Opinion

Fanny Bouvry

Le bal des autodidactes

Fanny Bouvry Journaliste

Qu’ont en commun Fabrice Luchini, Frida Kahlo, Jimi Hendrix… mais aussi les designers Jean Angelats de J&J Ateliers et Lionel Jadot? Hormis un talent certain, tous ont sauté la case «diplôme». Ce qui n’a rien empêché.

Ainsi du dernier cité qui nous a confié qu’il aurait moins appris en suivant un cursus classique qu’en travaillant dans l’atelier de son paternel, concepteur de fauteuils sur mesure. Et qu’être autodidacte est «un grand avantage», car cela permet d’aller rapidement au bout de ses rêves.

Pour preuve, le créateur de Zaventem Ateliers s’est même lancé dans le cinéma. «C’est tout à fait lié au design. C’est toujours avoir une idée, une vision et arriver à tenir la barre», analyse-t-il, refusant qu’on lui affuble une quelconque étiquette − celle de designer, artiste, réalisateur ou architecte.

Le Saint-Gillois Jean Angelats ne peut qu’acquiescer, lui qui est venu à la création de meubles par de petits boulots et avoue «avoir eu une vie atypique» avant de commencer son projet. Un parcours tout sauf en ligne droite que ne reniera pas non plus Laila Gohar, blogueuse égyptienne devenue célèbre pour ses installations culinaires hors normes. Ou encore Leo Orta, jeune Français, exposé à la Patinoire royale de Bruxelles, qui affirme: «Pour beaucoup, la beauté va de pair avec l’identification et la familiarité. Pour moi, c’est l’inverse. Si je reconnais une forme, elle perd immédiatement son âme à mes yeux.»

Autant de personnalités présentes dans les pages de ce numéro et qui, refusant d’être mises dans des cases, font le terreau fertile de la création d’aujourd’hui. Pour ça, elles méritent toutes la grande dis’.

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