C'est d'autant plus recommandable que l'adresse possède un restaurant en son sein. Fréquenté par une volaille de luxe, le lieu impressionne à l'image d'un agencement à la justesse feutrée: plafond recouvert de liège, chaises habillées d...

C'est d'autant plus recommandable que l'adresse possède un restaurant en son sein. Fréquenté par une volaille de luxe, le lieu impressionne à l'image d'un agencement à la justesse feutrée: plafond recouvert de liège, chaises habillées de textile et joli comptoir de marbre rétro-éclairé. Il n'en faut pas plus pour se sentir bien. Malgré le curseur décoratif placé très haut, c'est de la cuisine que parvient la meilleure nouvelle. Celle-ci est signée par un chef super prometteur dont on attendait des nouvelles: Julien Van Den Neste (ex-Jour de Fête). Jouez hautbois, résonnez musette, l'homme revient, tel un messie du légume, avec une carte végétale à 85%. Son houmous carotte et paprika fumé, son potimarron chapelure aux câpres, sa soupe miso rehaussée de panais vinaigrés... sont à tomber. Et on ne parle même pas du poulpe au sarrasin soufflé et caramel de soja, voire du risotto au jus vert. Le tout s'affiche à partager, en comptant 30 euros le couvert. Beau geste d'ouverture pour l'indécrottable viandeux: une assiette de salaisons et une entrecôte maturée lui tendent le gras.