En Espagne, Madrid retrouve ses terrasses et les premières plages rouvrent sur la côte

C'étaient les zones les plus durement frappées par la pandémie du nouveau coronavirus. Madrid, Barcelone et une grande partie de la région de Castille-Léon (au nord de la capitale) entament à leur tour la première phase d'un déconfinement progressif que le reste du pays a commencé il y a quinze jours. Les habitants peuvent désormais se retrouver en groupes de dix maximum, chez eux ou aux terrasses des bars et des restaurants. Les grilles des grands parcs de la capitale, comme le Retiro, seront rouvertes. Tous devront cependant continuer à porter le masque, obligatoire dans les bâtiments et sur la voie publique quand il n'est pas possible de garder une distance de sécurité de deux mètres.

., AFP
. © AFP

Le reste du pays, soit 22 millions d'habitants sur les 47 que compte l'Espagne, passe lui à la deuxième phase du déconfinement par étapes qui devrait s'étaler jusqu'à la fin juin. Les restaurants peuvent y rouvrir, en limitant le nombre de clients, et les sorties, pour la promenade ou le sport, ne sont plus limitées à certaines heures du jour. Alors que les chaleurs de l'été ont commencé, les plages des îles Baléares et Canaries, de l'Atlantique et d'une grande partie de l'Andalousie rouvrent à la baignade, toujours avec de strictes mesures de sécurité. Le ministère de la Santé recommande de limiter l'affluence sur les plages, d'y délimiter des espaces pour chaque groupe et d'espacer les parasols de 4 mètres. Pour le moment, seuls les autochtones pourront en bénéficier puisque les déplacements entre régions restent interdits et que les étrangers qui débarquent en Espagne doivent observer une quarantaine de quinze jours. Le gouvernement prévoit cependant de rouvrir les frontières aux touristes étrangers en juillet.

La Barceloneta retrouve ses baigneurs, AFP
La Barceloneta retrouve ses baigneurs © AFP

En Italien retour sur la plage mais en mode actif Sous un beau ciel de printemps ensoleillé, ils sont des centaines de promeneurs samedi, en couple, en famille ou avec un chien en laisse, a profiter de la plage de Fregene, sur la côte du Latium, a constaté une journaliste de l'AFP. Quelques-uns s'ébrouent tout sourire dans l'eau, les plus sportifs se lancent dans des longueurs de brasse ou de crawl. Paddles et scooters des mers sont de retour sur les flots, avec en toile de fond les kite-surfs au parachute gonflé par le vent. Les badauds les plus audacieux se posent en maillot de bain sur leur serviette, le temps d'un bain de soleil. Le temps aussi qu'un policier municipal et des fonctionnaires locaux aux gilets fluos viennent tranquillement leur rappeler qu'il est interdit de s'allonger sur le sable avant la réouverture complète des plages dans la région, le 29 mai. Tout cela dans la bonne humeur et la joie manifeste de la liberté retrouvée. "J'avais tellement hâte, la mer m'a tellement manqué...

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Respirer un peu d'iode, mettre les pieds dans le sable, dans l'eau, manger un petit plat de spaghetti! Ca me suffit", sourit Arianna Tucci, habitante de Rome arrivée le matin même à la faveur du week-end. "Je ne sais si pas on sera en mesure de voyager à l'étranger cet été. Hé bien sinon, on passera nos vacances ici! Cela fait longtemps que cela ne nous est pas arrivés et il y a tellement de beaux endroits en Italie!", explique-t-elle. "Ca a été un peu difficile pour tout le monde, mais je pense qu'on a été sérieux. On est en train de sortir" de la crise du Covid-19, veut-elle croire. "La mer, c'est quelque chose que vous pouvez vivre seul, sans personne! Après toutes ces journées passées enfermés à la maison, c'est la plus belle expérience à faire pour reprendre la sensation de liberté. Et aussi être relax!", se félicite Angelo Sabatino, professeur à Rome.

A l'exception des policiers municipaux, très peu de badauds portent des masques chirurgicaux, dont certains, manifestement usagés, gisent déjà jetés sur le sable brun. Très durement touché par l'épidémie de maladie Covid-19 qui y a fait plus de 32.000 mots en trois mois, la péninsule a accéléré son déconfinement cette semaine, avec la réouverture de nombreux commerces, bars et restaurants. Piscines et clubs de gym seront en théorie de nouveau accessibles la semaine prochaine.

