Région bruxelloise

Une ghost kitchen misant sur les "shumai", cette sorte de dim sum ouverts sur le dessus ayant l'avantage d'afficher un ratio pâte-farce en faveur de ce dernier ingrédient: tel est le pitch de Dim's. Le résultat est plutôt efficace et se partage avantageusement entre amis. Nos coups de coeur? Sans hésiter, le Beef Ketjap, qui panache sésame, oignons jeunes, carotte et gingembre. Idem pour le Pulled Pork, dont la farce effilochée explose en bouche, soulignée qu'elle est par des rondelles de piment. Mention également pour la version veggie, qui fait mouche en raison d'un topping aux zestes de citron et aux graines de moutarde. Bien vu aussi, les accompagnements qui régalent façon "edamame" et surtout la très fraîche "coleslaw" composée de carotte, de chou et de fèves de soja arrosés d'une vinaigrette au yuzu.
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Une ghost kitchen misant sur les "shumai", cette sorte de dim sum ouverts sur le dessus ayant l'avantage d'afficher un ratio pâte-farce en faveur de ce dernier ingrédient: tel est le pitch de Dim's. Le résultat est plutôt efficace et se partage avantageusement entre amis. Nos coups de coeur? Sans hésiter, le Beef Ketjap, qui panache sésame, oignons jeunes, carotte et gingembre. Idem pour le Pulled Pork, dont la farce effilochée explose en bouche, soulignée qu'elle est par des rondelles de piment. Mention également pour la version veggie, qui fait mouche en raison d'un topping aux zestes de citron et aux graines de moutarde. Bien vu aussi, les accompagnements qui régalent façon "edamame" et surtout la très fraîche "coleslaw" composée de carotte, de chou et de fèves de soja arrosés d'une vinaigrette au yuzu.Elbow affiche le profil d'un "diner" à l'américaine. Soit une adresse dans laquelle le café coule à flots et où l'on se prend pour le personnage désabusé d'un tableau d'Edward Hopper. Cet alléchant "setting" de tabourets vissés au comptoir, qui s'avance sous l'intitulé "counter", fonctionne également en mode "on the go". La street food US qui sort d'ici explose les papilles. Qu'il s'agisse du "pastrami Reuben", imposant sandwich emballé dans un pain de seigle au carvi et garni d'une délicieuse choucroute maison marquée par des notes de clou de girofle, ou du cheesesteak proposé exactement comme à Philadelphie, c'est-à-dire une baguette briochée coupée dans le sens de la longueur et farcie d'un morceau de bavette nappé de provolone fondu, on mâche du concentré de rêve américain. Et c'est délicieux.Des pitas? Oui mais comme on l'entend dans "spanakopita", soit une tarte de pâte phyllo à la mode hellénique qui associe épinards et feta. Cette adresse signée par le pâtissier Nikolas Koulepis (repéré autrefois chez Bouchéry et au Notos) décline plusieurs préparations sur cette base imparable. On fait son choix au comptoir qui aligne les portions du moment arrosées de sésame: poireaux-yaourt, champignons (une préparation végane), ricotta-olives-poivrons, feta-épinards, boeuf légèrement citronné... Il ne reste plus qu'à rentrer chez soi, allumer le four et se contenter d'un léger coup de chaleur, tout au plus quatre minutes. La dégustation ravit, qui fait place à des textures de pâtes différentes en fonction des multiples saveurs. On retient surtout le léger craquant et le goût prononcé de la version au poivron, qui s'exprime particulièrement lorsqu'on y ajoute la sauce au yaourt au bon goût d'aneth.Il y a trois ans, Louise Mostert se rend au Mexique et comprend que ce que l'on nous vend pour "mexicain" n'a rien à voir avec la réalité. De retour au pays, elle dessine les contours du Cartel en respectant une série de principes: marinades en bonne et due forme, sauces faites maison, produits glanés dans les épiceries latinos... Bref, une vraie volonté de coller à l'esprit des taquerias, ces cantines populaires mexicaines. La démarche culmine avec sa "taco box" à réchauffer chez soi. Soit du porc effiloché accompagné de jus de citron vert, de pickles d'oignons et de radis, le tout enroulé dans une crêpe de maïs tendre. L'expérience s'avère juteuse et sapide, et s'affiche aussi en version végétarienne avec des patates douces, "al pastor" avec du porc et de l'ananas, ou encore "poulet mariné" avec de l'avocat et du "pico de gallo" (un mélange de tomates, d'oignons et de piments). Bonne nouvelle, Le Cartel fait valoir une échoppe au food court bruxellois Wolf. Mine Madeh met le "madeh" à l'honneur. Cette préparation de viande hachée proposée dans un pain rond respire la Syrie, pays qu'affectionne Georges Baghdi Sar, à qui l'on doit aussi l'enseigne très en vue My Tannour. Dans un décor de comptoir brut carrelé à l'orientale, les yeux voyagent devant le spectacle des légumes et des pains odorants - faisant valoir un temps de pousse de 48 heures - enfournés dans un joli dôme recouvert de mosaïques rouge foncé. Il s'agit ensuite d'éventrer la galette au levain pour y mettre les garnitures pour ensuite la déposer, lestée par des poids afin que les sucs se diffusent, sur une sorte de plancha. Enfin, à l'aide d'un énorme couteau, le chef coupe la préparation en