Légalement, on avait droit qu'à un seul contact câlin, le même, depuis l'automne. C'est peu, surtout si on est célibataire. On peut désormais en avoir deux. C'est mieux, mais toujours pas beaucoup. S'il est certain qu'avec de telles restrictions beaucoup de célibataires en recherche d'amour, ou plus prosaïquement de contact physique, ont probablement outrepassé ce chiffre, la plupart des Belges ont quand même fortement limité les contacts. Après des mois de disette, l'appétit est donc grand pour de nouvelles rencontres.

Avant de se lancer sans retenue, il est tout de même bon de rappeler que le virus circule encore et que ce n'est donc toujours pas sans danger. Plus de 30 ans d'épidémie du sida nous ont enseigné que les gens continuent d'avoir des relations sexuelles, même quand il y a un risque. On le sait, l'abstinence est un leurre et dès lors, plutôt que d'interdire les relations sexuelles, il vaut mieux expliquer comment limiter les risques. Dans cette optique voici quelques conseils pratico-pratiques d'autant plus que, qu'on le veuille ou non, les codes de bonnes conduites ne sont plus les mêmes. C'est un fait: l'épidémie a changé notre façon d'approcher des inconnus, fussent-ils extrêmement appétissants.

Comment juger le risque ?

Lorsqu'on rencontre un inconnu, on ne sait pas si la personne bafoue allègrement les règles de sécurité ou si elle est prudente. Depuis plus d'un an maintenant, voilà une question qui est au centre des préoccupations. Mais est-ce qu'il est bienséant de même la poser ? Pas vraiment, disent les spécialistes en relation humaine. Si elle ne manque certes pas d'intérêt, la réponse à cette question risque de ne pas être pertinente. En effet, la notion de risque d'être contaminé varie parfois fortement d'une personne à une autre. Il suffit d'en discuter avec ses amis pour voir les divergences sur le sujet. Dès lors, comment savoir comment pense et agit une personne qu'on ne connaît que depuis quelques heures ou très superficiellement ? D'autant plus que sur ce sujet, comme bien d'autres, rien n'empêche de mentir. Par ailleurs, la poser pourrait laisser sous-entendre que la personne à qui on le demande fait n'importe quoi.

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Peut-on demander un test négatif ? Là, non plus, ce n'est pas conseillé. Il y a pour commencer quelques objections techniques. Demander un test PCR demande de s'y prendre à l'avance, cela coûte de l'argent et il signifie juste que le jour du test on est pas contagieux. Afficher un test négatif peut même donner un faux sentiment de sécurité puisque ce test ne dit rien sur sa contagiosité le jour du Rendez-vous. A cela on pourrait arguer qu'avec les auto-test, on pourrait demander à la personne de faire un test, là, en buvant son rhum-coca. Au-delà du fait que ça risque presque à coup sûr de plomber l'ambiance, ces tests n'offrent eux aussi aucune certitude, juste une indication.

En conclusion, et dans un but de limiter la prise de risque à votre seule personne et de protéger les personnes fragiles de son entourage, le choix le plus judicieux est de faire un autotest ou de se mettre en quarantaine spontanée après son rendez-vous. Ce qu'on peut par contre demander à son futur rendez-vous, c'est quelles précautions il aimerait que l'on prenne. Cela donne une idée de son niveau de prudence et libre à vous, selon votre conscience, de les suivre scrupuleusement ou non.

Le vaccin, le sésame ?

Pour être vraiment couvert, il faut avoir les deux doses. Ce qui pour les moins de quarante ans risque d'être vers septembre. Sachez qu'avec une dose, on est déjà tout de même partiellement protégé, ce qui permet d'être déjà un peu plus relax sur la question. Ici comme pour le point évoqué plus haut, il est mal vu demander à la personne la preuve de son statut vaccinal. L'indiquer sur votre profil de rencontre est cependant laissé à l'appréciation de chacun. Si c'est important pour vous, vous pouvez l'indiquer, mais sachez que ça risque quand même de paraître étrange.