Kitesurf en Italie, AFP
Kitesurf en Italie © AFP

L'accès aux plages et surtout leurs activités économiques sont autorisés, mais varient d'une région à l'autre et se fait donc en ordre dispersé, avec comme principe commun d'imposer un minimum de distanciation sociale pour éviter les attroupements et prévenir la transmission du virus. Les plages sont déjà ouvertes en Ligurie (Nord-Ouest), en Vénétie (Nord-Est). Elles sont accessibles depuis ce samedi en Emilie-Romagne, en Toscane (centre), ainsi qu'en Campanie (Naples et ses îles) pour les plages publiques comme privées.

Selon un décret du gouvernement entré en vigueur le 18 mai, il faut au moins 10m2 autour de chaque parasol (en pratique 3 à 3,50 mètres entre parasols), 1,5 mètre entre les transats ou les serviettes. Les jeux d'équipe ou de plage comme comme le beach volley sont proscrits, mais les activités sur l'eau (surf, windsurf, etc...) sont autorisées.

"Moi je ne suis pas inquiet car les dispositions précisent bien que le masque n'est obligatoire que dans les espaces fermés, ce n'est pas obligatoire à l'extérieur. L'important c'est de respecter le mètre de distance", assure Angelo. "Les gens qui sont côte-à-côte sur la plage, c'est parce qu'ils sont de la même famille, qu'ils vivent ensemble et donc que ça ne pose pas de problème", suppose-t-il.

À Chypre, retour à la plage au premier jour sans nouveau cas

Les Chypriotes ont pu profiter pleinement des plages de l'île méditerranéenne samedi, bien que toujours à distance les uns des autres, après un nouvel assouplissement des mesures de restriction des déplacements imposées en mars pour lutter contre le nouveau coronavirus. Cette réouverture des plages a coïncidé avec la première journée sans nouvelle infection recensée sur l'île depuis l'annonce du premier cas de contamination le 9 mars dernier.

"Les gens sont bien, l'eau est bonne, la météo est bonne, tout va bien", déclare à l'AFP Georgios, un jeune entraîneur sportif. "On est là, on passe du bon temps (...) on prend nos précautions."

., APF
. © APF

Les Chypriotes étaient depuis peu autorisés à se rendre à la plage pour se baigner. Ils peuvent désormais également prendre un bain de soleil sur le sable, en respectant les mesures de distanciation physique. Le ministère de la Santé a instauré des règles à respecter concernant le placement des transats et des parasols et seuls les membres d'une même famille peuvent pratiquer ensemble des sports nautiques.

"Nous avons placé les tables à deux mètres de distance" les unes des autres, témoigne Panayiotis Neokleous, propriétaire du restaurant Ammos Beach Club, au sud de la ville touristique de Larnaca (sud). "Tous les employés ont été testés, ils sont tous négatifs. Maintenant nous portons tous des masques de protection, des gants et nous nous désinfections les mains", assure-t-il.

Chypre a levé jeudi les mesures de confinement et autorisé la réouverture des restaurants en terrasse ou encore des coiffeurs. Les hôtels rouvriront le 1er juin. M. Neokleous craint toutefois que la saison estivale ne soit "pas très bonne car les touristes ne viendront pas". "Beaucoup de restaurants et d'hôtels n'y arriveront pas et devront fermer", dit-il.

Pour Vanessa, une coach personnelle habituée du restaurant, samedi restait une journée festive malgré une météo venteuse et des eaux agitées après la vague de chaleur qui a touché la région ces derniers jours. "C'est mon endroit préféré. Je suis contente que tout soit terminé et j'espère que ça va s'arranger."

A ce jour, 927 cas et 17 morts ont été recensés par les autorités chypriotes, qui n'enregistrent depuis début mai que quelques cas en moyenne par jour. Elles ont annoncé vendredi la reprise partielle des vols commerciaux en provenance d'une vingtaine de pays à partir du 9 juin. Mais la Grande-Bretagne et la Russie, qui représentent une part importante du marché touristique, ne figurent pas sur la liste, l'épidémie n'y étant pas jugée suffisamment maitrisée.

