Vibromasseurs féminins, masturbateurs masculins, stimulants de plaisir: la sextech gagne en respectabilité

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La technologie sexuelle a enfin gagné la respectabilité du secteur de l’électronique et des nouvelles technologie lors de l’édition 2020 du salon CES de Las Vegas.

Cette industrie a montré qu’elle y avait tout autant sa place que les entreprises développant des voitures autonomes, des appareils ménagers ou de santé connectés ou des drones. Des vibrateurs féminins, des masturbateurs masculins, des stimulants de plaisir et toutes sortes de jouets y ont ainsi été ouvertement exposés pour la première fois ce mardi.

La société hongkongaise Lovense a, par exemple, dévoilé son dernier modèle de masturbateur masculin, qui se connecte via Bluethooth à une application mobile permettant de régler le degré de vibration et de contraction de l’appareil. Le Max 2 peut aussi être contrôlé à distance.

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De son côté, Satisfyer, autre entreprise parmi les plus populaires dans ce domaine, a fait étalage de sa large gamme de vibrateurs féminins basés sur la technologie des ondes de pression d’air pour stimuler le clitoris sans contact. Là aussi, la société américaine a développé une application permettant le contrôle à distance, et donc son utilisation par des couples éloignés, qui peut se connecter à Spotify ou Apple Music pour que les vibrations suivent le rythme de la musique.

Mi-2019, la Consumer Technology Association (CTA), organisatrice du CES, avait décidé que 2020 serait une « année test » au cours de laquelle, pour la première fois, des produits sexuels pourraient être présentés ouvertement. Elle a même créé un prix récompensant la technologie sexuelle dans la catégorie « santé et bien-être ». Cela alors que pendant des années, les organisateurs interdisaient explicitement la présentation de produits pouvant être perçus comme « immoraux, obscènes, indécents, profanes ou non à la hauteur de l’image de la CTA » .

Un vibromasseur connecté nommé Osé, qui utilise de la micro-robotique pour imiter les mouvements d’une bouche humaine, avait été récompensé l’an dernier en amont du salon dans la catégorie « robotique », suscitant la polémique. Les organisateurs avaient ensuite rapidement retiré le prix à la startup américaine Lora DiCarlo et l’appareil s’était vu interdit de show officiel. Finalement, le prix lui avait été réattribué quatre mois plus tard.

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