Région bruxelloise

Avec sa terrasse ouverte sur la place du Sablon - c'est une obligation mondaine que de s'y montrer le dimanche - cette enseigne est une institution bruxelloise. Il faut dire que l'endroit existe depuis 1968. La légende veut même que l'homme à l'origine de cette saga, Joseph Niels, est aussi celui qui, en 1924, a inventé la recette du filet américain pour combler les attentes d'un client exigeant. C'est ce même américain que l'on vient encore savourer aujourd'hui. Côté cadre, le Vieux Saint Martin se présente dans un bel écrin décoratif dont on aime le parti pris, à savoir rendre hommage aux artistes. Peu le savent mais la famille Niels, toujours aux commandes, propose deux chambres d'hôtes et une suite au-dessus du restaurant. Par leur décoration, celles-ci convoquent le souvenir de Willy Mestach, artiste qui a vécu 45 ans à cet endroit et y a constitué une collection d'art tribal africain.
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Avec sa terrasse ouverte sur la place du Sablon - c'est une obligation mondaine que de s'y montrer le dimanche - cette enseigne est une institution bruxelloise. Il faut dire que l'endroit existe depuis 1968. La légende veut même que l'homme à l'origine de cette saga, Joseph Niels, est aussi celui qui, en 1924, a inventé la recette du filet américain pour combler les attentes d'un client exigeant. C'est ce même américain que l'on vient encore savourer aujourd'hui. Côté cadre, le Vieux Saint Martin se présente dans un bel écrin décoratif dont on aime le parti pris, à savoir rendre hommage aux artistes. Peu le savent mais la famille Niels, toujours aux commandes, propose deux chambres d'hôtes et une suite au-dessus du restaurant. Par leur décoration, celles-ci convoquent le souvenir de Willy Mestach, artiste qui a vécu 45 ans à cet endroit et y a constitué une collection d'art tribal africain.A l'heure du storytelling, une histoire comme celle de l'Hôtel Le Berger vaut de l'or. Elle est celle d'un ancien hôtel de rendez-vous - avec double ascenseur pour la discrétion - qui retrouve son lustre. Le décor mise sur une fusion improbable entre un boudoir années 30 et un bistrot. Papier peint, tableaux figurant des élégantes d'un autre temps, palmier et voluptueux luminaires Art déco, l'atmosphère est plantée. Dans le fond, une lucarne étirée permet de voir la chorégraphie en cuisine. Depuis peu, une nouvelle équipe fait place à une carte qui fait revivre avec talent (et des produits de grande qualité) des classiques belges: croquettes aux crevettes, filet américain, tomate crevettes, stoemp saucisse ou waterzooi décliné selon la saison. La carte des vins regorge de crus nature fédérateurs.Odette en ville s'apparente à une parenthèse urbaine dotée de 7 chambres aux lignes soignées. Avec son décor classieux, le lieu mise sur une clientèle haut de gamme qui vient traquer l'intimité d'un bar feutré et d'un restaurant confortable. Cette mise en scène classe l'endroit dans la catégorie "show-off". Sur place, il en va ainsi. Elégantes et gentlemans au teint hâlé se partagent des tables qui laissent entrevoir la cuisine au rythme de l'ouverture et de la fermeture des portes automatiques. La bonne nouvelle est que tout en misant sur le créneau du "se faire voir", Odette en ville ne cède pas pour autant au "se faire avoir". La carte distille une cuisine de brasserie raffinée de belle facture qui voyage parmi les méridiens: dim sum xiu mai avec anguille fumée, poulpe et caviar d'aubergines fumées ou encore risotto aux asperges blanches, morilles et burrata.A la Grande Cloche possède de jolies lettres de noblesse: il s'agit du plus vieil hôtel bruxellois en activité. Rénovées récemment, les 42 chambres de l'établissement ont été totalement mises au goût du jour, qu'il s'agisse du mobilier vintage ou des douches à l'italienne. Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, les repreneurs ont eu la bonne idée d'y implanter l'une des meilleures pizzerias de la capitale. Celles-ci sont obtenues à partir d'un levain naturel issu d'un moût de lambic Cantillon. Le décor fait mouche, entre briques nues et plafond quadrillé par des grilles de métal. On aime le beau bar qu'adoucit un comptoir en zinc et une sur-structure en verre. Le lieu se découvre plutôt effervescent, bruyant et convivial. Côté accord avec les boissons, on opte pour la belle carte des bières dont la sélection impeccable est assurée par les patrons du Moeder Lambic.Adresse sans prétention, Chez Mamy prend place dans une maison du XVIIIe bourrée de charme... et d'histoire. C'est ici que naquit Léonard Defrance, peintre connu pour être parmi les premiers à avoir inséré dans ses tableaux des motifs liés à l'industrialisation du sillon Sambre-Meuse. L'homme prit également part à la révolution liégeoise. Empilées les unes sur les autres au fil de quatre niveaux (sans ascenseur), ces chambres bien situées déploient colombages, déco de bon goût et vue imprenable sur la Meuse. Côté table, le lieu n'assure que les brunchs du week-end, les petits-déjeuners, ainsi que les déjeuners (à l'exception du lundi, jour de fermeture, et du mercredi, jour où le service s'arrête à 11h30). On retient en particulier la fameuse "assiette bacon" faisant place à un bagel cream cheese, des oeufs brouillés, du lard fumé en provenance de la toute proche boucherie Lontin, ainsi que des pancakes et des fruits frais.En tournant le dos à Bruxelles, le chef Stefan Jacobs a découvert les joies du fait main et du DIY. Pour preuve, il s'est amusé à retaper une vieille ferme - la ferme d'Ernage - afin d'y loger un restaurant en forme d'écrin à son (immense) savoir-faire. Il y a une générosité folle, un travail inouï, derrière la plus petite assiette de ce talent aimanté par tous les possibles culinaires. Le menu se découvre 100% "surprise" - comprendre: rien n'est écrit sur papier - qui fait son miel des produits locaux (champignons signés Benoît Roche, asperges de Stéphane Longlune...) et dit halte au gaspillage. En plus d'avoir réalisé un four à pain dans lequel il travaille les farines de la ferme Baré, Jacobs s'est servi de l'ancien corps de logis pour y aménager plusieurs chambres d'hôtes dans un esprit néo-rustique inspiré par le recyclage (notamment grâce à une collaboration avec La Ressourcerie namuroise).Attention, pitch imparable pour cette ferme médiévale du XVe siècle ramenée à la vie par un éco-investisseur avec flair. Cours de yoga, impressionnant potager, piscine chauffée sans carbone, balades pour s'ouvrir les poumons... le lieu coche toutes les cases du ressourcement (de préférence en couple) et d'une approche attentive à l'environnement. Un restaurant pop-up complète l'offre. Celui-ci est laissé à l'initiative de Sebath Capela, chef jodoignois à peine trentenaire. Passé par plusieurs adresses de référence (L'air du temps, Bouchéry, Bon Bon...), ce talent est l'un de ceux qui pourraient incarner le futur de la gastronomie wallonne. Puisant allégrement parmi les fruits et légumes produits sur place (le potager fournit 80% des assiettes), Capela signe des menus surprises marqués par la créativité et l'émotion.The Royal Snail se présente comme le boutique-hôtel labellisé "Design Hotel" qui manquait à Namur. Logé dans de jolies maisons de maître réunies pour l'occasion, l'endroit est parfaitement au goût du jour: espace relaxation, bar classieux ou salle de sport. Candidat belge de l'émission Top Chef 2012, Carl Gillain est le chef qui offre à l'établissement un restaurant digne de ce nom. Initialement embarqué dans une formule gastronomique alambiquée, l'homme a aiguisé un concept plus lisible inspiré par les bons producteurs. Il reste que planche de boeuf Holstein maturé et rosaces de tête de moine se partagent la vedette avec des assiettes plus travaillées façon épaule d'agneau confite aux piquillos. Les Gamines est le projet de deux soeurs ayant redonné vie à un hôtel