En Espagne, Madrid retrouve ses terrasses et les premières plages rouvrent sur la côte C'étaient les zones les plus durement frappées par la pandémie du nouveau coronavirus. Madrid, Barcelone et une grande partie de la région de Castille-Léon (au nord de la capitale) entament à leur tour la première phase d'un déconfinement progressif que le reste du pays a commencé il y a quinze jours. Les habitants peuvent désormais se retrouver en groupes de dix maximum, chez eux ou aux terrasses des bars et des restaurants. Les grilles des grands parcs de la capitale, comme le Retiro, seront rouvertes. Tous devront cependant continuer à porter le masque, obligatoire dans les bâtiments et sur la voie publique quand il n'est pas possible de garder une distance de sécurité de deux mètres.Le reste du pays, soit 22 millions d'habitants sur les 47 que compte l'Espagne, passe lui à la deuxième phase du déconfinement par étapes qui devrait s'étaler jusqu'à la fin juin. Les restaurants peuvent y rouvrir, en limitant le nombre de clients, et les sorties, pour la promenade ou le sport, ne sont plus limitées à certaines heures du jour. Alors que les chaleurs de l'été ont commencé, les plages des îles Baléares et Canaries, de l'Atlantique et d'une grande partie de l'Andalousie rouvrent à la baignade, toujours avec de strictes mesures de sécurité. Le ministère de la Santé recommande de limiter l'affluence sur les plages, d'y délimiter des espaces pour chaque groupe et d'espacer les parasols de 4 mètres. Pour le moment, seuls les autochtones pourront en bénéficier puisque les déplacements entre régions restent interdits et que les étrangers qui débarquent en Espagne doivent observer une quarantaine de quinze jours. Le gouvernement prévoit cependant de rouvrir les frontières aux touristes étrangers en juillet.En Italien retour sur la plage mais en mode actif Sous un beau ciel de printemps ensoleillé, ils sont des centaines de promeneurs samedi, en couple, en famille ou avec un chien en laisse, a profiter de la plage de Fregene, sur la côte du Latium, a constaté une journaliste de l'AFP. Quelques-uns s'ébrouent tout sourire dans l'eau, les plus sportifs se lancent dans des longueurs de brasse ou de crawl. Paddles et scooters des mers sont de retour sur les flots, avec en toile de fond les kite-surfs au parachute gonflé par le vent. Les badauds les plus audacieux se posent en maillot de bain sur leur serviette, le temps d'un bain de soleil. Le temps aussi qu'un policier municipal et des fonctionnaires locaux aux gilets fluos viennent tranquillement leur rappeler qu'il est interdit de s'allonger sur le sable avant la réouverture complète des plages dans la région, le 29 mai. Tout cela dans la bonne humeur et la joie manifeste de la liberté retrouvée. "J'avais tellement hâte, la mer m'a tellement manqué... Respirer un peu d'iode, mettre les pieds dans le sable, dans l'eau, manger un petit plat de spaghetti! Ca me suffit", sourit Arianna Tucci, habitante de Rome arrivée le matin même à la faveur du week-end. "Je ne sais si pas on sera en mesure de voyager à l'étranger cet été. Hé bien sinon, on passera nos vacances ici! Cela fait longtemps que cela ne nous est pas arrivés et il y a tellement de beaux endroits en Italie!", explique-t-elle. "Ca a été un peu difficile pour tout le monde, mais je pense qu'on a été sérieux. On est en train de sortir" de la crise du Covid-19, veut-elle croire. "La mer, c'est quelque chose que vous pouvez vivre seul, sans personne! Après toutes ces journées passées enfermés à la maison, c'est la plus belle expérience à faire pour reprendre la sensation de liberté. Et aussi être relax!", se félicite Angelo Sabatino, professeur à Rome.A l'exception des policiers municipaux, très peu de badauds portent des masques chirurgicaux, dont certains, manifestement usagés, gisent déjà jetés sur le sable brun. Très durement touché par l'épidémie de maladie Covid-19 qui y a fait plus de 32.000 mots en trois mois, la péninsule a accéléré son déconfinement cette semaine, avec la