Le nouveau règlement, destiné selon le gouvernement à lutter contre le trafic d'enfants, exige pour tous les mineurs, sud-africains et étrangers, un acte de naissance intégral, en plus du passeport, lorsqu'ils entrent dans le pays ou le quittent (sauf lorsqu'ils ont un visa en règle et voyagent avec leurs deux parents).

Le secteur du tourisme -l'un des rares secteurs dynamiques du pays, qui pèse près de 10% du PIB- tire la sonnette d'alarme depuis des mois, estimant que de nombreux touristes choisiront d'autres destinations. Citant des chiffres de l'Association internationale du transport aérien (IATA), l'organisation professionnelle de l'industrie touristique Satsa note que les réservations de vols vers l'Afrique du Sud pour juin ont plongé de 20%, par rapport à juin 2014.

La Chambre de commerce et d'industrie d'Afrique du Sud estime que ces mesures du gouvernement "tiennent du sabotage économique". Si les compagnies aériennes font selon elle "tout ce qu'elles peuvent" pour éviter que les passagers soient refoulés une fois arrivés en Afrique du Sud, "leurs efforts sont frustrés par le cafouillage bureaucratique", a-t-elle regretté dans un communiqué. Les modalités d'application n'ont été précisées que vendredi. L'industrie du tourisme envisage maintenant de traîner le gouvernement en justice.