Virgil Abloh a peut-être prédit, fin de l'année dernière, la mort du streetwear mais il ne s'agira sûrement pas d'une fin de vie brutale. La basket en tout cas semble avoir de beaux restes, surtout une fois pimpée par de jeunes créateurs. La Fashion Week masculine de Londres a servi de tremplin pour le lancement de trois nouvelles collaborations visibles sur les catwalks aux pieds de mannequins d'Astrid Andersen, de Nicholas Daley et de Eastwood Danso. Des chaussures respectivement cobrandées Hummel, Adidas et Converse.

Seuls les modèles adoubés par des équipementiers sportifs trouvent réellement grâce aux yeux des "sneakersheads". En parvenant à convaincre Nike d'associer son image à celle de Dior, Kim Jones, le directeur artistique de la maison de couture française, a réussi un coup de maître. Les spéculations vont déjà bon train quant à la valeur de revente de ces modèles - sur certains sites, les montants avoisineraient les 100000 dollars -... même pas encore disponibles en magasin.

Des chaussures toujours techniques

Pas question de prix similaires pour les sneakers dévoilées à Londres. La Reach LX 6000 labellisée Astrid Andersen et Hummel se base sur une basket très technique conçue à l'origine pour la pratique du handball, sa semelle notamment possède des propriétés adhérentes plus utiles dans une salle de sport que sur le bitume des grandes avenues. Eastwood Danso quant à lui a choisi de détourner la Pro Leather de Converse dans un esprit workwear grâce notamment à des semelles crantées et un pochon à serrer sur l'avant de la chaussure.

Raf Simons, ISOPIX
Raf Simons © ISOPIX

Mais le plus gros buzz reste sans doute à venir avec l'annonce par Raf Simons du lancement prochain d'une ligne de baskets baptisée (Runner) et créée cette fois indépendamment de tout grand nom du sport. Le créateur belge passé chez Dior et Calvin Klein n'est pas novice en la matière: ses interprétations des modèles Ozweego ou Samba Stan créés avec Adidas ont contribué à le rendre populaire. A ce jour, rien n'a encore filtré visuellement, si ce n'est le logo de la ligne divulgué par le créateur lui-même sur son compte Instagram. Il faudra attendre le 15 janvier, date du défilé à Paris du créateur, pour véritablement savoir à quoi ces "runners" ressembleront.

Capture d'écran du compte Instagram de Raf Simons, Instagram
Capture d'écran du compte Instagram de Raf Simons © Instagram

Dans le communiqué de presse déjà rendu public, il est question de huit modèles "challengeant les silhouettes typiques des sneakers de sport", le tout en respectant les codes de la marque Raf Simons toujours portée sur les couleurs vives. Les noms que porteront ces chaussures - Solaris, Antei, Cylon, Orion, 2001 - rappellent aussi la fascination du styliste pour les astres et pour le film culte de Stanlay Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace.

Virgil Abloh a peut-être prédit, fin de l'année dernière, la mort du streetwear mais il ne s'agira sûrement pas d'une fin de vie brutale. La basket en tout cas semble avoir de beaux restes, surtout une fois pimpée par de jeunes créateurs. La Fashion Week masculine de Londres a servi de tremplin pour le lancement de trois nouvelles collaborations visibles sur les catwalks aux pieds de mannequins d'Astrid Andersen, de Nicholas Daley et de Eastwood Danso. Des chaussures respectivement cobrandées Hummel, Adidas et Converse. Seuls les modèles adoubés par des équipementiers sportifs trouvent réellement grâce aux yeux des "sneakersheads". En parvenant à convaincre Nike d'associer son image à celle de Dior, Kim Jones, le directeur artistique de la maison de couture française, a réussi un coup de maître. Les spéculations vont déjà bon train quant à la valeur de revente de ces modèles - sur certains sites, les montants avoisineraient les 100000 dollars -... même pas encore disponibles en magasin.Pas question de prix similaires pour les sneakers dévoilées à Londres. La Reach LX 6000 labellisée Astrid Andersen et Hummel se base sur une basket très technique conçue à l'origine pour la pratique du handball, sa semelle notamment possède des propriétés adhérentes plus utiles dans une salle de sport que sur le bitume des grandes avenues. Eastwood Danso quant à lui a choisi de détourner la Pro Leather de Converse dans un esprit workwear grâce notamment à des semelles crantées et un pochon à serrer sur l'avant de la chaussure. Mais le plus gros buzz reste sans doute à venir avec l'annonce par Raf Simons du lancement prochain d'une ligne de baskets baptisée (Runner) et créée cette fois indépendamment de tout grand nom du sport. Le créateur belge passé chez Dior et Calvin Klein n'est pas novice en la matière: ses interprétations des modèles Ozweego ou Samba Stan créés avec Adidas ont contribué à le rendre populaire. A ce jour, rien n'a encore filtré visuellement, si ce n'est le logo de la ligne divulgué par le créateur lui-même sur son compte Instagram. Il faudra attendre le 15 janvier, date du défilé à Paris du créateur, pour véritablement savoir à quoi ces "runners" ressembleront. Dans le communiqué de presse déjà rendu public, il est question de huit modèles "challengeant les silhouettes typiques des sneakers de sport", le tout en respectant les codes de la marque Raf Simons toujours portée sur les couleurs vives. Les noms que porteront ces chaussures - Solaris, Antei, Cylon, Orion, 2001 - rappellent aussi la fascination du styliste pour les astres et pour le film culte de Stanlay Kubrick, 2001, l'Odyssée de l'espace.