En mars, alors que l'épidémie bat son plein et que les services publics manquent de matériel, Annie Verstraete, habitante du Hainaut, apporte rapidement une aide aussi spontanée que désintéressée. Possédant trois imprimantes 3D, elle décide de les mettre à profit pour fabriquer de...

En mars, alors que l'épidémie bat son plein et que les services publics manquent de matériel, Annie Verstraete, habitante du Hainaut, apporte rapidement une aide aussi spontanée que désintéressée. Possédant trois imprimantes 3D, elle décide de les mettre à profit pour fabriquer des supports utiles au personnel soignant, loin de se douter de l'ampleur que prendra son initiative. "J'ai dû faire appel à d'autres personnes de la région pour faire suivre les demandes qui me parvenaient. On était très sollicités. Au total, on a fabriqué 3 000 visières et 3 000 attache-masques sur trois mois", explique la Mainvaultoise. Annie ne compte pas ses heures et se lève même la nuit pour relancer la production. "Ce n'est pas tout d'imprimer, il faut encore assembler, puis répondre aux nombreuses sollicitations. C'est vraiment une organisation de fou", assure cette mère de famille. Au départ, elle fournissait les hôpitaux, puis les écoles, les homes, les pompiers, la commune d'Ath, les dentistes, les services ambulanciers... Pour amortir les coûts en matières premières et en carburant, Annie fait un appel aux dons qui est entendu et lui permet d'assurer son service. Habituée de l'entraide et oeuvrant auprès d'enfants autistes, elle n'envisage pas de baisser les bras. Lorsqu'on lui demande si elle compte poursuivre son activité, elle rétorque sans hésiter: "S'il y a une troisième vague, je serai là."