Olympe de Gouges, Catel et Jean-Louis Bocquet, éditions Casterman, coll. Ecritures, 2013.

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La femme nait libre et demeure égale à l'homme en droits. La femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune".

Ainsi écrivait Olympe de Gouges, auteure de la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, en 1791.

Enfant illégitime, née Marie Gouze, mariée à 18 ans et presque immédiatement veuve, la jeune femme décide de choisir la liberté et se fait rebaptiser Olympe de Gouges, pour devenir femme de lettres et vivre une vie amoureuse libre. Ce roman graphique biographique fait le récit de cette femme éprise de justice sociale, souvent considérée comme pionnière du mouvement de libération de la femme, mais aussi militante farouche de l'abolition de l'esclavage des Noirs. Dénonçant la montée de la dictature des Montagnards - qu'elle considère comme responsables des massacres du 2 et 3 septembre 1792 -, cette "femme homme" finira guillotinée, devenant deuxième femme à l'être pendant la Révolution, quelques années après Marie Antoinette. Elle reste, plus de trois siècles plus tard, considérée comme celle qui a initié la lutte pour l'égalité entre hommes et femmes. Une bande dessinée incontournable pour qui veut remonter aux sources du combat politique.

Les filles de Salem, comment nous avons condamné nos enfants, de Thomas Gilbert, éditions Dargaud, 2018

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Salem, bourgade du Massachusetts, au nord de Boston, rendue célèbre par le procès qui s'y est tenu à la fin du 18e siècle où des dizaines d'habitantes de la ville ont été accusées de sorcellerie.

L'auteur y suit la descente aux enfers d'Abigail Williams, jeune fille du village qui, en devenant femme, découvre le monde, névrosé, hypocrite, pétri de frustration notamment due à la prégnance de la religion et des superstitions. La liberté de la jeune fille et des quelques femmes du cru, qui devient légèrement de la ligne austère sur laquelle elles devraient se tenir, plonge la communauté tout entière dans l'hystérie et la folie, croyant à la présence de Satan dans ces corps. Cette folie collective, conduite par le révérend local - qui y trouve le moyen de retrouver son influence - conduira Abigail et 17 de ses pairs au bûcher. On parlait alors de sorcellerie, quand il ne s'agissait que de désir de liberté et d'indépendance d'esprit. Un récit sombre et bouleversant incarné dessin nerveux, dont on connait l'issue, mais dont il fait bon mettre à nouveau en lumière les ressorts idéologiques.

Blanc autour, de Wilfrid Lupano et Stéphane Fert, éditions Dargaud, 2020.

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Ici aussi, on est près de Boston, dans le Connecticut cette fois, à peine 150 ans après le procès des sorcières de Salem. Mais l'hystérie générale semble à nouveau prête à poindre pour des questions moins religieuses que raciales.

Prudence Crandall, l'institutrice du village, décide de faire de son école de jeunes filles une école dans laquelle les jeunes filles afro-américaines, mais aussi amérindiennes et euro américaines, pourront s'instruire. Impensable pour les gens du coin, à un moment de l'histoire où les abolitionnistes tentent de faire basculer l'histoire, qui ne le sera que 30 ans plus tard. Alors qu'instruire des jeunes filles est encore considéré dans la région comme inutile voire un peu ridicule, instruire des jeunes filles noires apparait comme la garantie que l'histoire finira mal. En effet, la communauté blanche vit encore dans la sidération des exactions de Nat Turner, esclave noir instruit qui, un an plus tôt, a massacré ses propriétaires dans le Sud.

Jujitsuffragettes, les Amazones de Londres, de Clément Xavier et Lisa Lugrin, éditions Delcourt, 2020.

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Avec Jujitsuffragettes, les éditions Delcourt inaugurent la collection Coup de tête à la ligne éditoriale aussi originale que pertinente: raconter des histoires où sport et Histoire, petite et grande, sont intimement liés. Cette première incursion trouve lieu et place dans le Londres de 1910. Une société corsetée, comme les femmes d'alors, où ces dernières n'ont pas voix au chapitre. C'est justement cela qu'elles réclament, galvanisées par le discours féministe d'Emmeline Pankhurst. Mais leurs interventions sont violemment réprimées et punies, une répression qui freine l'émergence à grande échelle d'un mouvement plus vaste et l'accès à leur revendication: le droit de vote pour les femmes.

C'est là qu'Edith Garnut intervient: professeur de jujitsu avec son mari, elle va former la garde rapprochée d'Emmeline Pankhurst, baptisée les Amazones, pour que celle-ci rabroue ceux qui veulent la faire taire. Et que la parole progressiste puisse enfin arriver jusqu'à son auditoire sans être saisie par les forces de l'ordre. Dans cet épisode historique, on comprend comment le jujistu est devenu la condition pour que la parole féministe accède à son audience, et prenne de l'ampleur. Et à terme que les femmes accèdent aux urnes.

