Pitasserie. Le nom amuse qui pervertit gentiment "pâtisserie". Logique: l'approche consiste en une offre salée, imaginée par un prince du sucre, Nikolas Koulepis, un... pâtissier originaire de Rhodes, passé par de grandes maisons (Villa Lorraine, Bouchery...)...

Pitasserie. Le nom amuse qui pervertit gentiment "pâtisserie". Logique: l'approche consiste en une offre salée, imaginée par un prince du sucre, Nikolas Koulepis, un... pâtissier originaire de Rhodes, passé par de grandes maisons (Villa Lorraine, Bouchery...). Des pitas? Oui mais comme on l'entend dans "spanakopita", soit une tarte de pâte filo à la mode hellénique qui associe épinards et feta. Joliment pavé de carreaux des années 30 et de la taille d'un mouchoir de poche, le lieu décline plusieurs préparations sur cette base imparable. On fait son choix au comptoir qui aligne les portions du moment arrosées de sésame: poireaux-yaourt (4,50 euros), champignons (4,50 euros), ricotta-olives-poivrons (4,50 euros), feta-épinards (4,50 euros), boeuf légèrement citronné (5 euros)... Il ne reste plus qu'à rentrer chez soi, allumer le four et suivre le conseil donné sur place: se contenter d'un léger coup de chaleur, tout au plus 4 minutes. La dégustation ravit, faisant place à des textures différentes en fonction des saveurs. On retient le léger craquant et le goût prononcé de la version au poivron qui s'exprime particulièrement lorsqu'on y ajoute la sauce au yaourt (1 euro) au bon goût d'aneth.