réouverture de nombreux commerces, bars et restaurants. Piscines et clubs de gym seront en théorie de nouveau accessibles la semaine prochaine.L'accès aux plages et surtout leurs activités économiques sont autorisés, mais varient d'une région à l'autre et se fait donc en ordre dispersé, avec comme principe commun d'imposer un minimum de distanciation sociale pour éviter les attroupements et prévenir la transmission du virus. Les plages sont déjà ouvertes en Ligurie (Nord-Ouest), en Vénétie (Nord-Est). Elles sont accessibles depuis ce samedi en Emilie-Romagne, en Toscane (centre), ainsi qu'en Campanie (Naples et ses îles) pour les plages publiques comme privées.Selon un décret du gouvernement entré en vigueur le 18 mai, il faut au moins 10m2 autour de chaque parasol (en pratique 3 à 3,50 mètres entre parasols), 1,5 mètre entre les transats ou les serviettes. Les jeux d'équipe ou de plage comme comme le beach volley sont proscrits, mais les activités sur l'eau (surf, windsurf, etc...) sont autorisées."Moi je ne suis pas inquiet car les dispositions précisent bien que le masque n'est obligatoire que dans les espaces fermés, ce n'est pas obligatoire à l'extérieur. L'important c'est de respecter le mètre de distance", assure Angelo. "Les gens qui sont côte-à-côte sur la plage, c'est parce qu'ils sont de la même famille, qu'ils vivent ensemble et donc que ça ne pose pas de problème", suppose-t-il.À Chypre, retour à la plage au premier jour sans nouveau cas Les Chypriotes ont pu profiter pleinement des plages de l'île méditerranéenne samedi, bien que toujours à distance les uns des autres, après un nouvel assouplissement des mesures de restriction des déplacements imposées en mars pour lutter contre le nouveau coronavirus. Cette réouverture des plages a coïncidé avec la première journée sans nouvelle infection recensée sur l'île depuis l'annonce du premier cas de contamination le 9 mars dernier. "Les gens sont bien, l'eau est bonne, la météo est bonne, tout va bien", déclare à l'AFP Georgios, un jeune entraîneur sportif. "On est là, on passe du bon temps (...) on prend nos précautions."Les Chypriotes étaient depuis peu autorisés à se rendre à la plage pour se baigner. Ils peuvent désormais également prendre un bain de soleil sur le sable, en respectant les mesures de distanciation physique. Le ministère de la Santé a instauré des règles à respecter concernant le placement des transats et des parasols et seuls les membres d'une même famille peuvent pratiquer ensemble des sports nautiques."Nous avons placé les tables à deux mètres de distance" les unes des autres, témoigne Panayiotis Neokleous, propriétaire du restaurant Ammos Beach Club, au sud de la ville touristique de Larnaca (sud). "Tous les employés ont été testés, ils sont tous négatifs. Maintenant nous portons tous des masques de protection, des gants et nous nous désinfections les mains", assure-t-il.Chypre a levé jeudi les mesures de confinement et autorisé la réouverture des restaurants en terrasse ou encore des coiffeurs. Les hôtels rouvriront le 1er juin. M. Neokleous craint toutefois que la saison estivale ne soit "pas très bonne car les touristes ne viendront pas". "Beaucoup de restaurants et d'hôtels n'y arriveront pas et devront fermer", dit-il.Pour Vanessa, une coach personnelle habituée du restaurant, samedi restait une journée festive malgré une météo venteuse et des eaux agitées après la vague de chaleur qui a touché la région ces derniers jours. "C'est mon endroit préféré. Je suis contente que tout soit terminé et j'espère que ça va s'arranger." A ce jour, 927 cas et 17 morts ont été recensés par les autorités chypriotes, qui n'enregistrent depuis début mai que quelques cas en moyenne par jour. Elles ont annoncé vendredi la reprise partielle des vols commerciaux en provenance d'une vingtaine de pays à partir du 9 juin. Mais la Grande-Bretagne et la Russie, qui représentent une part importante du marché touristique, ne figurent pas sur la liste, l'épidémie n'y étant pas jugée suffisamment maitrisée.