familial valant davantage par sa situation - aux portes de Saint-Hubert, capitale européenne de la Chasse et de la Nature - que par sa décoration. Le moment poétique? La traversée de Lhomme sur le pont qui évoque une estampe. A la fois comptoir, restaurant et épicerie, cette enseigne se revendique canaille et propose une sélection imparable de produits souvent glanés en proximité. On aime les viandes et les charcuteries de bouchers-artisans locaux (Magerotte à Nassogne, L'Artisan des Saveurs à Muno...), les bières exemplaires (Rulles, Oster, Atrium) et la cave à vins vitrée en libre accès (Foillard, Métras, Dard & Ribo...).C'est tout le quartier qui a profité du développement du site de l'hôpital militaire d'Anvers-Berchem, rebaptisé Groen Kwartier. L'endroit phare est certainement l'hôtel August, établi dans l'ancien monastère augustin. La rénovation et l'agrandissement orchestrés par Vincent Van Duysen ont résulté en un lieu exceptionnel. En plus de l'hôtel avec bar, on retrouve un restaurant, une boutique et même un espace bien-être. Dans le restaurant, c'est le voisin Nick Bril de The Jane qui propose une formule à 4 ou 5 services en tenant compte de l'offre et de la saison. Le bar, situé dans l'ancienne chapelle, est moins organisé: on y flâne pour un apéritif ou une autre occasion, en dégustant l'une ou l'autre petite douceur. A la carte figurent des huîtres, une assiette de fromage ou encore le burger maison à l'estragon et au fromage émietté.Ce n'est que trop rarement que l'on retrouve le duo gagnant d'un repas copieux suivi d'une nuitée paisible. Logée au coeur des champs flamands, entre Ypres et Poperinge, l'Hostellerie Saint Nicolas a compris tout le charme de ce concept. Dans la famille Vanderhaeghe, père et fils cuisinent avec passion en proposant un menu adapté à l'appétit et aux préférences de chacun. Une carte récompensée par deux étoiles au Guide Michelin. On y découvre une cuisine contemporaine avec le souci du détail, de l'exécution ainsi que des combinaisons parfois audacieuses: maquereau rôti avec pomme guimauve et kimchi, pigeon de Steenvoorde avec polenta et whisky ou encore langoustines avec lapin, dattes et aubergine. Une fois détendu et le ventre bien rempli, c'est tout naturellement que l'on se dirige vers le Bed and Breakfast attenant, qui propose un service bien-être.Tel un caméléon, Nonam se transforme au fil de la journée: le midi, on peut y savourer un repas tout en décontraction, tandis que le soir on apprécie son vaste menu gastronomique ou on prend un petit repas informel dans le bar à vin. En prime, cet établissement s'avère également être un hôtel-boutique qui propose dix chambres ayant chacune sa propre décoration. A table, l'aventure culinaire débute par les amuse-bouches du chef Karel van Oyen, qui ravissent les papilles. On y trouve entre autres du foie de poulet aux cerises acides ou encore des couteaux à la pomme. La suite du menu continue sur cette lancée rafraîchissante. Les amateurs de simplicité se dirigeront vers le bar à vin, où l'on propose un menu alléchant comprenant des plats de brasserie à partager. Si vous n'avez pas envie de choisir, laissez-vous surprendre par la multitude de mets qui envahiront votre table.Sans Cravate est fier de servir une cuisine simple, sans chichis. En semaine, on choisit un plat à la carte, et le samedi, on découvre le menu du chef. L'adresse a aussi un petit frère, un bar à vin, où l'on peut accompagner son verre d'une assiette de charcuterie, d'une excellente conserve de poisson ou encore d'une tranche de pâté maison. Il est possible de prendre des bouteilles à emporter mais aussi de flâner dans la boutique qui propose des tomates en conserve, des couteaux artisanaux, du vin, de la bière et même de la vaisselle. En traversant la rue, on tombe nez à nez avec un bâtiment du XVIIe siècle abritant de luxueuses chambres d'hôtes. Après une bonne nuit de repos, on se régale du petit-déjeuner à la carte.