Le manifeste des 343, histoire d'un combat, de Laffitte, Strag et Duphot, éditions Hachette, collection Marabulles, 2020.

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Épisode déterminant dans la vie des Françaises (et des Français), la publication de cette pétition visant à réformer le droit à l'avortement en France trouve sa place dans un contexte social, politique et médiatique que ce récit nous brosse. Il suit l'action de Nicole (personnage inspiré de Nicole Muchnik), documentaliste de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, qui a pris à bras le corps ce combat. Comment agir efficacement pour obtenir gain de cause? Avec qui se fédérer pour peser dans l'espace public? Rebaptisé Manifeste des 343 salopes par le provocateur Charlie Hebdo, cette pétition est le fruit de la pugnacité de cette femme, même si son nom reste moins connu que celui de Simone de Beauvoir qui le rédigea et l'incarna aux yeux du plus grand nombre.

Cette BD fait le récit au jour le jour d'un moment crucial de la vie politique française, mais surtout déterminant pour la vie des femmes. Un coup monté et mené par des femmes, dont les hommes aux postes clés dudit hebdo ont réussi à tirer parti.

Pourquoi y a -t-il des inégalités entre les hommes et les femmes, évolution des droits de la femme de la préhistoire à nos jours, Soledad Bravi et Dorothée Werner, éditions Rue de Sèvres, 2018.

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Soledad Bravi et Dorothée Werner sont remontées aux origines (ou presque) pour tenter répondre à la question que pose le titre de cette BD. Elles déroulent une ligne du temps, depuis la préhistoire, pour comprendre ce qui découle d'un déséquilibre initial, alors sensé, qui s'est pérennisé au fil des siècles jusqu'à aujourd'hui. Elles dressent ainsi un panorama historique des injustices et inégalités entre hommes et femmes, et mettent ainsi en évidence le chemin parcouru dans ce combat pour rééquilibrer les rapports. Un bon résumé, instructif et bien envoyé.

I'm every woman et Les sentiments du prince Charles, de Liv Stömquist, éditions Rackham.

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Liv Strömquist s'est fait une spécialité de déconstruire, pour ne pas dire dézinguer, les constructions sociales qui régissent les rapports hommes femmes. C'est ce qu'elle fait dans ces deux bandes dessinées, et très en profondeur dans Les sentiments du prince Charles. Elle s'y penche avec acuité sur la relation amoureuse entre homme et femme, pour en mettre à plat et décortiquer les codes et usages qui la régissent depuis des siècles, et dresser un panorama des inégalités entre les sexes. De ce rapport que l'on croit aller de soi, elle nous prouve, à force de démonstrations étayées par les recherches scientifiques, qu'il est en fait est une construction sociale. À travers des histoires vraies de couples à moitié célèbres, Liv Strömquist parvient à effarer son lecteur, lever le voile sur une part d'ombre d'hommes célèbres portés aux nues, malgré la violence de leur comportement vis à vis des femmes. Mais l'auteure nous permet surtout de reconsidérer la relation amoureuse par le prisme fondamental du contexte socio-culturel. Une BD instructive, édifiante, mais aussi révoltante.

Les culottées, tome 1 et 2, des femmes qui ne font que ce qu'elles veulent, Pénélope Bagieu, éditions Gallimard, 2016

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Cette BD a reçu le très prestigieux Eisner Award 2019 du meilleur livre étranger - l'une des plus hautes distinctions mondiales de la bande dessinée- , et pour cause. Sur deux volumes, sortis à une année d'intervalle et désormais réunis en un monovolume, la jeune auteure y brosse très énergiquement et fidèlement, le portrait de pas moins de 30 femmes qui ont comme point commun d'avoir décidé de leur destinée. Des personnages hauts en couleur, à l'oeuvre ou à la vie remarquable, qu'elles aient fait preuve de résistance, de résilience, de combattivité, d'imagination, de patience, d'intelligence et souvent de générosité. Deux volumes extrêmement jubilatoires, comme un appel à plonger dans chacun de ces destins extraordinaires, qui espérons-le, inspirerons la génération actuelle et celles à venir.

A lire aussi:

Drôles de femmes, l'humour est leur métier, de Julie Birmant et Catherine Meurisse, éditions Dargaud, 2018

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On dévie un peu du sujet de l'histoire du féminisme, quoique... Cette bande dessinée met en images les rencontres entre la journaliste Julie Birmant et huit femmes devenues célébres grâce à leur talent à faire rire. On y découvre le parcours méconnu de la comédienne belge Tsilla Chelton, de Michèle Bernier ou encore des aspects plus secrets de Dominique Lavanant. Bon dit comme ça, ça peut laisser perplexe. A tort. Le trait enlevé de Catherine Meurisse souligne la vivacité et l'allégresse de ces femmes de tempérament, aux destins souvent pleins de rebondissements.

