On pourra toujours dire que tout était dans le texte. Le martèlement des Fendi, Versace, Balenciaga, Gucci et tant d'autres (lire l'encadré ci-dessous) scandés comme autant de prières pour un avenir blindé, où tout ne serait que luxe, came et gros billets. Cette vision capitaliste de la réussite est franchement assumée - "I'm not a businessman, I'm a business, man" - sur le remix de Diamonds from Sierra Leone par les rois du "luxury rap", Jay-Z et Kanye West réunis. Ces deux-là, comme Drake, Pharrell Williams ou plus récemment Booba, ont intégré, dès le départ, dans l'équation du succès, l'énorme potentiel commercial de leur image étudiée dans les moindres détails. Ils auraient pu, pour se diversifier, investir comme Paul Newman dans les sauces barbecue ou Robert De Niro dans l'hôtellerie, mais c'est assez naturellement vers la sape qu'ils se sont tournés.
...