deux parties qui sont soigneusement emballées. Cette spécialité alléchante met à genoux, à l'instar de la version boeuf-agneau à base de cannelle, cardamome, oignons et poivrons littéralement confits.Big Ben Theory redore le blason du snack à frites d'inspiration orientale. Au centre du tableau noir, on trouve un inédit "rollo", soit une gourmandise en forme de galette de pain fourrée de crudités dans laquelle on insère au choix gyros de poulet, brochette de poulet, falafel ou halloumi. Sans oublier, en guise de supplément, les traditionnels olives, feta et autres piments. L'accompagnement? Il ne fait pas dans la dentelle puisqu'il s'agit de frites... Mais elles sont aussi délicieuses que peu grasses. Mention pour les bières proposées - les perles de la Brasserie du Borinage - et les desserts maison redoutables, comme l'inoubliable crème mascarpone-spéculoos.L'Espagne allèche par sa brutalité gourmande. On songe à ces cambuses populo où l'on saigne les fûts de "vermut" et l'on sert des portions païennes. Impossible de ne pas en éprouver la nostalgie en voyant les salaisons et les jambons à la crudité béante pendre derrière Cindy Denale, cheffe-torero officiant dans une arène de poche. A cheval sur son comptoir, elle éperonne nos estomacs chauffés à blanc avec des bocadillos, ces sandwichs hésitant entre la foccacia et la pita (un pain exemplaire signé par la boulangerie Lefranc à Bois-de-Villers), servis chauds. Fourrés de joue de porc ibérique confite, d'entrecôte de boeuf argentine, ou de chair à saucisse au pimenton... Ces délices de rue assènent le coup de grâce. Idem pour les assiettes qui déclinent cachopo - un mélange de pomme de terre, salade et crème de manchego - et autres duos de chorizo frais. On ne présente plus les Gersdorff, food entrepreneurs namurois en vue. Après La Plage d'Amée ou Les Tilleuls à Etretat, la famille a débarqué au Delta, centre culturel prisé dont les contours ont été rénovés et augmentés par l'architecte Philippe Samyn. Outre La Table de Demain, le bâtiment fait place à Demain à main, un concept agile axé sur des préparations faciles à emporter. En cuisine, Benoit Gersdorff, fils prodige, qui s'est offert le voyage en Italie pour préparer les pâtes comme personne. Une spécialité? Les tagliatelle fraîches et faites maison, servies avec de la truffe noire et du jus de viande. D'autres mets jouent la carte du nomadisme. Ainsi des différents wecks - houmous, rillettes de truite... - et des rolls briochés - homard, boeuf wagyu ou saumon gravlax.En plus de sa Grappe d'or, table gastronomique qui enchante le village de Torgny, Clément Petitjean s'est associé pour ouvrir Le Victor, une néo-brasserie faisant la part belle aux produits locaux. Ce talent a aussi imaginé le Casse-Croûte du Victor, un comptoir taillé pour le take-away. La carte fait place à des poké bowls à la gourmandise absolue. Logique, ces bols d'inspiration hawaïenne puisent eux aussi leur substance dans le répertoire des fournisseurs de proximité: fromage du Valèt, mozzarella Buffl'Ardenne ou jambon cru signé Murielle Courtois. On peut aussi emporter un poulet rôti de Bouillon ou, en sachant qu'il faut le déguster tout de suite, un mémorable burger aux oignons yassa.Il y a quatre ans, Tim et Pavan ont lancé leur foodtruck de cuisine indienne pour ravir les estomacs des festivaliers affamés du Gent Jazz ou du Pukkelpop. Aujourd'hui, Mission Masala possède des restaurants à Anvers et Gand (19, Sint-Jacobs). Entrez "Mission Masala's Curry Club" sur les plateformes de commande et vous trouverez leur menu disponible dans ces deux villes. Quoi de mieux qu'un bon curry épicé et un poulet frit pour une soirée canapé? En plus, ces plats résistent très bien au transport en sac à dos.On va chez Murphy's pour les smash burgers, ces hamburgers aplatis bien cuits avec des bords irrésistiblement croustillants et un intérieur encore juteux. L'adresse est fière de proposer une combinaison irrésistible de street food et d'ingrédients de qualité, mais également de servir des vins naturels. Sa page Instagram donne l'eau à la bouche à coups de photos de steak de fromage philly, d'un triple burger au bacon ou encore d'un burger au fromage classique. Pour les plats à emporter, entrez et commandez au comptoir.La spécialité ici: les ramen, une soupe japonaise composée de nouilles baignées dans un savoureux bouillon de poulet, de porc ou de légumes. En cuisine, on les laisse mijoter durant au minimum 15 heures, pour intensifier l'expérience gustative. Le bouillon est agrémenté de garnitures telles que des oeufs cuits à la perfection, de la poitrine de porc croustillante ainsi que des algues. La multitude d'accompagnements laisse rêveur: on choisit parmi le kara-age (poulet frit croustillant), le kimchi, l'edamame (haricots de soja cuits à la vapeur) ou un petit pain mou. Pour finir en beauté, on déguste un morceau de cheesecake japonais au thé vert ou au sésame noir. Ou on se laisse séduire par un glacé: une boule de glace entourée d'une couche de riz gluant. Les plats à emporter se réservent sur slurp-away@susuruleuven.be ou se commandent sur place.