Eileen Gray, une maison sous le soleil, Charlotte Malterre-Barthes et Zosia Dzierzawska, Dargaud, 2020

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Eileen Gray... qui connait ce nom sorti du cercle des initiés. Pourtant, cette architecte et décoratrice d'intérieur irlandaise est la conceptrice de la villa sur la Côte d'Azur, architecure qui força l'admiration de son très célèbre contemporain Le Corbusier, à tel point que sa paternité faillir lui en revenir.

Cette BD aux traits et aux tons délicats revient sur la vie et le travail de cette artiste injustement méconnue, bien qu'elle soit pionnière de l'architecture moderniste, une femme exigeante et visionnaire.

Niki de Saint Phalle, Le jardin des secrets, de Sandrine Matin et Dominique Osuch, Casterman, 2014.

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Cette BD raconte la vie d'une artiste majeure et membre du Mouvement des Nouveaux Réalistes en France, aux côtés d'Yves Klein, mais surtout de celui qui sera sont époux, Jean Tinguely. Niki de Saint Phalle porta toute sa vie le lourd secret du viol par son père dans son adolescence, à la suite duquel elle sombra dans la dépression, qui la conduisit à l'hôpital psychiatrique à 22 ans, expérience à la suite de laquelle elle se mit à peindre, inspirée de l'art brut et de l'art outsider. Ces Nanas, scuptures gigantesques et généreuses sont connues à travers le monde, géantes, chahuteuses, dansantes, jambes en l'air et toujours revendicatrices des luttes des femmes.

