"Tout a commencé parce que l'un de mes amis proches, Alain, a eu un gros accident il y a quelques années: il a dû subir plusieurs opérations, et a pu constater de ses yeux le dévouement du personnel soignant, raconte Carine Van Lier, à l'origine du projet You Care We Care. Au moment de la première vague, il a donc été très sensible aux images d'hôpitaux, et il a lancé un appel Facebook pour proposer une ...

"Tout a commencé parce que l'un de mes amis proches, Alain, a eu un gros accident il y a quelques années: il a dû subir plusieurs opérations, et a pu constater de ses yeux le dévouement du personnel soignant, raconte Carine Van Lier, à l'origine du projet You Care We Care. Au moment de la première vague, il a donc été très sensible aux images d'hôpitaux, et il a lancé un appel Facebook pour proposer une ou deux semaines de vacances à des soignants, dans la maison qu'il a en Egypte." Cet élan spontané recueille rapidement des monceaux de likes, mais la mise en pratique de cette belle idée pose un paquet de questions logistiques. Alain, l'ex-patient reconnaissant, se tourne donc vers Carine, pour bénéficier de son expérience dans le marketing et la com'. Et c'est elle qui recommande de monter une plate-forme, où ceux qui le désirent peuvent inscrire leur seconde résidence pour un certain nombre de semaines. L'équipe s'étoffe, l'initiative se diffuse et You Care We Care déborde bientôt au-delà de nos frontières, vers la France, puis le Luxembourg. "On a aussi eu des demandes d'ailleurs, jusqu'en Amérique latine, mais on a préféré en rester là", confie Carine. En une quinzaine de jours, ce sont pas moins de 120 semaines dans 19 pays qui sont récoltées, et que les hôpitaux redistribuent vers leur personnel via tirage au sort. Tout est transparent et l'équipe 100% bénévole. "Les offres allaient d'une chambre d'hôtel à une villa pour quinze personnes, en passant par des caravanes et des bateaux, il y a eu de tout, se réjouit la bienfaitrice. Et c'était destiné au personnel médical, mais également à leur conjoint, et leurs proches. C'était une dimension importante pour nous. On oublie trop souvent que tous ces travailleurs ont tellement bossé qu'ils n'ont quasiment pas eu le temps de voir leur propre famille, alors on voulait leur permettre de souffler, mais aussi de rattraper un peu le temps perdu." La bonne nouvelle, c'est que l'action continue par ailleurs, avec déjà des locations disponibles pour 2021.