +, également partenaire, a créé pour l'occasion une chaîne événementielle Paris Fashion assortie d'un corner digital sans abonnement. De même le New York Times, de la partie, consacre un espace sur son site internet où l'on pourra regarder les vidéos du calendrier officiels des deux fashion weeks qui débutent ce 6 juillet dans la foulée l'une de l'autre, avec la maison Schiaparelli en ouverture de la Couture et Valentino en clôture, suivie de 5 jours de vestiaire masculin, entamés avec Etudes le 9 juillet et bouclés par Lemaire le 13 juillet. Un mini-marathon depuis son salon, voire son bureau. Et beaucoup d'inconnues : qu'en sera-t-il de la narration dans un univers virtuel où l'événement ne se vivra pas dans une même communion, où les sens seront différemment affectés, où le toucher sera lettre morte ? Et quelle suite accordée à ces propositions de collections pensées durant une pandémie dévastatrice ? Car les acheteurs, logés à la même enseigne que les clientes, influenceurs, boutiques et journalistes, devront choisir en show-room virtuel ce qu'ils comptent commander pour leurs boutiques en passant par le canal numérique. Tout ceci ressemble moins à un grand terrain de jeu par écran interposé qu'à une expérimentation faute de mieux pour tenter de limiter la casse. http://parisfashionweek.fhcm.paris et hautecouture.fhcm.paris