Embrasser avec la langue est-il plus dangereux que d'avoir des rapports sexuels sans s'embrasser ?

Oui, mais.... Le fait de ne pas échanger de salive réduit le risque de contracter ou de propager le Covid, mais ne l'élimine pas. Si le covid, n'est pas une infection sexuellement transmissible, on retrouve du virus dans la salive, dans le sperme et dans les excréments. Et quand au masque, le porter durant l'acte semble un conseil peu réaliste.

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Et si on se limite au sexe oral ?

Ici comme pour les rapports sexuels plus complets, des fluides corporels de chacun se mélangent. Cela réduit le risque, mais ne l'élimine pas.

Et si on s'en tient au sexe en extérieur ?

Certes, c'est mieux ventilé et cela diminue le risque de transmission par les aérosols. Par exemple: il est plus sûr d'avoir des rapports sexuels avec une personne en extérieur que de danser avec 100 personnes à l'intérieur. Néanmoins, comme la distance de sécurité, qui est d'1.5 m rappelons-le, n'est, on le suppose, pas respectée, il y a toujours un risque de transmission par gouttelettes. On notera, au passage, que cette petite folie comporte d'autres dangers. Une amende salée (et beaucoup de honte) si on est pris sur le fait, un rhume ou d'être attaqué par des fourmis, par exemple.

Un sujet sensible

Comme on ne sait pas qui on a en face de nous et chacun a vécu la pandémie à sa manière, il est judicieux d'être prudent lorsqu'on aborde le sujet du covid. On ne sait pas si la personne a été touchée par la maladie, si elle a perdu un proche ou si au contraire elle nie jusqu'à son existence même. Une approche subtile est donc plus que conseillée. Enfin, si vous angoissez tellement que vous ne parvenez plus à rencontrer d'autres gens, ne soyez pas trop sévère avec vous-même. Cette angoisse est normale, car il s'agit de votre santé. Laissez-vous du temps. La confiance, et surtout l'envie, finiront bien par revenir.

