Comment avouer l'inavouable à sa moitié?

30/01/14 à 10:06 - Mise à jour à 11/07/15 à 16:14

Source: Weekend

Le quotidien de la vie à deux est parsemé de petites embûches, comme de vérités parfois bien difficiles à révéler. Comment dire ces choses pas faciles sans vexer, blesser ou perdre son alter ego ?

Comment avouer l'inavouable à sa moitié?

© Thinkstock

C'est formidable : vous vous aimez. Mais voilà qu'un beau jour, vous ne supportez plus ce " détail ", chez l'autre ou chez vous : comment confesser cette évidence qui va inévitablement blesser votre moitié ?

Dans ce domaine, il y a les partisans de la transparence absolue et ceux du petit jardin secret entretenu. Mais toutes les vérités sont-elles bonnes à sortir de l'ombre ?

" Non, répond Catherine Mainguet, psychothérapeute familiale. Lorsqu'on est jeune, on est dans cet idéal de tout confier à l'autre, de ne rien lui cacher. Mais avec la maturité, on apprend que tout n'est pas bon à dire. " Sophie Mercier, conseillère conjugale et familiale, partage cet avis : " Il y a pas mal de choses que l'on doit garder pour soi, que l'autre n'est pas en mesure de comprendre ou qu'il est préférable de cultiver en solo. "

Yvon Dallaire, psychologue québécois et auteur d'une trilogie sur le bonheur conjugal, estime toutefois qu'il vaut mieux avouer ce qui pourrait hypothétiquement compromettre l'intimité du tandem : " Chaque personne doit avoir ses activités, ses amis, ses passions et ses secrets. Mais ceux-ci ne doivent pas nuire à la relation d'intimité avec son partenaire. "

En pratique, si l'on opte pour le secret, on s'assure d'abord qu'il soit bien gardé. Parce que l'apprendre par quelqu'un d'autre ou des années plus tard fait doublement mal. Si l'on choisit les aveux, il faut attendre le bon moment. " Attendez que votre moitié soit dans une bonne disposition d'esprit, qu'il ne soit pas en difficulté. Parce que cette révélation, il va devoir l'encaisser... ", explique Catherine Mainguet. Derniers conseils : prendre des pincettes, positiver son message, utiliser le " je " et non le " tu " et, si possible, ajouter un peu d'humour et toujours beaucoup d'amour.

Par Valentine Van Gestel

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