Sportif: Randonnée du vertige


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Rochehaut, entourée d'immenses forêts s'accrochant aux versants pentus creusés par la Semois, ne pouvait que réserver des balades plutôt... sportives. Du centre du village, la randonnée 43 - dite "des échelles" - est la plus célèbre et s'adresse aux promeneurs avertis, avec 5 km à peine... qui se parcourent en 3 heures minimum. Après la descente vers la Semois, le sentier longe tranquillement la rivière et, soudain, se met à grimper d'un coup sec. Le parcours est ensuite jalonné de quatre grandes échelles de métal permettant d'enjamber de gros rochers. Les vues sont à couper le souffle. Le dernier tronçon, plus paisible, ramène au village. Les castors ont reconquis la Wallonie. Une association de guides naturalistes propose de randonner le long de leurs rivières préférées à la recherche des indices de leur présence: troncs abattus, copeaux et, leur oeuvre la plus magistrale, les barrages (jusqu'à 3 m de haut et 200 m de long!). Après l'homme, le castor est le mammifère qui modifie le plus son environnement. Quand une tribu s'installe dans une vallée, c'est tout un écosystème qui en profite: poissons, grenouilles, loutres, hérons, cigognes noires, martins-pêcheurs reviennent occuper un biotope accueillant. Le petit film projeté après la rando permet de tordre le cou aux préjugés: il ne mange pas de poisson, ne rase pas les forêts et purifie l'eau grâce à ses barrages. Ici, c'est sûr, les mollets chauffent. Dans le bassin de l'Amblève, l'érosion a creusé dans la roche des vallées sauvages où coulent quelques-uns des plus bucoliques ruisseaux du pays. Site classé depuis 1949, le vallon du Ninglinspo est sans doute l'un des plus sauvages de Haute Belgique. Ponctué de cascades, de bassins et de courants rapides, le cours de ce torrent - le seul de Belgique - ne fait que 3,5 km de long mais avec une pente moyenne de 7,5%. La promenade est magnifique, entièrement forestière, très accidentée mais bien aménagée (ponts, cordes, passerelles...). Parmi les endroits les plus romantiques, les cuves d'eau appelées "bains", dont celui du Cerf et de Diane, presque au sommet de la colline. L'un des plus beaux coins du Brabant wallon, particulièrement vallonné et boisé. L'itinéraire démarre et se termine au centre d'Ohain, face à l'église Saint-Etienne, dont la "tour sarrasine" domine la vallée du Smohain, affluent de la Lasne. Le chemin traverse quelques prairies avant de pénétrer les hêtraies et les sapinières du bois d'Ohain. Le parcours emprunte aussi de magnifiques chemins creux tracés au fil des siècles par les villageois et les fermiers, offrant des paysages variés et pour le moins inattendus si près de Bruxelles. La promenade "Fange de l'Abîme", en lisière de la frontière française, parcourt l'un des derniers vestiges de tourbière à sphaignes et de prairie tourbeuse du plateau de la Croix-Scaille. Le balisage entraîne d'abord le promeneur à travers campagne et bois pour déboucher à l'entrée de la réserve. On pénètre alors un monde enchanteur, sauvage, parfois un brin inquiétant. Des caillebotis survolent la tourbière. A la sortie, de petites écluses en bois permettent de retenir les eaux, tandis qu'un ru dévale en cascatelles. Le chemin se poursuit sous les épicéas... vers le point de départ. En terre gaumaise, des artistes amoureux de la nature ont imaginé des Sentiers des Songes, trois parcours "land art" le long desquels ont essaimé des oeuvres qui s'inspirent du charme des lieux et des ressources naturelles. Chaque création a été pensée pour plaire à la fois aux enfants - par leur côté ludique - et aux adultes - tant elles interpellent l'imaginaire. Elles animent à la fois la forêt, les plans d'eau ou même parfois des fortifications. L'un de ces sentiers - "Entre ruisseau et brume" - permet de découvrir au fil de l'eau la vallée de l'Antrogne, ses méandres sinueux et son confluent avec la Semois. Au coeur de la Gaume, Orval est surtout connue pour son abbaye et sa bière trappiste. Mais peu de visiteurs s'attardent à découvrir ses alentours. Au départ de l'abbaye, la "promenade de Chameleux" oscille entre Belgique et France pour rejoindre le village du même nom. A ne pas manquer: un détour par le charmant Williers, classé parmi les plus petits hameaux de l'Hexagone. En chemin, on s'arrête aussi devant de beaux vestiges gallo-romains ainsi que les anciennes forges d'Orval. Sans oublier l'abbaye elle-même. Marcher pieds nus et tâter la variété des matériaux: ce concept ludique est adapté à tous les âges. Les premières sensations sont étranges mais très vite, on se laisse envahir par un sentiment de liberté. Le parcours sillonne avec bonheur à travers forêt, prairie, ruisseaux, côtoie aussi les animaux de la ferme et offre de jolis points de vue. Terre, bois, pierre, sable, matières organiques, eau... A chaque fois, le toucher se renouvelle. Des aires de repos et de pique-nique sont prévues. Et au bout du sentier, un espace permet de se laver les pieds. La ferme propose aussi de l'agrogolf (sur prairie, avec une grosse balle) et des balades à dos d'âne et poney.Ce circuit facile est destiné aux familles... et aux rêveurs. Entièrement forestier, il enveloppe le marcheur d'une ambiance mystérieuse, au coeur de la forêt de Stambruges, vers une étrange mare aux eaux cristallines et effervescentes. Assez plane, l'itinéraire traverse des landes à bruyère, des peuplements de feuillus et de conifères. Le sentier débute à l'orée de la forêt et enjambe la "fontaine bouillante", qui forme ensuite le ruisseau du même nom. Une faille en sous-sol permet à l'eau de jaillir directement de la nappe, légèrement plus chaude que la normale et chargée en gaz. Bizarrerie: tout objet jeté dans le fond sablonneux y disparaît très rapidement...La randonnée démarre en pente forte (15% sur 350 mètres) sur un sentier qui rejoint un vallon creusé par le ruisseau de Chefneuri. Puis elle gagne de vastes prairies offrant d'inoubliables panoramas sur la haute vallée de la Lienne, avant de se poursuivre à travers bois. Il rejoint alors un des versants du hameau de Bru avant de passer par... la source de Bru. Il remonte ensuite vers l'autre versant, toujours via la forêt, jusqu'aux premiers habitats du hameau de Neuville. En empruntant un chemin creux appelé "Becfer", on termine la boucle en rejoignant le village de Chevron.