Légalement, on avait droit qu'à un seul contact câlin, le même, depuis l'automne. C'est peu, surtout si on est célibataire. On peut désormais en avoir deux. C'est mieux, mais toujours pas beaucoup. S'il est certain qu'avec de telles restrictions beaucoup de célibataires en recherche d'amour, ou plus prosaïquement de contact physique, ont probablement outrepassé ce chiffre, la plupart des Belges ont quand même fortement limité les contacts. Après des mois de disette, l'appétit est donc grand pour de nouvelles rencontres. Avant de se lancer sans retenue, il est tout de même bon de rappeler que le virus circule encore et que ce n'est donc toujours pas sans danger. Plus de 30 ans d'épidémie du sida nous ont enseigné que les gens continuent d'avoir des relations sexuelles, même quand il y a un risque. On le sait, l'abstinence est un leurre et dès lors, plutôt que d'interdire les relations sexuelles, il vaut mieux expliquer comment limiter les risques. Dans cette optique voici quelques conseils pratico-pratiques d'autant plus que, qu'on le veuille ou non, les codes de bonnes conduites ne sont plus les mêmes. C'est un fait: l'épidémie a changé notre façon d'approcher des inconnus, fussent-ils extrêmement appétissants. Lorsqu'on rencontre un inconnu, on ne sait pas si la personne bafoue allègrement les règles de sécurité ou si elle est prudente. Depuis plus d'un an maintenant, voilà une question qui est au centre des préoccupations. Mais est-ce qu'il est bienséant de même la poser ? Pas vraiment, disent les spécialistes en relation humaine. Si elle ne manque certes pas d'intérêt, la réponse à cette question risque de ne pas être pertinente. En effet, la notion de risque d'être contaminé varie parfois fortement d'une personne à une autre. Il suffit d'en discuter avec ses amis pour voir les divergences sur le sujet. Dès lors, comment savoir comment pense et agit une personne qu'on ne connaît que depuis quelques heures ou très superficiellement ? D'autant plus que sur ce sujet, comme bien d'autres, rien n'empêche de mentir. Par ailleurs, la poser pourrait laisser sous-entendre que la personne à qui on le demande fait n'importe quoi. Peut-on demander un test négatif ? Là, non plus, ce n'est pas conseillé. Il y a pour commencer quelques objections techniques. Demander un test PCR demande de s'y prendre à l'avance, cela coûte de l'argent et il signifie juste que le jour du test on est pas contagieux. Afficher un test négatif peut même donner un faux sentiment de sécurité puisque ce test ne dit rien sur sa contagiosité le jour du Rendez-vous. A cela on pourrait arguer qu'avec les auto-test, on pourrait demander à la personne de faire un test, là, en buvant son rhum-coca. Au-delà du fait que ça risque presque à coup sûr de plomber l'ambiance, ces tests n'offrent eux aussi aucune certitude, juste une indication. En conclusion, et dans un but de limiter la prise de risque à votre seule personne et de protéger les personnes fragiles de son entourage, le choix le plus judicieux est de faire un autotest ou de se mettre en quarantaine spontanée après son rendez-vous. Ce qu'on peut par contre demander à son futur rendez-vous, c'est quelles précautions il aimerait que l'on prenne. Cela donne une idée de son niveau de prudence et libre à vous, selon votre conscience, de les suivre scrupuleusement ou non. Pour être vraiment couvert, il faut avoir les deux doses. Ce qui pour les moins de quarante ans risque d'être vers septembre. Sachez qu'avec une dose, on est déjà tout de même partiellement protégé, ce qui permet d'être déjà un peu plus relax sur la question. Ici comme pour le point évoqué plus haut, il est mal vu demander à la personne la preuve de son statut vaccinal. L'indiquer sur votre profil de rencontre est cependant laissé à l'appréciation de chacun. Si c'est important pour vous, vous pouvez l'indiquer, mais sachez que ça risque quand même de paraître étrange. Oui, mais.... Le fait de ne pas échanger de salive réduit le risque de contracter ou de propager le Covid, mais ne l'élimine pas. Si le covid, n'est pas une infection sexuellement transmissible, on retrouve du virus dans la salive, dans le sperme et dans les excréments. Et quand au masque, le porter durant l'acte semble un conseil peu réaliste. Ici comme pour les rapports sexuels plus complets, des fluides corporels de chacun se mélangent. Cela réduit le risque, mais ne l'élimine pas. Certes, c'est mieux ventilé et cela diminue le risque de transmission par les aérosols. Par exemple: il est plus sûr d'avoir des rapports sexuels avec une personne en extérieur que de danser avec 100 personnes à l'intérieur. Néanmoins, comme la distance de sécurité, qui est d'1.5 m rappelons-le, n'est, on le suppose, pas respectée, il y a toujours un risque de transmission par gouttelettes. On notera, au passage, que cette petite folie comporte d'autres dangers. Une amende salée (et beaucoup de honte) si on est pris sur le fait, un rhume ou d'être attaqué par des fourmis, par exemple. Comme on ne sait pas qui on a en face de nous et chacun a vécu la pandémie à sa manière, il est judicieux d'être prudent lorsqu'on aborde le sujet du covid. On ne sait pas si la personne a été touchée par la maladie, si elle a perdu un proche ou si au contraire elle nie jusqu'à son existence même. Une approche subtile est donc plus que conseillée. Enfin, si vous angoissez tellement que vous ne parvenez plus à rencontrer d'autres gens, ne soyez pas trop sévère avec vous-même. Cette angoisse est normale, car il s'agit de votre santé. Laissez-vous du temps. La confiance, et surtout l'envie, finiront bien par revenir.