Les égocentriques, qui sont-ils?

© Thinkstock

Leur phrase préférée: « C’est comme moi. » Leurs signes distinctifs : Ils monopolisent la discussion et ramènent tout à eux… Mais comment en sont-ils arrivés là ?

Comme le dit Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute, auteur de Je me libère (éd. Odile Jacob),  » les psychologues cognitivistes ont montré que chaque être humain a une façon de penser qui lui est propre. Certains ont tendance à endosser la responsabilité totale de ce qui ne va pas ou de leurs erreurs. On dit alors qu’ils ont un lieu de contrôle interne. Avantage : sens marqué des responsabilités, refus de se dérober. Inconvénient : excès de culpabilité. D’autres situent au contraire l’origine de leurs difficultés à l’extérieur d’eux-mêmes, ce sont les autres ou l’environnement qui sont responsables. On dit alors que le lieu du contrôle est externe. Avantage : moins de culpabilité, de remise en question, donc moins de souffrance. Inconvénient : on considère que c’est toujours aux autres de régler les problèmes.  »

Les égocentriques ont évidemment un  » locus externe « . Pour Didier Pleux, auteur de De l’adulte roi à l’adulte tyran (éd. Odile Jacob), ils paradent  » parce qu’ils sont dans l’angoisse d’être frustré par la vie d’autrui. Ils sont envieux, et le moyen qu’ils ont trouvé pour ne pas en souffrir est de noyer l’adversaire sous  » ma façon de vivre est la meilleure « . A certains égards, la conversation avec l’autre leur est désagréable, voire insupportable. Ils assujettissent le monde pour éviter tout retour d’information, avec d’éventuelles remises en question, sur leur bonheur de façade.  »

Par Elvira Masson

>>> Pour tout savoir sur ces CCM (néologisme pour  » C’est comme moi « ) qui plombent le quotidien, rendez-vous dans Le Vif Weekend du 20 décembre 2013.

Partner Content