Le moment de déception est vite passé, tant l'antre du chef Stéphane Grulois est une réussite qu'un accueil d'une grande justesse vient parfaire. Touches décoratives vintage, lignes contemporaines, assises en cuir et plancher classieux... Il n'en faut pas plus pour se concentrer vers l'intérieur et oublier de laisser traîner son regard par la fenêtre. Sans résistance, on est ainsi embarqué par la proposition de lunch 3 services à 34 euros. Le choix est payant car l'entrée a la bonne idée de faire revenir le soleil dans l'assiette, à la faveur d'une composition qui revisite le basique melon-jambon. Des billes du fruit généreux bien fraîches se frottent à une espuma de Ganda crémeuse à souhait, tandis qu'un onctueux coulis jaune-orange donne la réplique aux tranches de jambon aux contours effilochés. L'ensemble est vivifié par des notes végétales que l'on doit à des pousses de pois dont les arabesques savamment disposées poétisent l'assiette. Rien à dire, l'accord est majeur. Idem pour le sébaste et son espuma de crevettes. Tendre, la chair du poisson évoque les saveurs confidentielles de la haute mer. Elle séduit d'autant plus qu'elle est cernée d'une purée de jolie texture ainsi que d'une mousse de carotte pleine de goût. En dessert, la panna cotta de fraises prouve un chef consciencieux et appliqué, à l'aise avec les variations sur le sucre.

Maxsens, 117, chaussée du Roi Baudouin, à 7030 Saint-Symphorien. Tél. : 065 84 59 45. www.maxsens.be Ouvert de midi à 14 heures et de 19 à 22 heures. Fermé lundi, mardi soir, mercredi soir, samedi midi et dimanche soir.

Le moment de déception est vite passé, tant l'antre du chef Stéphane Grulois est une réussite qu'un accueil d'une grande justesse vient parfaire. Touches décoratives vintage, lignes contemporaines, assises en cuir et plancher classieux... Il n'en faut pas plus pour se concentrer vers l'intérieur et oublier de laisser traîner son regard par la fenêtre. Sans résistance, on est ainsi embarqué par la proposition de lunch 3 services à 34 euros. Le choix est payant car l'entrée a la bonne idée de faire revenir le soleil dans l'assiette, à la faveur d'une composition qui revisite le basique melon-jambon. Des billes du fruit généreux bien fraîches se frottent à une espuma de Ganda crémeuse à souhait, tandis qu'un onctueux coulis jaune-orange donne la réplique aux tranches de jambon aux contours effilochés. L'ensemble est vivifié par des notes végétales que l'on doit à des pousses de pois dont les arabesques savamment disposées poétisent l'assiette. Rien à dire, l'accord est majeur. Idem pour le sébaste et son espuma de crevettes. Tendre, la chair du poisson évoque les saveurs confidentielles de la haute mer. Elle séduit d'autant plus qu'elle est cernée d'une purée de jolie texture ainsi que d'une mousse de carotte pleine de goût. En dessert, la panna cotta de fraises prouve un chef consciencieux et appliqué, à l'aise avec les variations sur le sucre.