Ainsi écrivait Olympe de Gouges, auteure de la Déclaration des Droits de la Femme et de la Citoyenne, en 1791. Enfant illégitime, née Marie Gouze, mariée à 18 ans et presque immédiatement veuve, la jeune femme décide de choisir la liberté et se fait rebaptiser Olympe de Gouges, pour devenir femme de lettres et vivre une vie amoureuse libre. Ce roman graphique biographique fait le récit de cette femme éprise de justice sociale, souvent considérée comme pionnière du mouvement de libération de la femme, mais aussi militante farouche de l'abolition de l'esclavage des Noirs. Dénonçant la montée de la dictature des Montagnards - qu'elle considère comme responsables des massacres du 2 et 3 septembre 1792 -, cette "femme homme" finira guillotinée, devenant deuxième femme à l'être pendant la Révolution, quelques années après Marie Antoinette. Elle reste, plus de trois siècles plus tard, considérée comme celle qui a initié la lutte pour l'égalité entre hommes et femmes. Une bande dessinée incontournable pour qui veut remonter aux sources du combat politique. Salem, bourgade du Massachusetts, au nord de Boston, rendue célèbre par le procès qui s'y est tenu à la fin du 18e siècle où des dizaines d'habitantes de la ville ont été accusées de sorcellerie. L'auteur y suit la descente aux enfers d'Abigail Williams, jeune fille du village qui, en devenant femme, découvre le monde, névrosé, hypocrite, pétri de frustration notamment due à la prégnance de la religion et des superstitions. La liberté de la jeune fille et des quelques femmes du cru, qui devient légèrement de la ligne austère sur laquelle elles devraient se tenir, plonge la communauté tout entière dans l'hystérie et la folie, croyant à la présence de Satan dans ces corps. Cette folie collective, conduite par le révérend local - qui y trouve le moyen de retrouver son influence - conduira Abigail et 17 de ses pairs au bûcher. On parlait alors de sorcellerie, quand il ne s'agissait que de désir de liberté et d'indépendance d'esprit. Un récit sombre et bouleversant incarné dessin nerveux, dont on connait l'issue, mais dont il fait bon mettre à nouveau en lumière les ressorts idéologiques. Ici aussi, on est près de Boston, dans le Connecticut cette fois, à peine 150 ans après le procès des sorcières de Salem. Mais l'hystérie générale semble à nouveau prête à poindre pour des questions moins religieuses que raciales. Prudence Crandall, l'institutrice du village, décide de faire de son école de jeunes filles une école dans laquelle les jeunes filles afro-américaines, mais aussi amérindiennes et euro américaines, pourront s'instruire. Impensable pour les gens du coin, à un moment de l'histoire où les abolitionnistes tentent de faire basculer l'histoire, qui ne le sera que 30 ans plus tard. Alors qu'instruire des jeunes filles est encore considéré dans la région comme inutile voire un peu ridicule, instruire des jeunes filles noires apparait comme la garantie que l'histoire finira mal. En effet, la communauté blanche vit encore dans la sidération des exactions de Nat Turner, esclave noir instruit qui, un an plus tôt, a massacré ses propriétaires dans le Sud. Avec Jujitsuffragettes, les éditions Delcourt inaugurent la collection Coup de tête à la ligne éditoriale aussi originale que pertinente: raconter des histoires où sport et Histoire, petite et grande, sont intimement liés. Cette première incursion trouve lieu et place dans le Londres de 1910. Une société corsetée, comme les femmes d'alors, où ces dernières n'ont pas voix au chapitre. C'est justement cela qu'elles réclament, galvanisées par le discours féministe d'Emmeline Pankhurst. Mais leurs interventions sont violemment réprimées et punies, une répression qui freine l'émergence à grande échelle d'un mouvement plus vaste et l'accès à leur revendication: le droit de vote pour les femmes.C'est là qu'Edith Garnut intervient: professeur de jujitsu avec son mari, elle va former la garde rapprochée d'Emmeline Pankhurst, baptisée les Amazones, pour que celle-ci rabroue ceux qui veulent la faire taire. Et que la parole progressiste puisse enfin arriver jusqu'à son auditoire sans être saisie par les forces de l'ordre. Dans cet épisode historique, on comprend comment le jujistu est devenu la condition pour que la parole féministe accède à son audience, et prenne de l'ampleur. Et à terme que les femmes accèdent aux urnes.Épisode déterminant dans la vie des Françaises (et des Français), la publication de cette pétition visant à réformer le droit à l'avortement en France trouve sa place dans un contexte social, politique et médiatique que ce récit nous brosse. Il suit l'action de Nicole (personnage inspiré de Nicole Muchnik), documentaliste de l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur, qui a pris à bras le corps ce combat. Comment agir efficacement pour obtenir gain de cause? Avec qui se fédérer pour peser dans l'espace public? Rebaptisé Manifeste des 343 salopes par le provocateur Charlie Hebdo, cette pétition est le fruit de la pugnacité de cette femme, même si son nom reste moins connu que celui de Simone de Beauvoir qui le rédigea et l'incarna aux yeux du plus grand nombre. Cette BD fait le récit au jour le jour d'un moment crucial de la vie politique française, mais surtout déterminant pour la vie des femmes. Un coup monté et mené par des femmes, dont les hommes aux postes clés dudit hebdo ont réussi à tirer parti. Soledad Bravi et Dorothée Werner sont remontées aux origines (ou presque) pour tenter répondre à la question que pose le titre de cette BD. Elles déroulent une ligne du temps, depuis la préhistoire, pour comprendre ce qui découle d'un déséquilibre initial, alors sensé, qui s'est pérennisé au fil des siècles jusqu'à aujourd'hui. Elles dressent ainsi un panorama historique des injustices et inégalités entre hommes et femmes, et mettent ainsi en évidence le chemin parcouru dans ce combat pour rééquilibrer les rapports. Un bon résumé, instructif et bien envoyé. Liv Strömquist s'est fait une spécialité de déconstruire, pour ne pas dire dézinguer, les constructions sociales qui régissent les rapports hommes femmes. C'est ce qu'elle fait dans ces deux bandes dessinées, et très en profondeur dans Les sentiments du prince Charles. Elle s'y penche avec acuité sur la relation amoureuse entre homme et femme, pour en mettre à plat et décortiquer les codes et usages qui la régissent depuis des siècles, et dresser un panorama des inégalités entre les sexes. De ce rapport que l'on croit aller de soi, elle nous prouve, à force de démonstrations étayées par les recherches scientifiques, qu'il est en fait est une construction sociale. À travers des histoires vraies de couples à moitié célèbres, Liv Strömquist parvient à effarer son lecteur, lever le voile sur une part d'ombre d'hommes célèbres portés aux nues, malgré la violence de leur comportement vis à vis des femmes. Mais l'auteure nous permet surtout de reconsidérer la relation amoureuse par le prisme fondamental du contexte socio-culturel. Une BD instructive, édifiante, mais aussi révoltante. Cette BD a reçu le très prestigieux Eisner Award 2019 du meilleur livre étranger - l'une des plus hautes distinctions mondiales de la bande dessinée- , et pour cause. Sur deux volumes, sortis à une année d'intervalle et désormais réunis en un monovolume, la jeune auteure y brosse très énergiquement et fidèlement, le portrait de pas moins de 30 femmes qui ont comme point commun d'avoir décidé de leur destinée. Des personnages hauts en couleur, à l'oeuvre ou à la vie remarquable, qu'elles aient fait preuve de résistance, de résilience, de combattivité, d'imagination, de patience, d'intelligence et souvent de générosité. Deux volumes extrêmement jubilatoires, comme un appel à plonger dans chacun de ces destins extraordinaires, qui espérons-le, inspirerons la génération actuelle et celles à venir.