Connor était gay, mais aux États-Unis il sortait avec une femme
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"Il y a deux ans, j'ai fait un stage dans un hôpital de Louvain durant l'été. Dans les couloirs, je suis tombé sur un Américain, Connor, qui étudiait en Belgique. C'est son regard qui m'a immédiatement attiré. Lorsque je l'ai vu peu de temps après sur Grindr, une application de rencontres pour les hommes gay, je n'ai pas hésité et l'ai invité à boire un verre. Par un heureux hasard, il se trouve que nous vivions à un jet de pierre l'un de l'autre". "L'étincelle a eu lieu au second rendez-vous. J'avais pris une bouteille de cava et une serviette de plage pour regarder les étoiles sur le toit. Il y avait de la romance dans l'air, mais en même temps j'ai senti comme une hésitation. J'ai commencé à douter. Cherchait-il simplement à faire connaissance avec des gens du quartier ou est-ce que je lui plaisais vraiment ? Mais, quand au cours de la soirée, il s'est penché vers moi, j'ai saisi ma chance. Le sexe était fantastique, mais il a disparu dans la nuit comme un voleur. Je me suis senti rejeté. Dans des circonstances normales, je n'aurais jamais accepté ce genre de comportement, sauf que mon stage était difficile et mes amis en vacances. Un peu de distraction était donc plus que la bienvenue. D'autres rendez-vous ont suivi. On pouvait parler de romance, bien que sexuellement, Connor est resté très fermé. Un peu comme si tout cela était nouveau pour lui. J'ai trouvé cela étrange, mais aussi un peu exotique.Après quelques mois, j'ai commencé à avoir des sentiments pour lui et j'ai décidé de gratter un peu. Et là, surprise : si Connor était bien homosexuel, il entretenait depuis des années une relation avec une femme aux États-Unis. Quelle n'a pas été ma surprise. Malgré cette révélation, il a continué à me hanter même et ce bien après qu'il soit retourné aux États-Unis. Je me suis longtemps demandé s'il avait quitté sa petite amie ou parlé de nous à des gens. Ma fierté l'a cependant emporté sur ma curiosité et j'ai effacé son numéro. Je ne connaîtrais probablement jamais le fin mot de l'histoire." "J'ai fait sa connaissance lors de mes premières vacances en solo à l'âge de 14 ans. Je me suis rendue aux États-Unis pour une visite familiale et j'y ai rencontré Ernst, un cow-boy musclé qui m'a tout de suite intrigué. Pendant quatre ans, nous nous sommes écrit des lettres. À dix-huit ans, je suis retournée en Amérique, où nous avons commencé à sortir ensemble. Bien qu'à part un massage sur son lit à eau, il ne se soit pas passé grand-chose, cela a suffi pour allumer une petite flamme. Nos lettres sont devenues de plus en plus romantiques. De temps en temps, il m'envoyait des cadeaux, comme des sous-vêtements roses ou des cassettes. Au bout d'un an, je l'ai invité à venir me rejoindre à la mer". Ce qui s'annonçait comme un moment d'intense romantisme m'a brutalement ouvert les yeux. Le cow-boy dont j'étais tombée raide amoureuse en Amérique était plutôt ridicule ici. Ses histoires machistes suscitaient des ricanements et surtout, à cause de ses mauvaises manières à table, son attitude de playboy sur la plage, son attitude geignarde auprès de ma mère, j'ai très vite eu honte de lui. Du coup, c'est avec un vrai soulagement que je l'ai vu partir au bout de trois semaines. Ma rupture brutale n'a, semble-t-il, pas été simple à digérer. Il y a quelques années, il a contacté ma soeur pour lui demander si elle me connaissait. Les amours de vacances peuvent être agréables, mais il ne faut surtout pas les ramener à la maison. Un peu comme des souvenirs, en fait"."Je voyageais seule en Amérique du Sud quand j'ai rencontré