"Quand il s'agit d'amour, le moins que l'on puisse faire, c'est d'aller chercher de bons produits et de les cuire avec passion ", avance Laure Genonceaux, Chaudfontaine Lady Chef of the Year, en nous dévoilant, pour la Saint-Valentin, un menu en petites portions. C'est bien vu. Car " la sensualité s'accommode mal d'un ventre plein ", prévient pour sa part François, quadragénaire qui évolue dans la communication. Celui-ci gère le désir au sein de son couple avec une rigueur de professionnel des habitudes de consommation. " Aujourd'hui, il est criminel de s'offrir un repas lourdingue lors d'une soirée en amoureux, précise-t-il. Foie gras en entrée, plat en sauce et dessert à la crème fraîche...
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"Quand il s'agit d'amour, le moins que l'on puisse faire, c'est d'aller chercher de bons produits et de les cuire avec passion ", avance Laure Genonceaux, Chaudfontaine Lady Chef of the Year, en nous dévoilant, pour la Saint-Valentin, un menu en petites portions. C'est bien vu. Car " la sensualité s'accommode mal d'un ventre plein ", prévient pour sa part François, quadragénaire qui évolue dans la communication. Celui-ci gère le désir au sein de son couple avec une rigueur de professionnel des habitudes de consommation. " Aujourd'hui, il est criminel de s'offrir un repas lourdingue lors d'une soirée en amoureux, précise-t-il. Foie gras en entrée, plat en sauce et dessert à la crème fraîche... Une telle trilogie n'a qu'une seule issue, le sommeil. Et au bout des corps endormis, on trouve deux êtres qui ont fait mourir leur flamme conjugale, indéniable ciment du couple. " La voie royale vers le divorce, si l'on en croit l'intéressé. Agité de la sorte, le spectre du dîner classique a de quoi effrayer les partenaires de bonne volonté. Heureusement, François n'est pas avare en solutions. Pour lui, le bon sens consiste à se tourner vers une approche de " snacks ". La trame ? De petites portions inversement proportionnelles aux saveurs qu'elles libèrent, mettant la machine à sensations en éveil : lorsque le goût est stimulé, les autres sens suivent rapidement. Pour mieux comprendre, notre trendsetter nous emmène dans un temple bruxellois du shopping gourmand. Sillonnant les allées, il pointe les " do " et les " don't ". D'emblée, il annonce : " Jamais de vin rouge car cela fatigue. " En revanche, flacons effervescents, vins blancs et alcools, " pour faire des cocktails ", sont les bienvenus. Côté food, les premiers produits sur lesquels s'arrête notre consultant sont des charcuteries ibériques Bellota-Bellota, " ce qui se fait de mieux en matière de jambon et de lomo ". Quand on lui oppose le gras, l'élégant a vite fait de se défendre : " Oui, mais c'est du gras qui n'alourdit pas. " Halte obligée au rayon poissonnerie pour quelques denrées " indépassables " : huîtres Fine de Claire, assortiment de poissons fumés et tarama. Et quid du sucre ? " Il est le bienvenu mais aussi en version picorage, deux macarons par personne feront l'affaire, ou quelques coeurs Marcolini. "Moyennement séduit par ce repas préemballé, on épingle le publicitaire sur le manque de charme de l'approche. mais l'homme ne se démonte pas : " Là, c'est pour ceux qui n'ont pas le temps... mais rien n'interdit de se mettre aux fourneaux, c'est un plus. " A condition de rester dans ses balises : varié, léger et inspiré. Et pour cela, on se laisse tenter par les préparations de Laure Genonceaux. A 35 ans, cette ancienne sous-chef de Christophe Hardiquest (Bon Bon), qui officie aujourd'hui au Brinz'l, à Bruxelles, a remporté, en 2017, le titre de Chaudfontaine Lady Chef of the Year. Sa patte ? Une cuisine métissée qui fait son miel de sa double origine belge et mauricienne et qu'on retrouve dans ces recettes. C'est flagrant pour son Feuilleté à la viande d'agneau gallois, soufflé par les samosas tels qu'ils fleurissent du côté de l'océan Indien. Le temps fort de ce rituel à déguster à proximité du lit ? Les sucettes au chocolat - " Une invitation à la sensualité. " Cette fois, notre foodie amoureux n'y trouverait rien à redire.