"Tous les dimanches, nous mangions de la lasagne et des aubergines à la parmigiana... C'est le rite immuable avec lequel j'ai grandi", explique le chef, tout en racontant comment sa grand-mère paternelle lui a enseigné les recettes du sud de l'Italie. "Au nord du pays, on trouve des produits extraordinaires, mais la gastronomie méridionale est la meilleure école qui soit."
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"Tous les dimanches, nous mangions de la lasagne et des aubergines à la parmigiana... C'est le rite immuable avec lequel j'ai grandi", explique le chef, tout en racontant comment sa grand-mère paternelle lui a enseigné les recettes du sud de l'Italie. "Au nord du pays, on trouve des produits extraordinaires, mais la gastronomie méridionale est la meilleure école qui soit." Sa carrière, Antonio la bâtit à la force des poignets, débutant à la plonge alors qu'il n'a que 14 ans. Patiemment, il enchaîne les expériences et multiplie les contrats à l'étranger (Allemagne, Londres, Monte-Carlo, Amérique du Sud...). C'est en 2005 qu'il débarque à Bruxelles. Il travaille alors à L'Amigo et tombe amoureux de la ville, aidé par un été radieux. Deux ans plus tard, il ouvre son propre restaurant, La Bruschetta. Toujours dans la capitale, il fait une rencontre décisive avec Alain Gascoin de L'Idiot du village. "Le seul restaurant de cuisine non italienne pour lequel j'ai travaillé. Je me souviens avoir eu un choc à la lecture d'un plat, c'était un carpaccio de mangue avec des palourdes et du piment d'Espelette. En bon Italien, j'ai cru mourir. Pourtant, j'ai fini par goûter et j'ai compris que j'avais beaucoup à apprendre de ce grand monsieur. Il m'a aussi montré comment travailler le gibier, des biches ou des canards entiers." Aujourd'hui, Antonio s'est embarqué dans une aventure à trois, avec ses associés Antoine Bradfer et Carmelo Licata, pour laquelle il a fait le choix de pratiquer une gastronomie simple et démocratique dont le succès ne se dément pas.