Noah, un sympathique Suédois. Nous discutions souvent jusqu'au coeur de la nuit. L'étincelle était là et nous avons décidé de continuer notre voyage ensemble. "C'était fantastique. Mais, un jour, les choses ont mal tourné. Nous étions allés faire du sandboard (une activité qui consiste à se laisser glisser avec une planche sur des dunes). L'ambiance était bon enfant jusqu'à ce que je me brise la main lors de la dernière descente. Noé est arrivé complètement paniqué. Dans un hôpital local, on m'a mis un plâtre. C'était très douloureux et surtout je ne pouvais plus rien faire seule. Noah m'a aidé pour tout. Il m'a douchée, coiffée et m'a même aidée à m'habiller. Il me réconfortait la nuit et me caressait les cheveux jusqu'à ce que je m'endorme. Je ne sais pas ce que j'aurais fait sans lui, à l'autre bout du monde, avec une main cassée. Il était si gentil que j'ai commencé à l'aimer pour de vrai. Mais une fois rentrée au pays, les choses se sont vite détériorées. Une relation à distance est une chose plus difficile que ce que l'on pense. Huit mois plus tard, nous avons rompu. Aujourd'hui nous sommes cependant encore bons amis puisque l'on se parle encore régulièrement." Lors de vacances familiales au bord de la mer, mon frère s'est épris d'une fille, Blandine. Comme ils avaient rendez-vous le soir, ma mère m'obligeait souvent à me prendre avec lui. Officiellement parce que mon frère devait faire du baby-sitting, officieusement parce qu'elle espérait pouvoir tuer la romance dans l'oeuf. C'est absurde, bien sûr. Mon frère partait avec sa nouvelle conquête et me déposait chez le frère de sa copine, Benoit, un gentil garçon de mon âge. Moi j'étais ravie, car il me plaisait beaucoup. Après quelques heures, nous nous embrassions déjà".Presque tous les soirs, nous nous retrouvions au Bar Populaire, où nous dansions sous les étoiles. Comme je n'avais que 15 ans, je devais toujours inventer une excuse pour sortir le soir. Ma mère avait bien remarqué quelque chose, mais heureusement, elle n'en a jamais rien dit. Lorsque Benoît a dû rentrer en France quelques semaines plus tard, les adieux ont été déchirants. Nous avons échangé nos bracelets et j'ai même pleuré un peu. À l'époque, j'étais absolument convaincu qu'il était l'amour de ma vie. Nous ne sommes plus jamais revus après ce fameux été. Par contre, c'est peut-être de là qu'est né mon amour pour la langue française".Il y a huit ans, j'ai rencontré Benjamin à la gay pride d'Anvers. L'année suivante, il est venu me rendre visite avec son petit ami Marvin en Israël. Il m'avait juste envoyé un message pour qu'on aille boire un verre. Pour finir, nous avons passé toutes leurs vacances ensemble". Quelques mois plus tard, Benjamin m'a invité à fêter son anniversaire en Belgique. L'intention n'était, au départ, que de rester quelques jours. Mais, voilà, les choses ont tourné autrement. Je suis tombé follement amoureux de Marvin qui, entre-temps, était heureusement célibataire. A la fin de l'été, j'ai pourtant dû retourner en Israël. Nous avions convenu que mon départ serait aussi la fin de notre relation. Sauf que ce ne fut pas le cas. Pendant huit mois, nous nous sommes constamment appelés et skypés. Il arrivait même que l'on reste connecté la nuit pour avoir l'impression de "dormir ensemble".J'ai fini par décider de venir m'installer en Belgique parce que je voulais donner une chance sérieuse à notre relation. Cela aussi ne s'est pas avéré si simple. Pendant les six premiers mois, par exemple, je n'ai pas été autorisé à travailler ici ni à ouvrir un compte bancaire. Une sacrée période. Se marier n'a pas été si facile non plus. Toute la procédure est longue et compliquée, afin