Selon Victor Martínez de Albéniz, " Zara a inventé la fast fashion : la marque réagit rapidement aux attentes du consommateur et rectifie le tir, sur la base du comportement des acheteurs dans ses boutiques. On ne pense plus en saisons ou en collections, mais en tendances. La question de savoir si une collection plaît - et donc, se vend - n'est pas pertinente. Zara ne produit que ce qui se vend, et en quantités relativement limitées. "
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Selon Victor Martínez de Albéniz, " Zara a inventé la fast fashion : la marque réagit rapidement aux attentes du consommateur et rectifie le tir, sur la base du comportement des acheteurs dans ses boutiques. On ne pense plus en saisons ou en collections, mais en tendances. La question de savoir si une collection plaît - et donc, se vend - n'est pas pertinente. Zara ne produit que ce qui se vend, et en quantités relativement limitées. "Pour limiter le risque de voir s'accumuler des stocks d'invendus, et pour faire de la place aux nouveautés. En complétant et en renouvelant ses collections à un rythme quasi hebdomadaire, Zara parvient à attirer régulièrement ses clients dans ses boutiques - 17 fois par an en moyenne, soit beaucoup plus que d'autres enseignes ! En outre, cela signifie aussi que sa clientèle est drillée à acheter rapidement puisque l'approvisionnement d'un modèle ne sera pas assuré. 60 % de la production est réalisée en Espagne, au Portugal et en Afrique du Nord. C'est exceptionnel pour des vêtements de grande distribution. Les concurrents qui sous-traitent leur production à des entrepreneurs en Extrême-Orient sont souvent obligés de commander de grandes quantités, et la distance ne leur permet pas de réagir aussi rapidement à l'évolution du marché. Un business model qui a fait ses preuves, car le n°3 mondial du secteur, H&M, investit lui aussi de plus en plus dans la production locale. Toutes les boutiques du groupe Inditex sont installées dans des localisations dites " triple A ", comprenez : sur les artères commerciales les plus importantes et les plus chères des grandes villes. Elles sont sobres mais chics. Tout y semble beaucoup plus exclusif que, par exemple, chez des concurrents comme H&M. C'est une stratégie réfléchie : Zara n'investit pas dans des campagnes de pub onéreuses ou dans des créateurs invités, mais dans l'immobilier. Il y a dix ans, le succès de Zara était principalement européen ; aujourd'hui, la marque ouvre des boutiques à Abu Dhabi, Tokyo... Elle a l'air bien partie pour conquérir le monde. Mais cette médaille a son revers : en Europe, les espaces commerciaux intéressants deviennent rares, tandis que sur d'autres continents, c'est surtout la grande distance par rapport au centre de production espagnol qui risque de devenir problématique. C'est pourquoi Inditex table aussi sur la segmentation du marché, en lançant des marques destinées à certains groupes de consommateurs qui faisaient initialement partie du public de Zara. C'est le cas de Bershka, pour les ados, ou de Massimo Dutti.