Le rocker français Johnny Hallyday, qui aurait eu 76 ans samedi dernier, s'est éteint en décembre 2017 en région parisienne, vaincu par un cancer du poumon à 74 ans. Sa disparition avait provoqué une vive émotion chez des millions de Français.

Ouverte le 1er juin, l'exposition "Johnny Hallyday à Saint-Tropez", au Musée de la gendarmerie et du cinéma, a déjà attiré 10.000 visiteurs, dont de nombreux fans et bikers peu assidus à la fréquentation des musées, selon la conservatrice Gwenaëlle van Butsele.

"On découvre toute la vie de Johnny à Saint-Tropez, où il est venu dans les années 1960 et a passé ses vacances pendant 40 ans, nouant plein de relations. C'est le souvenir des Tropéziens de leur ami Johnny, son côté généreux et simple. Même quand il a vendu sa maison, il continuait à venir l'été", expose-t-elle.

Dès son arrivée dans le golfe pour des vacances festives avec ses amis Eddy Barclay et Eddy Mitchell, le rocker sera fasciné par les sublimes villas et rêvera d'en avoir une aussi. En 1989, il se fait construire à Ramatuelle (sud-est) la mythique Lorada sur deux hectares, qu'il revendra à regret en 2000.

L'une de ses dernières virées sur place remonte à 2014.

"Il aimait beaucoup la simplicité des gens, l'ambiance de vacances, très décontractée sans tous les paparazzis, adorait sortir, aller au +Jungle+, une boîte de nuit dont le patron a prêté des photographies de Johnny en train de faire la fête avec ses amis", précise la conservatrice.

Sur 70 m2, les amateurs pourront s'émouvoir devant la moto à trois roues avec laquelle le rocker français se promenait dans Saint-Tropez, les plans de sa villa ou les gants de boxe qu'il utilisait avec son coach, ainsi qu'une statue très réaliste en silicone près de laquelle on est invité à s'asseoir.

A côté de clichés du photographe officiel de la star Daniel Angeli, beaucoup d'inédits: "Les Tropéziens ont ouvert leurs albums, c'est ce qui est intéressant dans cette exposition", ouverte jusqu'au 1er juin 2020, estime Mme van Butsele.