8 signes qui trahissent que vous êtes un touriste à Paris

Kathleen Wuyard

Nul besoin de succomber au trio cliché à souhait baguette, béret et marinière pour que les Parisiens vous identifient immédiatement comme le touriste que vous êtes au demeurant. Si vous voulez vous fondre parmi eux et jouer les locaux, gare à ces huit signes qui vous trahissent.

Vous souriez

Et non, il ne s’agit pas là d’un tacle au tempérament solaire légendaire des Parisiens, mais bien d’un simple constat. Etayé, qui plus est: en 2021, le site LookFantastic avait eu recours à une intelligence artificielle analysant les clichés postés sur les réseaux sociaux pour déterminer les villes de France où les gens étaient les plus souriants. Un classement mené par Amiens, et duquel Paris, contrairement à Lille, Nantes ou Marseille, était entièrement absente.

Vous trouvez le café hors de prix

Ou l’eau pétillante. Ou votre soda préféré. Bref, la moindre boisson prise en terrasse d’un café qui n’avait pourtant rien d’un palace, ce qui ne l’a pas empêché de vous facturer votre consommation environ 5 à 10 (oui, cela arrive) euros de trop. Si d’aventure, le moindre Parisien fréquentait ce genre d’établissement, il serait probablement ravi de ronchonner avec vous sur les prix honteux pratiqués par le troquet. Sauf qu’ainsi que les locaux le savent, dans la ville lumière, on ne paie pas tant ce qu’on consomme que l’emplacement, et il s’agit d’en éviter certains si on veut s’abstenir de payer la “taxe touriste”.

Vous prenez les rames vides pour un signe du destin

Et elles en sont un, juste, pas celui auquel vous pensez. Là où vous voyez un clin d’oeil de la bonne fortune et l’opportunité de reposer vos pieds endoloris par des kilomètres de marche jusqu’à ce que le métro vous amène à votre destination, les habitants du cru, eux, voient un piège. À part peut-être en bout de ligne ou à certaines heures incongrues, il n’y a pas de wagons vides dans le métro. Ou bien si c’est le cas, c’est qu’elles doivent le rester, pour cause d’odeur pestilentielle, usagers qui l’ont pris par mégarde pour une toilette ou autre désagrément que vous préférerez ne pas avoir à affronter jusqu’à votre arrêt.

© Unsplash – Sebastien Gabriel

Vous prenez l’escalier dans la station Abbesses

Là aussi, s’il est le plus souvent déserté au profit de l’ascenceur, ce n’est pas parce que tous ceux qui y descendent sont grabataires ou fainéants. Plutôt parce qu’il y a 176 marches qui la séparent de la surface, ce qui en fait la station de métro la plus profonde de Paris, et un calvaire pour vos pieds déjà endoloris.

Vous dites “Paname”

Aïe. Notez, c’est susceptible d’arracher un sourire aux habitants, mais rien ne garantit qu’il ne sera pas à vos dépens.

© Unsplash – Thibault Penin

Vous commandez une bouteille d’eau

On vous l’accorde, il y a peu de chances que vous fassiez cette erreur si vous avez déjà voyagé en France. Mais si, par un joli hasard, votre échappée parisienne est votre première percée outre-Quiévrain, petit rappel: contrairement à ce qui se pratique en Belgique, le moindre restaurant (oui, à Paris aussi) vous fournira une carafe d’eau gratuite si vous la demandez. Malgré le relent diffus de chlore, il ne viendrait pas à l’idée des locaux de boire autre chose (à part vin et bière) au resto, et si votre table est garnie d’une bouteille d’eau minérale, vous pourriez aussi bien porter un t-shirt sur lequel il est écrit “touriste”.

Vous avez pris votre cadenas

Non pas celui de votre valise, mais votre “cadenas de l’amour”, que vous comptez accrocher au pont Neuf, au pont des Arts ou encore à la passerelle Senghor. Une idée qu’ont visiblement eue des milliers de couples avant vous, ce qui a pour résultat des tonnes de métal qui endommagent les structures plébiscitées. Non seulement cela démontre que vous n’êtes pas du coin, mais en prime, il y a de fortes chances pour que le symbole de votre amour soit enlevé par la voirie pour être ensuite stocké dans un dépôt en compagnie d’un nombre incalculable d’autres cadenas. Ainsi que le confiait Karen Taïeb, adjointe d’Anne Hidalgo, au Journal du Dimanche, « nous n’avons pas vocation à rendre malheureux les amoureux, mais la sécurité des personnes est en question ».

© Unsplash – George Kourounis

Vous faites sagement la file

Et ce alors même que les autres personnes qui attendent le font de manière désordonnée, voire même, vous passent sans scrupules devant. Ce n’est pas que les Parisiens sont impolis, c’est que leur temps est infiniment plus précieux que le vôtre, ainsi que vous le découvrirez bien vite si vous avez l’audace de commettre le pire affront des touristes: marcher lentement, ou pire, vous arrêter en plein trottoir bondé. À tenter à vos risques et périls…

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