Genre: cocotte minute.
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De la volaille de luxe proposée sous les 10 euros ? Oui, ça existe. Imaginé par Frédéric Antoine, producteur en vue du côté de Lustin, et cuisiné par Alexandre Moormann, le concept prend place dans un ancien garage joliment transformé en cantine urbaine démocratique. L'idée vaut son pesant de cacahuètes, à condition de ne pas chercher ici le confort d'une table " classique ". La Pouletterie en ville, c'est un fast good un peu brutal où l'on commande son plat sans façon dans une sorte de caravane. La suite s'écrit dans des " assiettes " en carton recyclable, pas très pratiques, à trier après le repas dans le plus pur style DIY. Il reste que le combo de quart de poulet accompagné de frites (8 euros), auquel on a jouté un extra " side " (3 euros) - des tomates au four -, est fulgurant. C'est d'abord le poulet qui frappe le palais, une vraie volaille qui a pris l'air, donc avec de la mâche, mais sans la moindre sécheresse. Les frites ? Super fines, servies avec la peau et coupées au couteau, elles sont parmi les meilleures que l'on ait dégustées dans la capitale. Bien vu, l'excellent vin effervescent du Château de Bioul - le Brut des Houillères - y est proposé à la bouteille. C'est plus qu'il n'en faut pour être heureux.