d'empêcher les mariages de complaisance. Heureusement, tous ces efforts se sont avérés être payants puisque nous sommes toujours heureux ensemble."J'ai trouvé Sabri beau dès que je l'ai vu (rires). J'étais en vacances avec ma famille dans un hôtel en Turquie, où il travaillait comme serveur à l'époque. Chaque serveur avait une table fixe et nous étions dans la section de Sabri. Nous nous voyions tous les jours, au petit-déjeuner, au déjeuner et au dîner. C'est comme ça que nous avons commencé à nous parler et les deux dernières nuits, nous sommes allés boire un verre".A cette époque, ce n'était qu'un amour d'été, je n'avais que 15 ans. Après ces vacances, nous sommes restés en contact tous les jours. L'été d'après je me suis rendu trois fois dans le même hôtel. Une fois avec des amis, deux fois avec mes parents. En Turquie, chaque homme doit faire son service militaire pendant quinze mois, ce qui fait que pendant longtemps je ne l'ai entendu que le week-end. Les contacts se sont espacés, jusqu'à ce qu'il me fasse savoir que son service militaire était terminé et qu'il voulait me revoir. "Cet été-là, l'étincelle est revenue et cette fois-ci pour de vrai.A chaque moment de libre, je m'envolais vers la Turquie pour le voir et en 2016, il est venu ici pour la première fois pendant un mois. Je voulais qu'il vienne vivre en Belgique, mais pour cela je devais trouver du travail. Je travaille aujourd'hui comme sage-femme. Du coup, depuis décembre, il est venu me rejoindre. Pour l'instant, nous vivons toujours chez mes parents, bien que nous ayons l'intention de trouver un endroit à nous dès que tous les papiers seront faits".Après ces vacances, nous sommes restés en contact tous les jours. Un an plus tard, je me suis rendu trois fois en été dans le même hôtel. Une fois avec des amis, deux fois avec mes parents." En Turquie, chaque homme doit faire son service militaire pendant quinze mois, ce qui fait que pendant longtemps je ne l'ai entendu que le week-end. Les contacts se sont espacés, jusqu'à ce qu'il me fasse savoir que son service militaire était terminé et qu'il voulait me revoir. "Cet été-là, l'étincelle est revenue et cette fois-ci pour de vrai.A chaque moment de libre, je m'envolais vers la Turquie pour le voir et en 2016, il est venu ici pour la première fois pendant un mois. Je voulais qu'il vienne vivre en Belgique, mais pour cela je devais trouver du travail. Je travaille aujourd'hui comme sage-femme. Du coup, depuis décembre, il est venu me rejoindre. Pour l'instant, nous vivons toujours chez mes parents, bien que nous ayons l'intention de trouver un endroit à nous dès que tous les papiers seront faits".Après ces vacances, nous sommes restés en contact tous les jours. Un an plus tard, je me suis rendu trois fois en été dans le même hôtel. Une fois avec des amis, deux fois avec mes parents. Mais en Turquie, chaque homme doit faire son service militaire pendant quinze mois, alors pendant longtemps je ne l'ai entendu que le week-end. Notre contact s'est effacé, jusqu'à ce qu'il me fasse savoir que son service militaire était terminé et qu'il voulait me revoir. "Cet été-là, l'étincelle a encore frappé, cette fois-ci pour de vrai.A chaque moment libre, je me suis envolé pour la Turquie pour le voir et en 2016, il est venu ici pour la première fois pendant un mois. J'avais l'intention depuis un certain temps qu'il vienne vivre en Belgique, mais pour cela je devais d'abord travailler. Maintenant, je travaille comme sage-femme, alors depuis décembre, il a déménagé ici. Pour l'instant, nous vivons toujours chez mes parents, bien que l'intention soit de trouver un endroit à nous dès que toute la paperasse sera derrière nous".