Olivier Rousteing et Demna Gvasalia se mobilisent publiquement pour l’Ukraine, au coeur d’une Fashion week plombée par la guerre

Olivier Rousteing, DA prodige de Balmain, le 28 février 2022

En pleine Fashion week parisienne, Olivier Rousteing, le créateur star de Balmain, et Demna, son confrère chez Balenciaga, se sont mobilisés mercredi pour l’Ukraine, bombardée par la Russie, via leurs réseaux sociaux aux couleurs du drapeau ukrainien.

« Nos pensées et nos prières accompagnent les Ukrainiens. Nous sommes inspirés par leur dignité, leur résilience et leur dévouement à la liberté », a écrit Olivier Rousteing à ses 7,8 millions d’abonnés sur Instagram.

Son message était accompagné d’un paysage bleu et jaune comme le drapeau ukrainien, avant le défilé Balmain en début de soirée. Il annonce avoir fait un don au fonds d’urgence de l’Agence de l’ONU pour les réfugiés pour se sentir « un peu moins démunis » et invite à faire de même.

Le nombre de réfugiés ukrainiens a bondi de près de 200.000 en 24 heures, selon les derniers décomptes de l’ONU publiés mercredi, portant à 874.000 le nombre de personnes ayant fui, depuis le 24 février, l’avancée de l’armée russe en Ukraine.

Le directeur artistique de Balenciaga, le Géorgien Demna Gvasalia, qui a été le premier à dénoncer l' »agression russe contre l’Ukraine » et mettre le drapeau ukrainien sur Instagram a pour sa part annoncé mercredi avoir fait un don au PAM (Programme alimentaire mondial de l’ONU) pour soutenir la première aide humanitaire aux réfugiés ukrainiens.

Il a par ailleurs annoncé que Balenciaga, dont le défilé aura lieu dimanche, ouvrait ses réseaux sociaux dans les prochains jours « pour relayer les informations autour de la situation en Ukraine ».

Tandis que les sportifs, musiciens et artistes russes sont massivement mis au mondialement au ban, le milieu de la mode évite de prendre position au troisième jour de la Fashion week parisienne. Le magazine Vogue Ukraine a appelé le milieu de la mode et les groupes de luxe à « cesser immédiatement toute collaboration sur le marché de l’agresseur » russe.

Interrogée par l’AFP mercredi, la Fédération de la haute couture et de la mode a indiqué qu’elle ne « communiquait pas » à ce sujet, en renvoyant à son communiqué précédent. Son président, Ralph Toledano, y appelait à « vivre les défilés des jours à venir avec la gravité qui s’impose en ces heures sombres ».

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